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Résultats avec Windows Live® Search GiorgioneArticle
Plan de l'article
Présentation ; Un peintre vénitien ; L’œuvre de Giorgione ; La manière de l’artiste ; Influence sur la peinture vénitienne
Giorgione (v. 1477-1510), peintre italien. Artiste de la Renaissance italienne, Giorgione a exercé une influence décisive sur les développements de la manière vénitienne au xvie siècle grâce à ses talents de coloriste et à son traitement novateur de la lumière, révélé notamment dans ses évocations de paysages.
L’histoire de la vie de Giorgio da Castelfranco, dit Giorgione, est peu documentée et demeure voilée par de nombreuses zones d’ombre. Selon l’historien de l’art Giorgio Vasari, le peintre, originaire de Castelfranco Veneto, reçoit sa formation initiale à Venise dans l’atelier de Giovanni Bellini, à une époque où se fait ressentir dans la cité l’influence d’Antonello da Messina. Entre mars et novembre 1508, Giorgione travaille en compagnie de Titien aux fresques extérieures du Fondaco dei Tedeschi, toujours à Venise, œuvre dont il subsiste un fragment de la main du peintre représentant une Jeune femme nue (Gallerie dell’Accademia, Venise). Giorgione, connu pour sa beauté et ses nombreuses conquêtes amoureuses, meurt dans la force de sa jeunesse, sans doute emporté par la peste.
Il ne subsiste aucune peinture datée et signée de la main de Giorgione. On lui attribue cependant avec certitude un petit nombre d’œuvres, identifiées en particulier grâce au témoignage laissé par un amateur d’art vénitien, Marcantonio Michiel, dans la première partie du xvie siècle. L’une d’elles est la Pala de la cathédrale de Castelfranco, dite aussi Vierge à l’Enfant avec saint Libéral et saint François (v. 1500), dans laquelle le trône de la Madone se détache sur un fond de paysage se perdant au lointain dans la brume. Outre un Portrait de jeune femme (1506, Kunsthistorisches Museum, Vienne), Giorgione est également l’auteur de deux célèbres peintures : la Tempête (v. 1502-1503, Gallerie dell’Accademia, Venise) et les Trois Philosophes (v. 1508, Kunsthistorisches Museum, Vienne). Bien que peu nombreux, ces exemples suffisent à témoigner de la manière totalement novatrice développée par le peintre. Son traitement de la lumière, qui lui permet d’unifier chacune de ses compositions, constitue une réelle révolution pour la manière vénitienne.
Décrit par Giorgio Vasari dans ses Vite comme un peintre lettré, ayant du goût en particulier pour la musique et la poésie et fréquentant les milieux humanistes, Giorgione produit une peinture pétrie de délicatesse, de grâce et de poésie rêveuse dans laquelle se décèle toute l’étendue de son érudition. Ses sujets, qui s’affirment pour la plupart en marge des thèmes traditionnellement illustrés, semblent toujours porter en eux une part de mystère. Ainsi la Tempête, paysage parsemé de ruines dans lequel prennent place un jeune homme et une femme presque nue allaitant un enfant, demeure célèbre pour l’aura énigmatique qui s’en dégage. Dans ce tableau s’affirme la réussite du peintre dans la restitution des effets atmosphériques, qui ancrent la représentation dans un moment déterminé. La nature, traitée pour elle-même et décrite par des jeux de vibrations lumineuses et de douces harmonies chromatiques, prend ainsi dans l’ensemble de sa production une dimension et une importance inédites comme le démontre une nouvelle fois le paysage sur lequel se détache la Vénus endormie de 1508 (Gemäldegalerie, Dresde).
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