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Résultats avec Windows Live® Search Brando, MarlonArticle
Plan de l'article
Brando, Marlon (1924-2004), acteur de cinéma américain. Marlon Brando est devenu l’icône d’une génération dans les années 1950 : associant sensualité et attitudes rebelles, il a en effet incarné l’archétype du « mauvais garçon » marginal. Par la suite, il a fait de cet anticonformisme le moteur de sa carrière professionnelle et de sa vie personnelle.
Né à Omaha (Nebraska), Marlon Brando suit à New York les cours de théâtre d’Erwin Piscator à la New School, puis fréquente l'Actors Studio. Il débute à Broadway en 1944 dans I Remember Mama de John van Druten, joue dans A Flag Is Born (1946) de Ben Hecht et Kurt Weill et triomphe dans Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire, 1947). Il reprend le même rôle dans la transposition cinématographique de cette pièce, réalisée par Elia Kazan en 1951. Sous la direction du même réalisateur, il tourne Viva Zapata (1951) et Sur les quais (On the Waterfront, 1954), qui lui vaut un oscar. Mais ses premiers pas au cinéma remontent en fait à C'étaient des hommes (The Men, 1950) de Fred Zinnemann. Dès l'Équipée sauvage (The Wild One, 1952) de Lazlo Benedek, suivi de Jules César (1953) de Joseph Mankiewicz, Marlon Brando devient une véritable star. Éclectique, il incarne Napoléon dans Désir (1954) de Henry Koster, chante et danse dans Blanches Colombes et Vilains Messieurs (Guys and Dolls, 1955) de Joseph Mankiewicz, joue un Japonais dans la Petite Maison de thé (The Teahouse of the August moon, 1956) de Daniel Mann, tourne un mélodrame antiraciste, Sayonara (1957) de Joshua Logan, et interprète un Allemand antinazi dans le Bal des maudits (The Young Lions, 1957) d’Edward Dmytryk.
D’une carrière inégale, notamment dans les années 1960, il faut surtout retenir les Révoltés du Bounty (Mutiny on Bounty, 1962) de Lewis Milestone, la Poursuite impitoyable (The Chase, 1965) et Missouri Breaks (1976) d’Arthur Penn, la Comtesse de Hong Kong (The Countess of Hong Kong, 1976) de Charlie Chaplin, Reflets dans un œil d'or (Reflections in A Golden Eye, 1967) de John Huston ou encore Queimada (1970) de Gillo Pontecorvo. Si cette période s’avère moins féconde que les années 1950 d’un point de vue professionnel, elle n’en est pas moins riche sur le plan personnel, puisque Marlon Brando met sa notoriété au service d’un engagement politique et social, auprès des Noirs américains et des Indiens d’Amérique notamment. Dans les années 1970, ses apparitions cinématographiques se font plus rares, mais ses prestations dans le Parrain (The Godfather, 1972) — qui lui vaut encore un oscar, mais qu'il refuse cette fois — et Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola, ainsi que dans le Dernier Tango à Paris (L'Ultimo Tango a Parigi, 1972) de Bernardo Bertolucci font date dans l’histoire du cinéma américain. De nombreux acteurs, parmi lesquels Jack Nicholson, Al Pacino, Robert De Niro ou encore Harvey Keitel se sont en effet largement inspirés de ses compositions tour à tour habitées, intériorisées, mystérieuses et sulfureuses. Parmi les derniers films de Marlon Brando figurent Une saison blanche et sèche (A Dry White Season, 1989) d’Euzhan Palcy, Premiers pas dans la Mafia (The Freshman, 1990) d’Andrew Bergman et The Brave (1997) de Johnny Depp.
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