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Caruso, Enrico

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Caruso (Enrico), extrait de PagliacciCaruso (Enrico), extrait de Pagliacci
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Présentation

Caruso, Enrico (1873-1921), ténor italien.

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La carrière d’un enfant pauvre de Naples

Né à Naples, dans un milieu très modeste, Enrico Caruso travaille très tôt comme ouvrier, mais reçoit des rudiments de formation musicale d’un prêtre et chante dans un chœur d’enfants comme alto. Après la mue, il étudie avec Guglielmo Vergine et débute en 1894 au Teatro Nuovo de Naples, dans l’Amico Francesco de Morelli. Mais ce n’est qu’après avoir approfondi sa formation, en 1897-1898, qu’il est véritablement ovationné (au Lirico de Milan) dans le rôle de Don José de Carmen et dans celui de Loris pour la création de Fedora d’Umberto Giordano. Dès cette époque, il est un des premiers chanteurs à procéder à des enregistrements phonographiques. Il entreprend des tournées à travers le monde, de Saint-Pétersbourg à Buenos Aires, puis, en 1902, connaît la consécration internationale en chantant avec Nellie Melba à Monte-Carlo, puis à Londres (la Bohème et Rigoletto). En 1903, il débute, également dans Rigoletto, au Metropolitan Opera de New York, qui devient dès lors sa scène de prédilection (il y chantera 607 fois). Sa carrière se déroule alors triomphalement, à un rythme soutenu et bénéficiant de cachets énormes. Il meurt en 1921 des complications d’une maladie pulmonaire. Chanteur légendaire dès son vivant, il le demeure aujourd’hui.

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Un ténor pour son époque

Objet d’un travail acharné et constant, sa voix puissante possède un médium et un grave sombres (surtout après l’opération d’un nodule en 1909) qu’on croirait d’un baryton, et un aigu, lentement conquis, éclatant et large. Si son répertoire d’une quarantaine d’ouvrages comprend des rôles lyriques, voire lyriques légers (Rodolfo de la Bohème ou Nemorino de l’Élixir d’amour, voire Ottavio de Don Giovanni), il excelle, avant tout, dans des emplois plus dramatiques comme Don José (Carmen), Radamès (Aïda), Otello (Otello), ou encore Cavaradossi (Tosca). Sa voix, comme son intense jeu dramatique, correspond à l’évolution de l’esthétique de l’époque dans le domaine de l’opéra ; elle est particulièrement apte à servir les ouvrages véristes, comme Pagliacci de Ruggero Leoncavallo, dont son nom est quasi indissociable. Outre Fedora, il participe d’ailleurs aux créations d’opéras de Francesco Cilea (l’Arlésienne en 1897, Adrienne Lecouvreur en 1902), Pietro Mascagni (Lodoletta, 1917) ou Giacomo Puccini (la Fanciulla del West, 1910).

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