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  • Musée Jean Gabin

    Présentation du musée dédié à l'acteur et du prix Jean Gabin attribué chaque année à un espoir du cinéma français, filmographie. Mériel, Val-d'Oise, Ile-de-France ...

  • Jean Gabin

    Jean Gabin, de son vrai nom Jean Alexis Moncorgé, est né le 17 Mai 1904 à Paris. Sa mère, Hélène Petit, est chanteuse dans des cafés-concerts et son père, Joseph Gabin ...

  • Jean Gabin

    Acteur ... Né Jean-Alexis Moncorgé, le 17 Mai 1904 à Paris (France) Décédé le 15 Novembre 1976 à Neuilly-sur-Seine (France) (Crise cardiaque)

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Gabin, Jean

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Jean GabinJean Gabin
Plan de l'article
1

Présentation

Gabin, Jean (1904-1976), acteur de cinéma et de théâtre français.

Une carrière de cinq décennies et plus de 90 films ont fait de Jean Gabin l’un des acteurs les plus célèbres et les plus admirés de l’histoire du cinéma français. Dans des rôles très différents les uns des autres, de Quai des brumes à l’Affaire Dominici en passant par Touchez pas au grisbi ou le Clan des Siciliens, il est toujours parvenu à imposer sa présence à la fois séduisante et imposante à l’écran.

2

De l’opérette au cinéma

Né à Paris, fils de chanteurs d'opérette et de café concert, Jean-Alexis Moncorgé, dit Jean Gabin, est élevé par sa sœur aînée à Mériel, près de l'Isle-Adam (en région parisienne), puis revient à Paris au moment de la Grande Guerre. Il apparaît une première fois sur scène à quatorze ans, avant d’entrer au pensionnat. Ses études terminées, il se destine au métier de manœuvre. En 1922, il se décide pourtant à remonter sur les planches où il apprend « sur le tas » à chanter et à jouer la comédie. En 1928, il se fait connaître alors qu’il est le partenaire de Mistinguett au Moulin-Rouge.

Devenu jeune premier comique, il apparaît pour la première fois à l’écran dans un film d'opérette, Chacun sa chance (1930) de René Pujol et Hans Steinhoff. Il enchaîne la même année avec Méphisto (1930), serial de Henri Debain, Nick Winter et René Navarre, avant de tenir son premier rôle de mauvais garçon dans Paris béguin (1931) d’Augusto Genina. Il tourne ensuite dans une comédie de Jacques Tourneur, Tout ça ne vaut pas l'amour (1931), incarne un voyou dans Cœur de lilas (1931) d’Anatole Litvak, un marin dans Pour un soir (1931) de Jean Godard, un opérateur de cinéma dans Cœurs joyeux (1931) de Hans Schwartz et Max de Vaucorbeil et un mécanicien d'avion dans Gloria (1932) de Hans Brandt et Yvan Noé.

Maurice Tourneur lui confie ensuite un rôle comique dans les Gaîtés de l'escadron (1932), puis Harry Lachmann lui fait jouer un mélodrame, la Belle Marinière (1932). Jean Daumery le dirige dans la version française d’un film de Howard Hawks, La foule hurle (1932), où il reprend le personnage incarné par James Cagney dans la version américaine. Après deux films avec l’actrice Brigitte Helm, l'Étoile de Valencia (1933) de Serge de Poligny et Adieu les beaux jours (1933) de Johannes Meyer et André Beucler, il tient le premier rôle du Tunnel (1933) de Curtis Bernhardt, travaille sous la direction de Georg Wilhelm Pabst dans Du haut en bas (1933) et donne la réplique à Joséphine Baker dans Zouzou (1934) de Marc Allégret.

3

Le héros d'une époque

3.1

Jean Gabin et les « classiques » du cinéma d’avant-guerre

Il revient à Julien Duvivier d’avoir fait de Jean Gabin une véritable star du cinéma français avec, successivement, Maria Chapdelaine (1934), Golgotha (1934), la Bandera (1935), la Belle Équipe (1936), film emblématique du Front populaire dans lequel Jean Gabin dessine le personnage de prolétaire poursuivi par le destin qu’il déclinera dans de multiples films, et Pépé le Moko (1936).

Jean Gabin débute sa collaboration avec Jean Renoir par les Bas Fonds (1936), suivi par la Grande Illusion (1937) et la Bête humaine (1938), adaptation de l’œuvre d’Émile Zola. Il joue également sous la direction de Raymond Rouleau — le Messager (1937), tiré d'une pièce de Henry Bernstein qu'il admire —, Jean Grémillon — il retrouve son personnage d'homme au destin tragique dans Gueule d’amour (1937), puis il apparaît dans Remorques (1940) — et Marcel Carné — Quai des brumes (1938) et Le jour se lève (1939).

Jean Gabin tourne aussi dans le Récif de corail (1939) de Maurice Gleize. Toutefois, refusant de demeurer dans une France occupée par les Allemands, il part pour Hollywood, où il joue dans la Péniche de l’amour (Moontide, 1942) d’Archie Mayo et dans l'Imposteur (The Impostor, 1943) de Julien Duvivier. Désireux de combattre pour la France, il rejoint la 2e DB (division blindée) du général Leclerc et termine la Seconde Guerre mondiale sous l'uniforme.

3.2

Une filmographie éclectique

À la Libération, Jean Gabin produit et interprète Martin Roumagnac (1946) de Georges Lacombe, aux côtés de sa compagne Marlène Dietrich, mais le film est un cuisant échec. Il connaît alors une période difficile, tournant néanmoins dans Miroir (1947) de Raymond Lamy, Au-delà des grilles (1948) de René Clément, la Marie du port (1950) de Marcel Carné, d'après le roman de Georges Simenon, et Pour l'amour du ciel (E piu facile che un camelo, 1950) de Luigi Zampa. Il réapparaît aussi au théâtre dans la Soif d’Henry Bernstein, et tourne dans l'adaptation d'une pièce de ce dernier, Victor (1951) de Claude Heyman.

Après un rôle de cheminot devenu aveugle dans La nuit est mon royaume (1951) de George Lacombe, Jean Gabin retrouve son énergie comique dans le Plaisir (1951) de Max Ophuls, puis revient à l'univers de Georges Simenon avec la Vérité sur Bébé Donge (1951) de Henri Decoin, reforme un couple avec Michèle Morgan dans la Minute de vérité (1952) de Jean Delannoy, séduit Sylvana Pampanini dans Fille dangereuse (Bufere, 1952) de l'Italien Guigo Brugnone, devient un truand pour Leur dernière nuit (1953) de George Lacombe et collabore pour la première fois avec Gilles Grangier dans la Vierge du Rhin (1953).

4

Jean Gabin, le « patriarche » du cinéma français

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