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moderne, art

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Van Gogh, la Nuit étoiléeVan Gogh, la Nuit étoilée
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1

Présentation

moderne, art, ensemble de la production artistique de la première moitié du xxe siècle.

L’art moderne désigne de manière générale les mouvements, les styles et les écoles dont le point commun est d’être en rupture plus ou moins affirmée avec les canons esthétiques en vigueur depuis la Renaissance. L’ensemble de la production artistique postérieure à l’art moderne est communément appelé art contemporain.

2

Origines de l’art moderne

Les sources de l’art moderne sont à situer vers 1863, date à laquelle Édouard Manet expose son Olympia, peinture d’un nu qui marque une nette rupture avec les conventions plastiques de l’époque et ouvre la voie à ce qui devient une préoccupation croissante pour le fait pictural lui-même. La manière de peindre la toile vient alors au premier plan, et l’œuvre importe plus que le sujet qu’elle représente. L’autonomie ainsi conquise par Édouard Manet est reconduite par les impressionnistes, particulièrement par Camille Pissarro, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir et Alfred Sisley qui, en peignant presque exclusivement le monde naturel, cherchent à rendre les sensations produites dans l’œil par les jeux de lumière sur les objets, plutôt que le réalisme de ces derniers.

Peu après, les postimpressionnistes, notamment Paul Signac et Georges Seurat, donnent une importance encore plus grande à la touche des impressionnistes, puisque, au lieu de mélanger, ils divisent les touches et les juxtaposent sur la toile en une irisation de points. Paul Gauguin radicalise les formes, utilise arbitrairement la couleur (cheveux verts, arbres bleus), et travaille en aplats de telle façon que la perspective semble presque disparaître de certaines de ses toiles. Les distorsions de la ligne et les couleurs vives dans l’œuvre de Vincent Van Gogh ont alors une incidence importante sur les expressionnistes allemands (Die Brücke et Der Blaue Reiter). L’influence de Paul Cézanne a été par ailleurs déterminante, surtout pour les cubistes, quant à la construction par plans de la toile et quant à la répartition des couleurs par un système de modulations.

Ces multiples remises en question de la plupart des principes esthétiques que l’on croyait immuables contribuent à la révolution esthétique du début du siècle et provoquent l’émergence d’une kyrielle de styles et de mouvements, que l’on nomme les avant-gardes historiques, dont les plus importants sont le fauvisme, l’expressionnisme, le cubisme, le futurisme, le dadaïsme, De Stijl, le constructivisme et le surréalisme.

3

Principaux mouvements

3.1

Le fauvisme

Le fauvisme est le premier mouvement d’avant-garde du xxe siècle. Délaissant le modèle de la nature, les fauves veulent exprimer leur personnalité sur la toile et, dans ce but, accordent à la suite de Paul Gauguin une place fondamentale à la couleur, écartant ainsi le dessin et le modelé. Les fauves travaillent dans le style de l’esquisse et dans le non-fini, réalisant des toiles rapidement brossées et rythmées. C’est à cause de l’utilisation de couleurs criardes que le nom de fauves leur est donné par le critique Vauxcelles, à l’occasion de l’exposition qui se tient en 1905 au Salon d’automne. Ce groupe comprend Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et Georges Braque, ainsi que le Néerlandais Kees Van Dongen.

3.2

L’expressionnisme

3.2. 1

Die Brücke

À la même époque, mais ignorant encore tout des fauves, un groupe de jeunes artistes se constitue à Dresde, en Allemagne, sous le nom de Die Brücke (« le Pont »). Les principaux membres de cette association artistique sont Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluff, Max Pechstein, Otto Mueller et Emil Nolde. Subissant l’influence de Van Gogh et de l’artiste norvégien Edvard Munch, ils peignent avec des couleurs pures, très vives, des sujets classiques comme le nu, les natures mortes, les paysages ou les portraits. Contrairement aux œuvres des fauves, qui révèlent une certaine sérénité, les artistes de Die Brücke représentent l’inquiétude, les souffrances de l’être humain, le mal de vivre. Ils introduisent dans leurs œuvres des éléments de l’art d’Afrique noire et de l’art d’Océanie, qu’ils ont découverts grâce aux expositions du musée ethnographique de Dresde, s’inspirant, comme les fauves, de certaines audaces de l’art primitif. Die Brücke forme la première composante de l’expressionnisme allemand.

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