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Résultats avec Windows Live® Search Fauré, GabrielArticle
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Fauré, Gabriel (1845-1924), organiste français, compositeur de trois recueils de mélodies et de nombreuses pièces de musique de chambre, ainsi qu’un célèbre Requiem d’inspiration contemplative. Né à Pamiers, Gabriel Fauré fait ses études musicales à l’école Niedermeyer, où il est l’élève de Camille Saint-Saëns. De 1866 à 1905, il est l’organiste de plusieurs églises, notamment de Saint-Sulpice et de la Madeleine. En 1896, il devient professeur de composition au Conservatoire de Paris, avant de le diriger de 1905 à 1920. Parmi ses élèves figurent Nadia Boulanger, Maurice Ravel et le compositeur roumain Georges Enesco. Avec Saint-Saëns, Fauré a contribué à maintenir les valeurs musicales françaises en fondant la Société nationale de musique française, qui s’est donné pour but de « faire connaître les œuvres […] des compositeurs français », par réaction aux excès flamboyants de la musique romantique allemande de Wagner.
Si se retrouvent dans les premières œuvres de Fauré, notamment dans ses recueils de mélodies, les traits dominants du répertoire romantique, — l’accompagnement en arpèges à la manière de Schumann, et de nombreuses références à Chopin —, les particularités de sa quête musicale se révèlent cependant dès le Cantique de Jean Racine (1865). La mélodie, construite sur les notes stables de la tonalité de ré bémol, va de la médiante (troisième degré de la gamme) à la dominante (cinquième degré), puis de celle-ci à l’octave, avant de redescendre sur la tonique. Simplement animé par une pulsation des cordes, qui se balancent doucement de la dominante à l’octave, le cantique s’élève progressivement, avant de retrouver la paix du dernier accord. Toute l’œuvre de Fauré se veut ainsi mouvement vers la grâce.
Fauré a écrit près de cent mélodies, dont la Bonne Chanson (1892), tirée d’un poème de Verlaine, et l’Horizon chimérique (1922). Ces chants, accompagnés au piano, se distinguent des lieder du romantisme allemand par leur caractère feutré et fortement évocatoire, tout en nuances et demi-teintes automnales. L’écriture harmonique elle-même semble toujours en suspens, comme retenue par la pudeur des sentiments ; les modulations (changements de tonalité) sont souvent interrompues par des jeux d’enharmonies, ces ruptures de la phrase musicale relevant d’un véritable art de l’ellipse. Le style développé par Fauré, qui est devenu depuis le style propre de l’école française, se retrouve dans ses nombreuses compositions pour piano : les 4 Valses caprices, les 6 Impromptus, les 13 Nocturnes, les 13 Barcarolles, les 9 Préludes, la Ballade et la Fantaisie, et dans sa musique de chambre, principalement ses trios et son unique Quatuor à cordes (son œuvre ultime), d’une grande richesse musicale. Son Requiem (1888) est une œuvre sereine et forte, d’une mélodie claire et très pure, particulièrement dans le Pie Jesu. Fauré a aussi composé des musiques de scène, dont Pelléas et Mélisande (1898), Masques et Bergamasques (1920), et deux tragédies lyriques, Prométhée (1900) et Pénélope (1913). Fauré est souvent associé à Claude Debussy et à Maurice Ravel pour sa contribution au renouveau de la musique française : à la transition du XIXe et du XXe siècle, il a été à la genèse d’une nouvelle sensibilité musicale.
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