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    August Whilhelm von Schlegel, né le 8 septembre 1767 à Hanovre, mort le 12 mai 1845 à Bonn, est un philosophe, critique, orientaliste et traducteur allemand et l'un des ...

  • Version texte de « Bibliographie du Groupe de Coppet »

    ... 1830), Amable-Guillaume-Prosper Brugière de BARANTE (1782-1866), Charles-Victor de BONSTETTEN (1745-1832), Claude-Jean-Baptiste HOCHET (1772-1857), August Wilhelm von SCHLEGEL ...

  • Schlegel

    August Wilhelm von SCHLEGEL. Critique littéraire allemand (Hanovre, 1767 - Bonn, 1845). Fondateur avec son frère Friedrich de la revue Athenäum, il apparaît comme l’héritier de ...

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Schlegel, August Wilhelm von

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1

Présentation

Schlegel, August Wilhelm von (1767-1845), érudit, critique littéraire et traducteur allemand, l’un des fondateurs du premier romantisme allemand et chantre des littératures nationales.

2

Le théoricien du romantisme

Né à Hanovre, August Wilhelm von Schlegel fait ses études de théologie et d’esthétique à l’université de Göttingen. Professeur à l’université de Iéna de 1798 à 1801, il devient le représentant majeur de la philosophie romantique allemande et fonde, avec son frère Friedrich, la revue Das Athenäum (1798-1800), qui cristallise les idées essentielles du premier romantisme.

Pour August von Schlegel, l’esthétique romantique, où le beau est une image de l’infini, doit beaucoup au Moyen Âge, et est plus naturellement le fait des auteurs latins que des écrivains anglo-saxons. Parallèlement, il se fait reconnaître en tant que critique littéraire en livrant des études pénétrantes consacrées à l’œuvre de Goethe, encore mal perçue à l’époque. Entre 1801 et 1804, il s’installe à Berlin et publie une série de conférences sous le titre de Leçons sur la littérature et l’art (Vorlesungen über schöne Literatur und Kunst, 1801-1804) ; il y expose la conviction selon laquelle la critique littéraire doit s’attacher à comprendre l’individualité et l’originalité d’un ouvrage, plutôt que de le juger à l’aune de critères esthétiques figés. Pour l’occasion, il perfectionne un système critique fondé sur la comparaison entre classicisme et romantisme, qu’il va continuer d’étendre.

3

Autour de Madame de Staël

Schlegel va en effet devenir l’un des membres influents du groupe de Coppet. Précepteur des enfants de Madame de Staël, l’inspiratrice du cénacle qu’il rejoint pour l’occasion, il va diffuser ses théories, qui auront un retentissement considérable en Europe, et particulièrement en France. Avec le Cours de littérature dramatique (Vorlesungen über dramatische Kunst und Literatur, 1809), il applique son système au théâtre : son refus de l’imitation classique s’accompagne d’un plaidoyer en faveur des dramaturgies de Shakespeare et de Calderón, qu’il a, par ailleurs, contribué à populariser en Allemagne grâce à ses traductions. C’est en cela que Schlegel est aussi à l’origine du regain d’intérêt pour les littératures nationales du Midi et du Nord. Tout comme Madame de Staël dans De la littérature (1800), il établit, au gré de ses études et de ses traductions, une méthode comparatiste, qui redessine la cartographie littéraire européenne. Enfin, il travaille également à éveiller l’intérêt de ses contemporains pour l’étude du sanskrit et publie divers recueils de poésie, notamment espagnole et italienne. Lui-même, parallèlement à son abondante œuvre critique, est l’auteur d’un drame, Ion (1803), inspiré d’une tragédie d’Euripide.

En 1817, à la mort de Madame de Staël, il devient titulaire d’une chaire à Bonn, place qu’il occupe jusqu’à sa mort.

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