Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur comptoirs (histoire)

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

comptoirs (histoire)

Article
Médias
Pondichéry, comptoir françaisPondichéry, comptoir français

comptoirs (histoire), établissement commercial à l'étranger, d'un groupe de personnes agissant pour leur compte ou pour celui de leur pays.

Aux XIIe et XIIIe siècles, ce sont des villes italiennes comme Gênes et Venise qui obtiennent de la part des pays du pourtour méditerranéen, d'Asie centrale et d'Inde, le droit de s'y installer et de faire du commerce en situation de monopole à la suite d'accords. La prospérité économique des comptoirs italiens permet à cette époque le développement de nouvelles techniques commerciales, comme la mise en place de société en commandite.

Le développement des comptoirs commerciaux accompagne les grands voyages et les découvertes géographiques des XVIe et XVIIe siècles, qui ouvrent aux marchands les routes des épices et des métaux. En France, sous Charles VII, Jacques Cœur fait prospérer ses affaires dans tout le bassin méditerranéen. Louis XI échoue dans la création d'un comptoir dans le Levant ; François Ier obtient des avantages commerciaux du Levant lors du traité des capitulations en 1536. La France cherche à s'installer au Canada, aux Antilles, sur le pourtour méditerranéen et en Inde.

Au XVIIIe siècle, les négociants français poursuivent la conquête de nouveaux comptoirs ; ainsi, la Compagnie normande de Sénégambie couvre la côte occidentale de l'Afrique. L'installation de comptoirs commerciaux devient aussi une affaire d'État et une question politique, le pouvoir monarchique et les ministres Richelieu puis Colbert considérant que la prospérité économique du royaume français ne passe plus seulement par des accords commerciaux d'installation à l'étranger mais par une véritable entreprise de colonisation de territoires étrangers. Entre 1664 et 1673, Colbert fonde cinq compagnies de commerce à charte, administrées par des directeurs et des syndics représentants les actionnaires, ayant pouvoir de justice et d'administration sur les territoires. Les deux compagnies les plus importantes sont la Compagnie française des Indes orientales et la Compagnie française des Indes occidentales. La première couvre l'océan Indien et concerne le commerce des cotonnades, des soieries, du thé et des épices. La seconde gère le commerce du tabac, du sucre et de l'indigo depuis les îles des Antilles. En 1670, Colbert instaure un monopole de pavillon pour le commerce franco-colonial ou régime appelé l'Exclusif. Les comptoirs végètent sous Louis XIV. Seuls les négociants investissent, la noblesse reste réticente à investir malgré le droit de déroger. En 1719, l'Écossais John Law met en place un système de banque et d'actionnariat ; une nouvelle Compagnie des Indes regroupe les anciennes et centralise tout le commerce du royaume avec des pays d'outre-mer. La banqueroute de Law et de nombreuses difficultés d'approvisionnement en fonds tout au long du XVIIIe siècle entraînent plusieurs dissolutions et reconstitutions de la Compagnie des Indes.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les Français se sont heurtés à la même volonté d'expansion commerciale des Anglais au Canada et en Inde et des Hollandais en Inde. Les guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans confirment la suprématie économique de l'Angleterre : avec le traité de Paris en 1763, la France conserve seulement les cinq comptoirs de Pondichéry, de Chandernagor, de Karikal, de Yanaon et de Mahé. Elle perd le Canada et la Louisiane.

Pendant la Révolution française, un décret d'avril 1790 instaure la liberté de commerce pour tous les Français et supprime de fait toutes les compagnies de commerce privilégiées.

De nouveaux comptoirs français s'installent et prospèrent au XIXe siècle en Afrique noire et du Nord, en Extrême-Orient (Cambodge, Indochine), complétant l'entreprise colonisatrice des différents pouvoirs monarchiques puis républicains. Le début du XXe siècle s'ouvre sur des mouvements nationalistes qui secouent l'Empire colonial français. Après la Seconde Guerre mondiale, les comptoirs coloniaux français disparaissent.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft