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Plan de l'article
Présentation ; Au Moyen Âge et à la Renaissance ; Du XVIIe au XIXe siècle ; Du ragtime à la Seconde Guerre mondiale ; Les débuts du rock
société, danses de, danses de divertissement ne faisant pas partie d'une tradition folklorique. Il est généralement admis que les danses de société, ou danses de salon, ne sont pas des dances folkloriques, cérémonielles ou rituelles, et qu'elles ont été populaires dans les divertissements de l'aristocratie des siècles passés avant de se répandre peu à peu dans toutes les couches de la société. Les pas et les figures de ces danses tendent à refléter les valeurs et les attitudes de la société dans laquelle elles se développent. Les danses traversent souvent les frontières géographiques, notamment au XXe siècle. Beaucoup sont inspirées des danses folkloriques et elles peuvent être opposées à la danse de scène (exécutée devant un public par des professionnels). Néanmoins, comme les danses folkloriques, les danses de société ont souvent été utilisées et transformées pour la scène par des chorégraphes. Bien que des formes de danses de société existent dans une certaine mesure dans les cultures orientales, elles ont connu un développement plus important dans la culture occidentale et ont influencé la musique et le théâtre occidentaux.
La documentation la plus ancienne concernant les danses de société en Europe occidentale date du Moyen Âge. Elle décrit des danses en chaîne dans lesquelles les participants, formant une ligne, accompagnaient leurs pas par des chants. Rondels de carol, branle et farandole sont les danses les plus fréquemment mentionnées. À la fin du Moyen Âge, l'amour courtois et les chansons des troubadours firent naître un intérêt pour les danses de couple. L'estampie fut l'une des premières danses de couple codifiées. Lente et majestueuse, elle était exécutée sur un accompagnement musical dans la plupart des cours d'Europe. À la Renaissance, l'intérêt pour l'humanisme et l'Antiquité gréco-romaine influença les divertissements. Par leurs figures ordonnées, les danses de la Renaissance semblent avoir été le miroir de la fascination de l'époque pour les mouvements harmonieux des planètes et des autres corps célestes. Nombre de ces danses furent créées par des maîtres de danse professionnels et, pour la première fois, des livrets d'instruction décrivirent les pas et les figures des nombreuses danses de cour dont la mode dura du XVe au XVIIIe siècle. Les manuscrits du XVe siècle de maîtres de danse comme Domenico da Piacenza et Guglielmo Ebreo nous sont parvenus, ainsi qu'un manuel de danse publié à la fin des années 1490 par l'imprimeur français Michel de Toulouze (1482-1505). Les danses enseignées étaient les balli et balletos, la bassadanza et sa correspondante française la basse danse. Dansée avec des mouvements simples et des balancements du corps par des couples qui se touchaient les mains, bras tendus, la basse danse se déroulait avec lenteur dans une grande salle menée par le couple du rang le plus élevé. Quand Catherine de Médicis devint reine de France en 1547, elle apporta d'Italie non seulement les manières de son pays, mais aussi ses maîtres de danse. Les manuels de danse publiés entre 1550 et 1630, écrits par le Français Jehan Tabourot, l'Italien Cesare Negri et d'autres maîtres, décrivent des danses telles que la pavane, la gaillarde, l'allemande, la courante, le saltarello et la volta, ainsi que des branles et des danses en cercle. Le sens de l'ordre et de l'harmonie, si important pendant la Renaissance, est à l'origine des suites de danses codifiées : les pavanes, par exemple, étaient suivies des gaillardes. La pavane remplaça la basse danse comme danse processionnelle commune. La gaillarde, avec ses sauts élastiques et ses mouvements de pieds, devint une danse de mise en valeur masculine envers une partenaire féminine plus effacée. Voir aussi Suite.
En 1643, Louis XIV devint roi de France. Les pavanes et gaillardes commencèrent à disparaître et des danses comme la sarabande, la chaconne, la gavotte, la musette, la matelote, la gigue, le rigaudon et la bourrée les remplacèrent. Dans les années 1660, le menuet fit son apparition à la cour de France. Son organisation hiérarchique, ses figures complexes et son élégance contenue reflétaient un monde d'ordre, de convention et une attention particulière portée au détail. Il était dansé par un couple à la fois, suivant l'ordre du rang. Dans une posture très droite, avec des sautillements et de petits mouvements précis des mains et des bras, le couple de danseurs décrivait une figure spécifique sur le sol (au début un S, puis un Z). Le menuet resta longtemps à la mode et son déclin commença avec les débuts de la valse. Conjointement à la fascination qu'exerçaient les traditions populaires sur le romantisme littéraire et musical, la valse s'inspirait d'une danse folklorique (des ländler autrichiens), tout comme d'autres danses de couple du XIXe siècle, telles que la mazurka et la polka. Tout dans la valse était nouveau et différent — le tempo emporté, la danse simultanée des couples selon un schéma aléatoire, l'embrassement des partenaires remplaçant les positions côte à côte et les positions des mains.
Peu après la première de la valse du Beau Danube bleu, du compositeur autrichien Johann Strauss le Jeune, en 1867, l'Amérique supplanta l'Europe et devint le principal centre de développement des danses de société. Jusque là les danses campagnardes anglaises, la contredanse et le cotillon français avaient influencé les danses américaines. Cependant, en 1889, le Washington Post March du chef de fanfare John Philip Sousa donna naissance au two-step exécuté sur un tempo½, avec un pas de marche rapide entrecoupé de sauts. Le ragtime, né de la musique noire américaine, apparut à la fin des années 1890. Avec ses rythmes vifs et syncopés, il marqua le début (1911-1915) d'un engouement pour les danses imitant les animaux, comme le turkey trot (« trot du dindon », dans lequel les gestes syncopés des bras simulent des mouvements d'aile et où les pieds bougent d'un pas à chaque mesure) ou le grizzly bear (« ours grizzly »). Pendant cette période, le tango et la matchiche furent également très en vogue. Reflets d'une société en pleine mutation, les nouvelles danses se succédèrent rapidement. Celles des années 1910 et 1920, comme le charleston, avec ses mouvements de pieds, ses balancements des bras, du torse et son rythme endiablé, étaient le miroir de l'euphorie de la prospérité et de la liberté. L'ère du jazz des années 1920 connut sa fin avec la crise de 1929. Dans les années 1930, un nouveau style musical, le swing, fut mis en vogue par de grands orchestres dirigés par des musiciens tel Benny Goodman. Cherchant à échapper aux angoisses de la grande dépression, les Américains se précipitèrent sur les fantaisies cinématographiques de Busby Berkeley ainsi que sur les films de Fred Astaire et Ginger Rogers. Sur la musique swing, les adolescents dansaient le jitterbug. Le fox-trot, danse rapide et trottinante du début des années 1910, revint dans une version plus lente et moins sautillante. En 1939, à l'Exposition universelle, un orchestre de samba joua dans le pavillon du Brésil. Les danses d'Amérique du Sud, comme la rumba, le mambo ou le cha-cha-cha s'imposèrent rapidement. Les formes latines et les mouvements de hanche sensuels devinrent populaires dans les années 1940, à une époque où les femmes accédèrent à une plus grande autonomie, travaillant dans les usines et dirigeant leurs maisons et leurs affaires pendant que les hommes étaient à la guerre.
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