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Résultats avec Windows Live® Search Depardieu, GérardArticle
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Depardieu, Gérard (1948- ), acteur et réalisateur de cinéma et de télévision français. Gérard Depardieu est l’un des acteurs les plus populaires de sa génération, admiré en France comme aux États-Unis. Il a fait de l’ambivalence et de la complexité de sa personnalité à l’écran (tour à tour puissant et vulnérable, violent et sensible, extraverti et renfermé sur lui-même) l’un des atouts majeurs de son jeu, dont le registre particulièrement étendu est également marqué par son charisme et sa stature physique.
Né à Châteauroux (Indre) dans un milieu modeste, Gérard Depardieu connaît une adolescence difficile, à la lisière de la délinquance. Il exerce dès l’âge de treize ans de nombreux petits métiers, avant de tenter sa chance à Paris, où il suit les cours de Jean-Laurent Cochet, et obtient ses premiers rôles au Théâtre national populaire (TNP). Vedette de cinéma à part entière dès les Valseuses (1974) de Bertrand Blier, dans lequel il joue un mauvais garçon aux côtés de Patrick Dewaere et Miou-Miou, Gérard Depardieu s’affirme rapidement comme l’un des principaux acteurs du cinéma français, capable d’imposer sa carrure massive et ses manières un peu rustres, mais également sa grande sensibilité, dans des genres très différents. Voyou dans Rosy la Bourrasque (1980) de Mario Monicelli et Loulou (1980) de Maurice Pialat, cambrioleur dans Maîtresse (1975) de Barbet Schroeder et Tenue de soirée (1986) de Bertrand Blier, il est séducteur dans la Dernière Femme (1976) de Marco Ferreri, mais également boursier dans le Sucre (1978) de Jacques Rouffio ou avocat dans Rive droite, Rive gauche (1984) de Philippe Labro. Il accorde parallèlement une place de choix au cinéma d’auteur, comme en témoignent Mon oncle d’Amérique (1980) d’Alain Resnais ou ses collaborations avec Marguerite Duras : Nathalie Granger (1972), la Femme du Gange (1973), Baxter, Vera Baxter (1977) et le Camion (1977).
Gérard Depardieu obtient le césar du meilleur acteur pour le Dernier Métro (1980) de François Truffaut, qui le dirige encore dans la Femme d’à côté (1981). Puis il est récompensé au festival de Venise pour son rôle de détective bourru et solitaire dans Police (1985) de Maurice Pialat. Jouissant d’une grande popularité, Gérard Depardieu enchaîne les films d’auteur et les longs métrages commerciaux. Ses duos comiques, avec Pierre Richard dans les films de Francis Veber (la Chèvre en 1981, les Compères en 1983 et les Fugitifs en 1986), avec Coluche, sous la direction de Claude Zidi (Inspecteur la Bavure en 1980) ou avec Christian Clavier (les Anges gardiens de Jean-Marie Poiré, en 1995), connaissent un immense succès. L’acteur n’en reste pas moins fidèle à quelques grands réalisateurs, offrant, au tournant des années 1990, certaines des prestations les plus marquantes de sa carrière : Bertrand Blier (Trop belle pour toi en 1989), Maurice Pialat (Sous le soleil de Satan, palme d’or au festival de Cannes en 1987, le Garçu en 1995), Claude Berri (Jean de Florette, d’après Marcel Pagnol, en 1986, Uranus, d’après Marcel Aymé, en 1990, Germinal, d’après Émile Zola, en 1993) et Alain Corneau (Fort Saganne en 1984, Tous les matins du monde, dans lequel il joue le rôle du compositeur Marin Marais, en 1991). À la même époque, il triomphe dans Cyrano de Bergerac (1990) de Jean-Paul Rappeneau. La fin des années 1990 et le début des années 2000 sont en revanche marqués, pour Gérard Depardieu, par une profusion de rôles souvent jugés de moindre qualité par la critique. Malgré quelques grands succès commerciaux (parmi lesquels Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi en 1999, Astérix et Obélix : mission Cléopâtre d’Alain Chabat en 2002 et le Placard de Francis Veber en 2001), l’acteur ne fait plus l’unanimité. Ses prestations plus ambitieuses dans le Comte de Monte Cristo et Balzac (tournés pour la télévision en 1998 et 1999) de Josée Dayan et plus inattendues dans Nathalie…(2004) d’Anne Fontaine, Les temps qui changent (2004) d’André Téchiné et Quand j’étais chanteur (2006) de Xavier Giannoli lui permettent cependant de retrouver une crédibilité artistique, renforcée par son intérêt pour John Cassavetes (il acquiert les droits de ses films et produit les premières œuvres de son fils Nick Cassavetes).
Désigné par la presse américaine comme le meilleur acteur de l’année pour son rôle d’imposteur dépassé par son imposture dans le Retour de Martin Guerre (1982) de Daniel Vigne, Gérard Depardieu se lance, à la fin des années 1980, dans une carrière internationale. Le succès de Green Card (1991) de Peter Weir lui permet de tourner 1492, Christophe Colomb (1492: Conquest of Paradise, 1992) sous la direction de Ridley Scott. Puis il reprend son rôle dans le remake du film de Gérard Lauzier Mon père, ce héros (My Father, the Hero, 1994) de Steve Miner et participe au Hamlet (1997) de Kenneth Branagh. La même année, un lion d’or récompense l’ensemble de sa carrière au festival de Venise. Il apparaît également au générique de l’Homme au masque de fer (The Man in the Iron Mask, 1998) de Randall Wallace, Vatel (2000) de Roland Joffé, CQ (2001, sortie en 2003 en France) de Roman Coppola, et prête sa voix à des personnages de films d’animation.
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