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  • Iannis Xenakis

    Compositeur de musique contemporaine. Biographie, filmographie, revue de presse, catalogue des oeuvres, discographie, partitions et liens utiles.

  • Iannis Xenakis

    The book of Xenakis Musiques Formelles is on line on our website

  • Xenakis Iannis (1922-2001)

    liens classés du site référence en musicologie, collection de liens musicaux et musicologiques ... Braila (Roumanie) 29 mai 1922 (ou 1er juin ? ou 1921 ?) — † Paris 4 ...

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Xenakis, Iannis

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Iannis XenakisIannis Xenakis
Plan de l'article
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Présentation

Xenakis, Iannis (1922-2001), compositeur, mathématicien et architecte français d'origine grecque.

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Parcours biographique

Né à Braïla (Roumanie), d’un père agent d’import-export et d’une mère pianiste qui meurt quand il a cinq ans, Iannis Xenakis grandit en Grèce où il étudie d’abord à l’école gréco-anglaise de l’île de Spetzaï, découvrant la musique classique, le chant byzantin et les philosophes de la Grèce antique. En 1938, il intègre l’Institut polytechnique d'Athènes et en sort ingénieur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il adhère au Parti communiste (1941). Engagé dans la résistance contre l’occupant italien, il perd la vue d'un œil à la suite d'une blessure au visage. Après la guerre, recherché et condamné à mort par contumace, il doit fuir la Grèce et se réfugie en France (1947), où il s’installe (il acquiert la nationalité française en 1965). En 1952, il épouse une héroïne de la Résistance française, Françoise Gargouil (devenue l’écrivain Françoise Xenakis). Il étudie à Paris avec Arthur Honegger et Darius Milhaud à l'École normale de musique, et avec Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Sur la recommandation de ce dernier, il est admis au sein du Groupe de musique concrète que dirige Pierre Schaeffer (1954). La rencontre et les conseils d'Edgar Varese sont déterminants, à cette période, pour son approche du son et des possibilités de l'électronique. Il bénéficie du soutien d’Hermann Scherchen qui publie ses premiers écrits théoriques dans sa revue Gravesaner Blätter.

Parallèlement, de 1948 à 1960, il est ingénieur puis architecte dans le cabinet de Le Corbusier. Il travaille sur le projet du couvent de la Tourette et conçoit le pavillon Philips de l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958, dont le plan s'inspire partiellement de son œuvre orchestrale Metastasis (créée aux Journées musicales de Donaueschingen, le 18 juin 1955).

À partir des années soixante, Iannis Xenakis se partage entre la composition, l'élaboration d'ouvrages théoriques (Musiques formelles, 1963), la recherche fondamentale (il est chercheur au CNRS puis docteur ès lettres) et l'enseignement (il est maître de conférences puis professeur à l'université de Paris I [1972-1989]). En 1966, il fonde l’Équipe de mathématiques et automatiques musicales (EMAMu), dans le cadre de l’École pratique des hautes études, à Paris. C'est là qu'il met au point son outil de composition informatique permettant la synthèse en temps réel à partir de dessins, l'UPIC. Associé au Centre national des communications, aux universités de Paris I et Paris VII, l’EMAMu devient par la suite le CEMAMu (Centre d’études mathématiques et automatiques musicales).

De retour en Grèce en 1974, Iannis Xenakis y est accueilli en héros national ; il est nommé membre du Conseil national de la résistance hellénique en 1980. Officier de la légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du mérite, membre de l’Institut de France (1983), il reçoit de nombreuses distinctions internationales pour ses œuvres et sa contribution à la recherche musicale, notamment le Grand Prix national de la musique (1976) et le Grand Prix de la Ville de Paris (1987). Il est l’un des compositeurs les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle.

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Œuvres et principes

Iannis Xenakis tente d'établir des liaisons entre la composition musicale et les concepts de la physique, de l'architecture et, surtout, des mathématiques. En rupture avec le formalisme sériel défendu par Pierre Boulez, sa méthode de « musique stochastique » est fondée sur des principes mathématiques tels que la théorie des ensembles, la logique symbolique et le calcul des probabilités. Le but recherché ou stochos, est une construction basée sur l'indétermination et l'aléatoire, mais dans un cadre contrôlé de telle sorte que la musique qui en résulte soit entièrement écrite. Certaines œuvres prévoient la confrontation ludique de deux orchestres (Duel, 1959 ; Stratégie, 1962) ; d'autres imposent une spatialisation, par l'éparpillement des instrumentistes dans le public (Terretektorh, 1966 ; Nomos Gamma, 1969).

Iannis Xenakis excelle dans l’évocation de certains rituels anciens, comme dans l’Oresteia (1966), musique de scène pour la trilogie d’Eschyle (voir l’Orestie), Medea (1967), ainsi que Persepolis (1971), spectacle son et lumières avec musique électro-acoustique, organisé dans les ruines de la ville iranienne du même nom. Les titres grecs de ses œuvres renvoient au rôle de l’Antiquité dans l’épanouissement conjoint de la science et des arts. Parmi ses ouvrages ultérieurs figurent de vastes partitions orchestrales pouvant intégrer les voix et la bande magnétique : Aïs pour baryton amplifié, percussion et orchestre, sur des textes de l’Iliade et l’Odyssée (1979), Nekuïa pour chœur et orchestre (1981), Ata (1987), Kyania (1990) et Krinoïdi (1991). Mais le compositeur s’est intéressé également aux instruments acoustiques qu’il a presque tous traités en soliste. Citons Mikka pour violon (1972), Embellie pour alto (1981), Nomos Alpha pour violoncelle (1966), ainsi que des pièces pour cuivres, clarinette, piano, orgue, hautbois, quatuor de saxophones…

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