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Plan de l'article
Présentation ; Les origines du conflit ; Le déroulement des hostilités ; L'abolition de l'esclavage ; Les conséquences de la guerre
Sécession, guerre de, conflit militaire (1861-1865) entre les États-Unis d'Amérique (l'Union, au Nord) et onze États sécessionnistes du Sud, organisés en États confédérés d'Amérique (la Confédération).
La guerre de Sécession fut le résultat de quatre décennies de conflits d'intérêts entre le Nord et le Sud sur les plans économique, social et politique. Le Sud, à forte prédominance agricole, vivait des cultures commerciales — coton, tabac et canne à sucre — destinées à l'exportation vers le Nord ou vers l'Europe, mais dépendait du Nord pour tout ce qui était produits manufacturés ainsi que services financiers et commerciaux. Mais surtout, la force de travail dans le Sud reposait sur le système esclavagiste avec près de 4 millions d'esclaves noirs. Ce fut pour défendre le droit de conserver ce système que le Sud fit « sécession » et partit finalement en guerre.
Pour maintenir l'Union, les dirigeants politiques des partis démocrate et whig, préférèrent éluder la question sur l'esclavage. Mais, l'opposition de plus en plus forte des « abolitionnistes », face à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires, mena au compromis du Missouri en 1820 : dans le territoire de la Louisiane, nouvellement acquis, l'esclavage était autorisé au sud d'une ligne correspondant à 36° 30’ de latitude nord et interdit au nord de cette ligne. Le Nouveau compromis de 1850 prévoyait l'admission de la Californie au titre d'État libre, c'est-à-dire sans esclaves. Cette admission était compensée par l'organisation de deux nouveaux territoires, l'Utah et le Nouveau-Mexique, sur les terres acquises pendant la guerre contre le Mexique où le principe de souveraineté populaire prévalait. Ses territoires pouvaient ainsi décider de l'adoption de l'esclavage.
Malgré le compromis de 1850, le conflit persista. Le Sud était devenu une fraction minoritaire, aussi ses leaders politiques montrèrent beaucoup d'inquiétude à l'égard des actes du Congrès des États-Unis, sur lequel ils avaient perdu tout contrôle. Le Nord-Est demandait un tarif douanier privilégié pour sa croissance industrielle, des subventions fédérales pour le transport et la modernisation de l'équipement, et un système bancaire et monétaire sain. Le Nord-Ouest se tournait vers le Congrès pour obtenir des parcelles agricoles (homestead) gratuites et une aide fédérale pour ses voies routières et fluviales. Le Sud, toutefois, considérait que de telles mesures étaient discriminatoires et qu'elles favorisaient les intérêts commerciaux du Nord. Par ailleurs, il trouvait intolérable la montée de l'agitation abolitionniste dans le Nord, où de nombreux États avaient adopté des lois sur les libertés individuelles pour déjouer la mise en application de la loi sur les esclaves fugitifs. La rapidité avec laquelle les « free soilers » (politique du Free-Soil Party — parti du sol libre — qui affirmait qu'aucun autre État esclavagiste ne devait être admis dans l'Union) s'emparaient de charges électives dans le Nord inquiétait aussi les Sudistes. La question de l'expansion de l'esclavage se posa de nouveau en 1854 lorsque le sénateur Stephen A. Douglas de l'Illinois présenta au Congrès un projet de loi qui établissait deux nouveaux territoires, le Kansas et le Nebraska, dans lesquels le principe de souveraineté populaire serait appliqué. Cette loi, en rendant caduc le compromis du Missouri, souleva une vague de protestations dans le Nord et entraîna, notamment, la création du parti républicain, qui s'opposait à toute expansion de l'esclavage. En 1856, le candidat républicain à la présidence, John C. Frémont, recueillit plus du tiers du vote populaire. Pendant ce temps, dans la lutte pour le contrôle du Kansas, le président démocrate James Buchanan demanda au Congrès d'admettre dans l'Union le Kansas comme État esclavagiste, proposition qui offensa les Nordistes, les mécontentant encore davantage, la Cour suprême des États-Unis déclara le 7 mars 1857 au sujet de l'affaire Dred Scott, esclave fugitif, que la Constitution des États-Unis ne donnait au Congrès aucun pouvoir d'interdire l'esclavage dans les territoires. Deux ans plus tard, d'autres incidents ne firent qu'exacerber les passions au sein de l'Union.
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