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Résultats avec Windows Live® Search cinétique, artArticle
Plan de l'article
Présentation ; Naissance de l’art cinétique ; Le mouvement réel ; Le mouvement virtuel ; Une dimension internationale
cinétique, art, courant artistique né en France au milieu des années 1950 caractérisé par l’utilisation et la représentation du mouvement réel ou virtuel. L’art cinétique connaît son plein essor entre 1955 et le début des années 1970.
L’éclosion de l’art cinétique trouve son origine dans les préoccupations de la représentation du mouvement qui s’expriment dès les premières décennies du xxe siècle. Ces préoccupations sont en particulier manifestes dans les œuvres des futuristes italiens Giacomo Balla, Fortunato Depero et plus tardivement de Bruno Munari (1907-1998), des constructivistes russes (Vladimir Tatline, Naum Gabo, Aleksandr Rodtchenko) et d’artistes sensibles à leur enseignement tels que László Moholy-Nagy. La naissance de ce mouvement doit également beaucoup aux recherches menées par Marcel Duchamp (Nu descendant un escalier n°2, 1912, Philadelphia Museum of Art ; Roue de bicyclette, 1913) et Alexander Calder qui donne, dès le début des années 1930, la première formule convaincante d’un art entièrement cinétique par l’intermédiaire de ses « Mobiles ». En avril 1955, Marcel Duchamp et Alexander Calder figurent au nombre des artistes réunis pour l’exposition « le Mouvement » organisée à la galerie Denise René à Paris, qui rassemble à cette occasion des œuvres de créateurs venus d’horizons divers tels que Victor Vasarely, auteur la même année du Manifeste Jaune, Jesús Raphael Soto, Yaacov Agam, Pol Bury, Jean Tinguely et Robert Jacobsen (1912-1993). Cet événement marque la naissance officielle de l’art cinétique, approche artistique qui invite le spectateur à quitter la passivité pour se livrer soit à la manipulation directe des éléments de l’œuvre, soit à une modification de sa position dans l’espace par rapport à l’objet créé afin d’apprécier toute la complexité de son caractère changeant.
L’art cinétique est riche d’un nombre varié d’approches visant à s’emparer de chacune des facettes de l’expression du mouvement. Une partie de sa production s’articule autour de la construction d’œuvres en trois dimensions qui peuvent prendre la forme de machines ou de sculptures actionnées par un moteur, à l’image des réalisations de Jean Tinguely (Hommage à New York, 1960), du travail sur la notion de lenteur de Pol Bury, (Multiplans, 1957), ou de l’art cybernétique inventé par Nicolas Schöffer (1912-1992), avec notamment CYSP 1 (1956). Une autre direction est explorée par l’usage de dispositifs de projections lumineuses. Cette voie, baptisée lumino-cinétisme, également empruntée par Nicolas Schöffer ou François Morellet, s’illustre avec des travaux dans lesquels sont observées les modulations de l’espace sous l’effet de mouvement lumineux. Cette tendance trouve sa plus belle expression en Argentine avec Martha Boto (1925-2004), Hugo Demarco (1932-1995) et Julio Le Parc.
Une partie des recherches conduites par les représentants de l’art cinétique est centrée sur l’expression d’un mouvement virtuel. Le cinétisme donne par ce biais naissance à l’une de ses tendances les plus novatrices, l’op art, fondée sur les phénomènes d’illusions d’optique et dont le principal représentant est Victor Vasarely. Dans l’op art, le déplacement s’effectue par l’utilisation de formes géométriques, de rythmes graphiques et de couleurs qui, savamment mises en relation, produisent des effets de profondeurs et de reliefs dans la rétine du spectateur. Jesús Raphael Soto emprunte aux diverses tendances du cinétisme pour explorer le domaine des jeux de perception sensorielle de multiples façons. Après avoir travaillé sur les effets visuels engendrés par la superposition de deux plans de Plexiglas ornés de motifs, il s’intéresse à la question de la vibration virtuelle en plaçant un réseau de fils métalliques devant le plan d’un tableau parcouru de fines rayures. L’artiste fait partie de ceux qui mettent au point et proposent à la curiosité des spectateurs des œuvres évolutives ou manipulables. La série des « Pénétrables », mise au point à partir de 1967, propose des structures constituées de fils de Nylon suspendus à travers lesquelles le public peut évoluer. Yaacov Agam témoigne de préoccupations similaires en concevant des œuvres transformables et tactiles variant d’aspect selon l’angle de vue du spectateur.
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