Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 2
anarchismeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Aux sources de la pensée anarchiste ; Tendances et évolutions du mouvement anarchiste ; Anarchisme et terrorisme ; L’anarchisme en France et en Europe ; L’extension internationale de l’anarchisme
En France, le mouvement anarchiste opère sa jonction avec l’action syndicale à travers l’« anarcho-syndicalisme » (ou syndicalisme révolutionnaire) où s’illustrent Fernand Pelloutier (qui anime de 1894 à 1901 la Fédération des Bourses du travail) et Émile Pouget. La CGT unifiée, fondée en 1902, représente cette tendance qui, par la suite et jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, ne cesse de gagner en vigueur, au point d’apparaître comme un courant politique important. Mais les années 1920-1930 marquent un recul de l’activisme anarchiste et de l’anarcho-syndicalisme, en grande partie phagocyté par la puissante CGT. Depuis lors, l’anarchisme, en dépit du maintien de quelques groupes organisés (principalement la Fédération anarchiste), ne fait plus recette. S’il refait surface en Mai 68, c’est davantage en tant que symptôme romantique de l’agitation, estudiantine en particulier, que comme recours idéologique. Cette dernière dimension s’incarne davantage dans les chansons de Léo Ferré que dans l’agitation de la Fédération anarchiste.
En Italie, la tendance de l’anarcho-syndicalisme se développe également à la charnière des xixe et xxe siècles. On la retrouve dans le discours de Malatesta au tournant du xixe siècle et sous la forme de grèves insurrectionnelles à Parme, Ancône ou Carrare. Le mouvement anarchiste italien se mobilise contre la guerre, puis inscrit ses luttes dans le cadre du mouvement ouvrier et paysan italien jusqu’à la victoire de Mussolini en 1922. Dès lors, comme en France, le mouvement tend à régresser. Du côté espagnol, la Confédération nationale du travail (CNT) compte près d’un million de membres à la veille de la guerre civile, au cours de laquelle les idées anarchistes entrent en conflit ouvert avec celles des communistes et des socialistes (en particulier en Catalogne, où les chefs du mouvement subissent à la fois la répression franquiste et celle des représentants de Staline chargés d’expurger le mouvement révolutionnaire de ses éléments anarchistes, jugés subversifs).
Entre la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle, le mouvement anarchiste, enraciné en Europe de l’Ouest, sort de ses frontières. Aux États-Unis, des émigrants d’origine européenne entretiennent l’agitation anarchiste dans plusieurs centres industriels, comme Chicago à la fin du xixe siècle. En août 1927, l’exécution par électrocution de deux anarchistes italiens, Sacco et Vanzetti, soulève une émotion considérable dans le monde. En Russie, l’anarchisme entre en lutte contre le bolchevisme sous l’influence des idées de Bakounine et de son disciple, le prince Kropotkine. En Ukraine, un jeune paysan anarchiste, Nestor Makhno, soulève les campagnes contre l’envahisseur allemand, puis contre les armées « blanches », avant d’être tué par l’Armée rouge entre 1920 et 1921. L’Amérique latine connaît, elle aussi, une agitation anarchiste au cours de la première moitié du xxe siècle, en Argentine notamment lors des grèves insurrectionnelles de 1919 et 1920, mais également au Mexique, au Chili et au Pérou. Mais en dépit de son extension, là encore, l’anarchisme connaît un déclin progressif au cours de la seconde moitié du xxe siècle.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |