Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Tunisie

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 3 sur 7

Tunisie

Article
Médias
Tunisie : drapeau et hymneTunisie : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.5. 2

Partis politiques

Parti gouvernemental, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) est l’émanation de l’ancien parti unique, le Parti socialiste destourien (PSD). Depuis 1988, le multipartisme est autorisé. Cependant, la culture du parti unique a affaibli, sans toutefois les faire disparaître, les quelques partis d’opposition, issus généralement de scissions avec le PSD, qui forment l’opposition légale. Outre le RCD, qui possède 80 p. 100 des sièges de l’Assemblée nationale, les partis légaux sont les suivants : le Mouvement des démocrates socialistes (MDS), le Parti de l’unité populaire (PUP), l’Union démocratique unioniste (UDU), le Parti social-libéral (PSL), le mouvement Ettajdid (qui correspond à l’ancien Parti communiste tunisien, PCT), le Parti démocratique socialiste (PDP) — anciennement le Rassemblement socialiste progressiste (RSP) — et le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL).

En 1989, le parti En-Nahda (« la Renaissance »), constitué d’islamistes modérés, a été autorisé. Toutefois, alors qu’il apparaissait comme la principale force d’opposition, il a été de nouveau interdit en 1991 dans le cadre de la lutte menée par le pouvoir contre la menace islamiste.

3.5. 3

Organisation administrative

Le pouvoir local, limité dans un pays centralisé et peu étendu, est détenu par les gouverneurs, nommés par le président à la tête des 23 gouvernorats. Chaque gouvernorat est divisé en délégations. La Tunisie compte également 257 municipalités dont les conseillers sont élus tous les cinq ans.

3.5. 4

Défense

Le président est le chef d’une armée de taille modeste : elle comporte 35 300 hommes, dont 27 000 dans l’armée de terre. Cela correspond au choix passé de Habib Bourguiba de privilégier la police pour assurer le maintien de l’ordre dans le pays, choix maintenu par son successeur Ben Ali, pourtant général avant d’occuper des fonctions civiles, mais plus soucieux de garantir la sécurité intérieure du pays, en luttant contre les islamistes, que sa sécurité extérieure.

4

Économie

4.1

Généralités

Le produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie s’élevait à 29 milliards de dollars en 2005. Au cours de la période 1990-2002, le pays a connu une croissance moyenne de 4,65 p. 100. La croissance s’est amorcée au moment où, en 1986, un plan d’ajustement structurel était engagé avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI). En 1995, la Tunisie signait un accord de libre-échange avec l’Union européenne (UE), manifestant ainsi sa volonté de s’inscrire dans le commerce international. L’essor de l’économie tunisienne est d’autant plus remarquable que l’augmentation du PNB a été plus forte que l’accroissement de la population : le revenu annuel par habitant se hissait en 2005 à 2 880 dollars, le plus élevé des pays du Maghreb. La Tunisie attire de plus en plus d’investissements privés, encouragés par un nouveau code des investissements très libéral (exonération fiscale pendant dix ans, rapatriement des bénéfices, convertibilité du dinar), mais la dette extérieure dépasse 50 p. 100 du PNB. En outre, le chômage et le sous-emploi demeurent un des problèmes structurels de l’économie tunisienne, touchant au début des années 2000 le tiers de la population, et notamment les jeunes, dont une grande partie de jeunes diplômés.

4.1. 1

Agriculture

En Tunisie, l’agriculture n’a jamais été sacrifiée au profit de l’industrie, comme cela a été le cas en Algérie, par exemple. Depuis l’indépendance, un ambitieux programme de construction de barrages et de développement de l’irrigation a ainsi été entrepris. La Tunisie, autrefois « grenier à blé » de l’Empire romain, a une tradition agricole au moins deux fois millénaire. Bien qu’ayant été divisée par trois en trente ans, la part du secteur agricole dans le PIB atteignait 10,3 p. 100 en 2002. L’agriculture assure également plus de 10 p. 100 des exportations.

Les principales cultures ont été maintenues au fil des siècles. La céréaliculture, avec notamment la culture du blé, tendre et dur, et de l’orge, occupe aujourd’hui le tiers des terres cultivées. De grandes plaines céréalières s’étendent au nord du pays. L’arboriculture est également très développée. Cinquante-cinq millions d’oliviers sont cultivés dans le pays, essentiellement dans le Sahel tunisien, au centre-est du pays. La Tunisie est l’un des plus grands producteurs mondiaux d’huile d’olive. Les agrumes sont cultivés dans la péninsule du cap Bon, au nord-est du pays. Quant aux dattes, elles sont la principale ressource agricole des oasis du Sud. Ces trois produits sont en grande partie destinés à l’exportation. L’élevage, pour sa part, concerne les ovins, dont le nombre de têtes s’élève à 7,21 millions. La pêche, qui bénéficie de la longue façade maritime, se concentre sur certaines régions poissonneuses comme le golfe de Gabès. Les prises atteignaient 112 796 tonnes en 2004.

Page précédente
| | | | | |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft