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  • Dossier Frantisek Kupka (1871 - 1957 )

    FRANTISEK KUPKA (1871-1957) Frantisek Kupka en 1951 photographié par Sabine Weiss (détail) © Coll. Part.

  • František Kupka - Wikipédia

    František Kupka (Bohême, 1871 - Puteaux, 1957), peintre tchèque, considéré, avec Vassily Kandinsky, Piet Mondrian ou Robert Delaunay, comme l'un des pionniers de l' art ...

  • Frantisek Kupka

    Frantisek Kupka. Biographie, oeuvres, peintures et photos de Frantisek Kupka. ... Né en Bohême au moment de la guerre franco-prussienne, Frantisek Kupka étudie de 1889 à 1892 ...

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Kupka, František

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1

Présentation

Kupka, František (1871-1957), peintre tchèque ayant vécu en France pendant la plus grande partie de son existence, considéré comme l’un des initiateurs de l’art abstrait.

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De la Bohême à Vienne

Né à Opočno (Bohême), František Kupka grandit dans une famille modeste. À l’âge de 13 ans, il commence à travailler chez un sellier bourrelier. Il est déjà très attiré par le dessin et la peinture et s’inscrit à 17 ans dans le cours du peintre suédois Alois Strudnicka, qui lui enseigne le dessin, l’art de l’ornementation et les arts décoratifs. De 1889 à 1892, il suit une solide formation artistique à l’Académie de Prague puis se rend à Vienne, alors théâtre d’un grand renouveau artistique et intellectuel, où il poursuit sa formation. Durant ses années d’études, il réalise des œuvres d’inspiration symbolique et témoigne d’un profond intérêt pour le spiritisme, l’astrologie, l’occultisme (il gagne d’ailleurs sa vie pendant un temps en tant que médium). Ses dessins et peintures lui valent alors une certaine réputation et il réalise quelques portraits de commande et des peintures allégoriques telles que le Dernier Rêve d’Heine mourant (1893).

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Un illustrateur sarcastique et acerbe

En 1896, après un voyage en Scandinavie, František Kupka se rend en France et s’installe à Montmartre près de son compatriote Alfons Mucha, avec lequel il sympathise. Comme ce dernier, il réalise quelques affiches, notamment pour les cabarets Le Chat noir et L’Âne rouge, dessine occasionnellement pour Aristide Bruant ou peint pour des amis. Il se consacre alors essentiellement à l’illustration d’abord pour des journaux français et allemands, en tant que dessinateur-reporteur (l’Illustration, la Vie illustrée, Der Tag, etc.) mais aussi en tant que caricaturiste et humoriste pour des revues satiriques (l’Assiette au beurre, le Rire, le Cri de Paris, etc.). Entre 1900 et 1912, il fréquente les milieux anarchistes. Il n’est pas militant, mais sa participation à des périodiques montre son intérêt pour les idées libertaires ; il illustre également un ouvrage d’Élisée Reclus et un prospectus de Kropotkine. À travers ses caricatures, il se révolte notamment contre le capitalisme, les guerres coloniales, le nationalisme, la religion et tous les fanatismes et dogmes. Il illustre également dans un style plus académique, voire symbolique, de nombreux ouvrages bibliophiliques (Lysistrata d’Aristophane ; le Cantique des Cantiques, les Érinnyes de Leconte de Lisle, etc.).

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Les déformations… un pas vers l’abstraction

Parallèlement, František Kupka peint des toiles symbolistes, fantastiques, tout en restant figuratif. En 1906, il s’installe à Puteaux, près de Paris, suit des cours de sciences naturelles à la Sorbonne, travaille sur le thème de l’eau, sa lumière et les déformations qu’elle opère sur les objets immergés. Il commence à fréquenter Jacques Villon et les peintres de la Section d’or qui prônent la « déformation constructive ». Les toiles qu’il réalise au cours des années suivantes, fondées sur la décomposition des formes et des figures, témoignent de l’influence du cubisme et de l’intérêt du peintre pour la chronophotographie, procédé de prise de vues qui décompose les différentes phases de la locomotion humaine ou animale. En 1908, il représente, dans la Petite Fille au ballon, le mouvement de la balle colorée qui annonce son travail sur Autour d'un point (1911-1930), qui met en image les mouvements centrifuges et centripètes. Dès 1909, il commence également à travailler sur la verticalité : « Coupées à angles droits ou par des diagonales, les verticales donnent l’impression d’ascension ou de descente. […] La verticale est l’échine de la vie dans l’espace, l’axe de toute construction… ».

Il est difficile de dater les toiles de František Kupka puisque lui-même ne les date pas, les antidate ou les postdate, préférant les classer par thèmes plutôt que par années.

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