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Belgique

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Belgique : drapeau et hymneBelgique : drapeau et hymne
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5.3. 1

Exploitation minière et énergie

L’industrie sidérurgique occupe toujours une place importante, même si elle est en crise et si la production ne cesse de baisser. Historiquement, la houille est la principale ressource minérale de Belgique, mais les gisements faciles d’accès ont été en grande partie épuisés ou ne sont plus rentables, et la production a pratiquement été arrêtée à partir de 1984. En 2003, on a extrait des houillères 147 000 t de charbon. La crise des charbonnages et de la sidérurgie européenne a bouleversé l’équilibre des pôles économiques, la Flandre a supplanté une région wallonne enclavée à l’intérieur des terres, atteinte de plein fouet par le vieillissement de son économie. Toutes les mines des régions houillères de Wallonie situées aux environs de Mons, Charleroi, Liège et Namur ayant été fermées, le pays doit aujourd’hui importer de la houille. En octobre 1998, en prenant le contrôle de Cokerill-Sambre, le groupe français Usinor est devenu le premier groupe sidérurgique européen avant de continuer son développement sous le nom d’Arcelor à partir de 2001. La Belgique est aussi un des plus gros importateurs de pétrole brut et de gaz naturel.

La seule énergie produite sur le sol national est d’origine nucléaire. En 2003, la production d’énergie électrique a été de 78,8 milliards de kilowattheures, dont 57 % d’origine nucléaire. À la fin de l’année 2002, les députés belges ont voté une loi visant à une sortie du nucléaire à l’horizon 2015-2025, conformément au souhait des écologistes membres du gouvernement de coalition formé en 1999.

5.3. 2

Industries

L’une des caractéristiques de l’industrie belge est la petite taille de ses entreprises qui deviennent alors vulnérables à toute tentative de concentration ou d’absorption. L’industrie textile belge a été restructurée. À l’exception du lin, toutes les matières premières sont importées. Les centres de l’industrie textile sont Bruges, Bruxelles, Gand, Liège, Courtrai et Malines. Elle produit tissus naturels, laines, cotonnades et tissus synthétiques, rayonne et acétate. Bruxelles et Bruges sont réputées pour leur industrie de la dentelle, du linon et du damas.

Les métaux non ferreux, en provenance de la République démocratique du Congo, alimentent les industries chimique et métallurgique. Celle-ci produit essentiellement des machines, de l’acier et du matériel industriel.

Les autres secteurs industriels d’importance sont la construction navale à Anvers et la fabrication d’équipement ferroviaire, ainsi que les industries automobile, chimique et agroalimentaire. Anvers demeure l’un des plus gros fournisseurs mondiaux de diamants industriels taillés.

5.4

Secteur tertiaire : services, finance et commerce

Environ 72,8 % de la population active travaille dans le secteur tertiaire, qui représentait 74,7 % du PIB en 2006.

5.4. 1

Secteur financier

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la monnaie unique européenne, l’unité monétaire de la Belgique était le franc belge, divisé en cent centimes, émis par la Banque nationale de Belgique, fondée en 1850. Le 1er janvier 2002, l’euro est devenu la monnaie officielle de la Belgique, selon le taux de conversion suivant : 1 euro = 40,3399 francs belges. La face nationale de toutes les pièces en euros émises en Belgique est frappée à l’effigie du roi Albert II.

5.4. 2

Commerce extérieur

Le commerce extérieur de la Belgique et celui du Luxembourg sont gérés conjointement depuis que les deux pays ont formé l’Union économique belgo-luxembourgeoise (UEBL) en 1921 ; jusqu’en 1990, un double régime des taux de change existait entre les deux pays. Une union douanière créée en 1948 entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas a évolué pour devenir en 1958 un accord d’intégration économique totale, le Benelux. L’Union économique du Benelux, entrée en vigueur en 1960, a institué entre les trois États la libre circulation de la main-d’œuvre, des capitaux et des services. Parallèlement, la Belgique est devenue membre de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951 et, en 1957, elle a adhéré à la fois à la Communauté économique européenne (aujourd’hui Union européenne) et à la Communauté européenne de l’énergie atomique.

Les principales importations belges concernent les matières premières transformables ou non, l’énergie, les produits finis et semi-finis (combustibles, minerais, machines et équipement électrique, produits alimentaires, etc.) et représentaient une valeur totale de 235 366 millions de dollars pour l’année 2003. Les exportations, composées essentiellement de produits sidérurgiques, de textiles, de produits chimiques, de machines et d’équipement de transport, de denrées alimentaires, de bétail et de diamants taillés, s’élevaient au total à près de 255 301 millions de dollars. L’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les principaux partenaires commerciaux de la Belgique.

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