Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur icône (art)

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

icône (art)

Article
Médias
Petrov, Icône de saint NicolasPetrov, Icône de saint Nicolas
Plan de l'article
1

Présentation

icône (art), peinture religieuse caractéristique de l’Église chrétienne orthodoxe.

2

Un art de dévotion

Le terme d’icône vient du grec eikon, signifiant « ressemblance » ou « image ». Considérée comme sacrée, cette image est censée faciliter la communion avec la figure sainte qu’elle représente.

Après le ive siècle, le terme icône est employé pour désigner tout art religieux, notamment les mosaïques, reliefs et tableaux, ayant un lien avec l’Église chrétienne d’Orient. À l’heure actuelle, il désigne essentiellement de petits panneaux de bois sur lesquels sont peints, dans des tons sombres caractéristiques, sur un fond doré ou orné de pierreries, le visage du Christ, de la Vierge Marie ou d’un saint.

L’icône trouve son origine dans les portraits funéraires coptes du Fayoum (région d’Égypte), réalisés aux premiers siècles de notre ère. Datant des vie-viie siècles, les plus anciennes icônes parvenues jusqu’à nous sont des encaustiques sur bois, conservées au monastère de Sainte-Catherine (mont Sinaï, Égypte). Elles représentent des visages que de grands yeux et une intense expression rendent quasiment vivants.

Outils spirituels conçus pour l’édification des fidèles, les icônes sont destinées à la prière. Elles peuvent être l’objet d’une dévotion individuelle, et sont dans ce cas de petites icônes généralement sous la forme de mosaïques miniatures, tel le Saint Jean Chrysostome de la collection byzantine de Dumbarton Oaks (début xive siècle, Washington, États-Unis). Elles sont plus généralement l’objet d’une dévotion commune ; dans ce cas, les icônes du Christ, de la Vierge et de saints sont accrochées les unes à côté des autres au sein de l’iconostase — cloison séparant le chœur (où officie le clergé) de la nef (où se tiennent les fidèles) — de l’église de rite orthodoxe, qu’elle soit byzantine, grecque ou russe.

3

Une peinture symbolique

En tant qu’outils spirituels, les icônes sont strictement codifiées dans leur contenu et dans leur style, pour être conformes au dogme en vigueur. Pour éviter toute idolâtrie, elles sont réalisées d’une manière austère, délibérément stylisée, qui accentue l’aspect surnaturel au détriment de l’aspect humain et de toute sentimentalité. Ainsi, le naturalisme est découragé (au profit de dessins très géométriques), de même que tous les signes d’individualité artistique. Dans les écoles byzantines (essentiellement grecques) et russes, où les plus belles icônes ont été produites, les artistes placent leurs scènes bibliques dans des paysages étranges et symboliques. Parmi ces paysages figurent fréquemment des montagnes (symbolisant une proximité avec Dieu) et des grottes (dénotant un manque de spiritualité), même si leur présence ne vient pas directement en appui du texte biblique. Lorsqu’il s’agit de figures humaines, le symbolisme s’applique à la fois aux attributs vestimentaires et à la pose des personnages. Quant à la lumière qui se dégage des icônes aux fonds dorés ou argentés, elle est le symbole de la lumière divine.

Si la représentation du Christ est autorisée dans la peinture d’icône, celle des deux autres composants de la Trinité (Dieu le Père et l’Esprit saint) est proscrite depuis le second concile de Nicée (787) — interdiction réitérée lors du grand concile de Moscou (1666-1667). Les maîtres de l’icône prennent alors l’habitude d’évoquer la Trinité en représentant les trois anges reçus avec hospitalité par le prophète Abraham — comme l’illustre magistralement lIcône de la Trinité d’Andreï Roublev (1411 ou 1422-1423, galerie Tretiakov, Moscou). L’Esprit saint est pour sa part suggéré par le motif de langues de feu ou d’une colombe (comme c’est le cas dans l’art religieux occidental).

4

Typologie des icônes du Christ et de la Vierge

Fruit de l’extrême codification de l’icône orthodoxe, le Christ est dépeint selon cinq types majeurs de représentation :

  • le Christ Emmanuel, figuré adolescent ;
  • la Sainte Face, une figuration de l’empreinte du visage du Christ sur un linge (icône acheiropoïète par excellence, c’est-à-dire « non faite de main d’homme ») ;
  • le Mandilion (ou Mandylion), qui relève du même concept ;
  • le Christ Pantocrator (« Maître du monde », « Tout puissant »), qui tient un Évangile dans la main gauche et la main droite levée en signe de bénédiction ;
  • enfin, le Christ en Majesté, représenté de face, assis sur un trône.

De même coexistent quatre formats principaux pour figurer la Vierge Marie :

  • la Vierge Orante (ou Vierge de prière), qui se tient debout, les bras levés vers le ciel ;
  • la Vierge Kyriotissa (ou Vierge en Majesté), qui est assise sur un trône ;
  • la Vierge Éléousa (ou Vierge de tendresse et de miséricorde), qui souligne l’aspect maternel de Marie, dont le visage est collé contre la joue de l’Enfant ;
  • enfin, la Vierge Hodigitria (ou Vierge directrice), qui montre la voie à suivre en désignant l’Enfant qu’elle porte du bras gauche.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft