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Résultats avec Windows Live® Search Mauriac, FrançoisArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une jeunesse bordelaise ; Les débuts littéraires ; L’œuvre pamphlétaire et politique ; L’homme déchiré
Mauriac, François (1885-1970), écrivain français, dont l’œuvre romanesque constitue une étude des mœurs de la bourgeoisie bordelaise et de l’homme pris entre les passions et la recherche de Dieu.
Né à Bordeaux dans le milieu de la grande bourgeoisie (son père possédait un vignoble de renom dans le Médoc), François Mauriac est élevé par sa mère, femme sévère et pieuse ; celle-ci confie l’éducation de ce fils trop sensible aux marianistes du collège de Grand-Lebrun, dans les environs de Bordeaux. Élevé selon de stricts principes religieux, Mauriac restera profondément marqué par son milieu, attache ambiguë qui mêle critique et reconnaissance. Après avoir commencé ses études de lettres à l’université de la ville, sa licence en poche, il gagne Paris malgré les réticences maternelles. Il évoquera notamment sa jeunesse dans son œuvre autobiographique, Mémoires intérieurs (1959) et Nouveaux Mémoires intérieurs (1965), fruit d’une rigoureuse introspection.
Ses premiers essais poétiques, parus en revue, reçoivent les encouragements de Maurice Barrès. Mauriac persiste dans le genre poétique avec des recueils comme Adieu à l’adolescence (1911), qui annoncent les grands thèmes des romans de sa maturité : le désir, l’amour humain, la jalousie, la perte et la recherche de la présence divine. Avant la Première Guerre mondiale, il écrit également des pièces de théâtre, parmi lesquelles Asmodée, qui triomphera à la scène en 1937, ainsi que ses premiers romans, l’Enfant chargé de chaînes (1912) et la Robe prétexte (1914). Pendant la guerre, il combat sous les drapeaux et doit interrompre son travail d’écrivain ; il le reprend de plus belle à la fin du conflit, et dès les années vingt, notamment grâce au Baiser au lépreux (1922), il devient l’un des romanciers les plus en vue de sa génération. Il est élu à l’Académie française en 1933.
Sous l’Occupation, cet homme de la droite traditionnelle fait acte de résistance en publiant clandestinement un journal de guerre sous le pseudonyme de Forez : c’est le Cahier noir (1943). Il reste, après la guerre, profondément attaché à la personne de De Gaulle, qu’il soutient publiquement à partir de 1958. Prix Nobel de littérature (1952), il se livre aussi à des écrits politiques, s’engage contre le colonialisme ; ses textes polémiques et pamphlétaires font de lui un redoutable chroniqueur de la grande presse parisienne (Bloc-notes, 1958 ; Nouveau Bloc-notes, 1968).
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