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TunisieArticle
Plan de l'article
Le secteur secondaire contribuait à 29,3 p. 100 du PIB en 2002. Bien qu’elle ne soit pas aussi riche en pétrole que ses voisins libyen et algérien, la Tunisie possède plusieurs gisements importants, terrestres et offshore, concentrés dans le sud du pays. Un nouveau champ pétrolier était ouvert en 1995. Les réserves, assez modestes, étaient estimées à 57 millions de tonnes en 1994, pour une production de 4,5 millions de tonnes, qui couvre largement les besoins du pays. La Tunisie possède en outre les gisements de phosphates les plus importants du monde dans la région de Gafsa, dans le sud-ouest du pays (2,40 millions de tonnes en 2004). Les autres ressources minières sont le fer, le plomb et le zinc. La Tunisie étant un petit pays aux besoins modestes, l’industrie est essentiellement tournée vers l’extérieur. Ainsi, les industries de base, utilisant les matières premières locales, agroalimentaire, sidérurgie, métallurgie et chimie, autant que les industries de biens de consommation, textile, cuirs et chaussures, ont été encouragées par le gouvernement tunisien à exporter. Si l’industrie textile s’est beaucoup développée, grâce, notamment, aux faibles coûts salariaux, les industries lourdes, en revanche, n’ont pas échappé à la crise mondiale. À partir des années 2000, le gouvernement a encouragé l’installation d’entreprises à valeur ajoutée plus élevée, notamment dans le domaine de l’électronique et des nouvelles technologies.
Le secteur tertiaire est le secteur le plus développé en Tunisie puisqu’il contribuait à la formation de 60,4 p. 100 du PIB en 2002. Le tourisme apparaît comme le secteur le plus intéressant : il est la première source de devises du pays et principal secteur d’investissements. En 2006, 6,55 millions de touristes européens (Allemands, Italiens, Français) et maghrébins (Libyens, Algériens) ont séjourné en Tunisie.
L’unité monétaire est le dinar tunisien, subdivisé en 1 000 millimes. La monnaie est convertible depuis 1992 pour les transactions commerciales des entreprises. Le secteur bancaire tunisien est presque entièrement privé et connaît une modernisation rapide. Il n’est pas étranger à l’essor de la Bourse de valeurs de Tunis.
La France est le premier partenaire commercial de la Tunisie. Elle fournit plus du quart des importations et reçoit pour environ 30 p. 100 des exportations. L’Italie et l’Allemagne sont également des partenaires commerciaux importants. Les échanges prennent également la forme de sociétés mixtes dont la formation est encouragée par la libéralisation de l’économie.
La Tunisie dispose d’un réseau routier assez dense de 19 232 km, dont 66 p. 100 sont bitumées. Elle bénéficie d’un réseau autoroutier en développement. Il dessert les grands centres économiques, Tunis, Sousse et bientôt Sfax et Bizerte. Le pays est également desservi par 1 909 km de voies ferrées, dont la construction date de la colonisation française. Il s’agissait à cette époque de convoyer les ressources minières des centres d’extraction vers les ports. Il existe en Tunisie quatre grands ports : Tunis, Bizerte, Sousse et Sfax. Zarzis, port de moindre importance, est utilisé comme relais des ports libyens en raison de l’embargo maritime sur ce pays. Grâce au développement touristique, le pays s’est doté de six aéroports internationaux.
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