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Australie

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Australie : drapeau et hymneAustralie : drapeau et hymne
Plan de l'article
2.3.2. 3
Reptiles et amphibiens

On rencontre sur le territoire australien 755 espèces de reptiles (dont 616 endémiques). Plusieurs espèces de serpents sont dangereux pour l’homme en cas de morsure, voire mortels : c’est le cas en particulier de la vipère de la mort, du taïpan et des Pseudechis. Plusieurs espèces de lézards, bien que d’allure peu engageantes, sont en revanche parfaitement inoffensifs : le moloch des régions désertiques, couverts d’épines, le scinque géant à langue bleue, l’un des plus gros scinques du monde, et le lézard à collerette qui, lorsqu’il se sent menacé, se précipite en position bipède sur son agresseur, avec force sifflements et collerette déployée.

Sur 196 espèces d’amphibiens (dont 169 endémiques), quelques curieuses espèces de grenouilles sont adaptées à la vie dans les régions arides, voire désertiques. Elles s’enterrent dans le sable pendant les périodes de sécheresse et peuvent attendre ainsi pendant plusieurs mois la saison des pluies. Parmi les amphibiens importés, le crapaud marin originaire d’Amérique du Sud, introduit en Australie en 1835, y est devenu un véritable fléau, dévorant rongeurs, oiseaux, scarabées, amphibiens, reptiles, etc.

2.3.2. 4
Poissons

Les eaux territoriales australiennes abritent une grande variété de poissons ; on compte, entre autres, 70 espèces de requins. Les eaux douces renferment 183 espèces. Parmi les espèces remarquables figurent notamment le barramunda, un poisson doté à la fois de branchies et de poumons (quand l’eau devient stagnante et ne contient plus assez d'oxygène, il peut remonter à la surface pour respirer l'oxygène de l'air) et le poisson-archer, qui crache des jets d’eau d’une très grande précision.

2.3.2. 5
Invertébrés

L’Australie abrite sur son territoire la majorité des espèces mortelles d’araignées. Citons en particulier les Atrax, qui sont les seules mygales potentiellement mortelles pour l’homme, et sans doute les araignées les plus dangereuses de la planète. Dans les mers côtières flotte la méduse la plus redoutable des océans (et certainement l’un des animaux les plus venimeux de la planète), la « main de la mort », Chironex [du grec kheir, « main » et, nekros, « mort »], dont les tentacules renferment un poison si puissant qu’il est mortel pour l’homme en quelques minutes à peine.

2.4

Ressources naturelles

L’Australie dispose de ressources naturelles, notamment minières, exceptionnelles. Les plus importantes en termes commerciaux sont la bauxite (Queensland et Australie-Occidentale), le charbon bitumineux, le minerai de fer, le nickel, l’or, le plomb, le zinc, l’argent, le lignite, le pétrole offshore (Victoria) et le gaz naturel offshore (Australie-Occidentale et Victoria). Les immenses gisements de diamants découverts dans le Kimberley, en 1979, ont placé l’Australie au rang de premier producteur de diamant au monde en volume et au sixième pour la valeur marchande. L’Australie abrite également certaines des plus importantes réserves connues d’uranium, situées dans le nord du Queensland, dans le Territoire du Nord, en Nouvelle-Galles du Sud et en Australie-Méridionale.

Les réserves en charbon (86 531 millions de tonnes en 2002) , qui fournissent environ 75 p. 100 de l’électricité du pays, sont facilement exploitables et devraient suffire à assurer quatre cents ans de consommation (au rythme de production actuel). La production de gaz naturel se concentre au large de l’Australie-Occidentale et les réserves connues (783 milliards de m³ en 2006) devraient durer cinquante-cinq ans. En matière de ressources renouvelables, la Tasmanie, région la plus montagneuse d’Australie, utilise son important potentiel hydroélectrique pour produire l’essentiel de son électricité. L’Australie continentale possède un potentiel hydroélectrique moindre en raison de son relief généralement peu élevé. Ses capacités d’énergie éolienne ne sont toutefois pas négligeables, même si les moulins à vent ne sont aujourd’hui plus employés que dans les élevages de moutons isolés de l’Outback.

3

Population et société

3.1

Démographie

En 2007, la population australienne était estimée (le dernier recensement datant de 1991) à 20,4 millions d'habitants. La densité de population est de 3 habitants au km², près de 90 p. 100 de la population se concentrant sur environ 3 p. 100 du territoire.

Le taux d’urbanisation atteint en 2005, 93 p. 100, et les villes et les villages se concentrent sur les côtes est, sud-est, sud-ouest et tasmanienne. En outre, la majorité des 7 p. 100 de population rurale est établie dans un mince « croissant fertile », qui s’étend des environs de Brisbane, dans le Queensland, à Adélaïde en Australie-Méridionale, limité au nord-ouest par le versant ouest du Great Dividing Range. Le Queensland connaît l’expansion démographique la plus rapide du pays, stimulée par la proximité des économies prospères de l’Asie du Sud-Est, tandis que les régions côtières de l’Est, du Sud-Est et du Sud-Ouest ont également un développement rapide.

97 p. 100 du territoire australien sont inhabités ou quasiment, la densité moyenne de population atteint dans cette partie du pays moins de 0,03 habitant au km2. Ce chiffre ne commence à avoisiner les 0,3 habitant au km2 que dans les pâturages semi-arides de l’intérieur du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale, où se trouvent les gigantesques exploitations de bovins et de moutons, ainsi que dans les zones voisines des quelques groupements de l’intérieur du pays et des côtes ouest et nord, dont Alice Springs et Darwin dans le Territoire du Nord, Kalgoorlie et Boulder en Australie-Occidentale, la côte ouest entre Dampier et Port Hedland et la région des mines de diamants du Kimberley.

Le taux d’accroissement naturel du pays — 0,93 p. 100 en 1998  — repose essentiellement sur la persistance d’un taux élevé d’immigration, qui permet de maintenir le nombre de jeunes en âge d’avoir ou d’élever des enfants (le taux de fécondité est de 1,76 enfant par femme).

L’espérance de vie moyenne est de 84 années pour les femmes et 78 années pour les hommes. Cependant, l’espérance de vie de la population aborigène est en général beaucoup plus faible.

Les Aborigènes originaires d’Australie et les insulaires du détroit de Torres ne représentent aujourd’hui que 1 p. 100 de la population australienne. 92 p. 100 des Australiens environ sont d’origine européenne, pour la plupart britannique ou irlandaise, même si 18 p. 100 sont originaires d’autres pays européens. Les Asiatiques, y compris des habitants du Proche-Orient, représentent environ 7 p. 100 de la population.

La structure de la population a été profondément bouleversée depuis 1945, puisqu’avant la Seconde Guerre mondiale, plus de 95 p. 100 de la population était d’origine britannique ou irlandaise. Cependant, un courant d’immigration d’après-guerre a amené de nombreux immigrants non seulement des îles Britanniques, mais également d’Europe continentale. Depuis, plus de 2 millions de personnes, issues de toute l’Europe, ont émigré en Australie.

Au cours des années 1960, la politique dite de « l’Australie blanche », sur laquelle les politiques d’immigration coloniales et fédérales avaient jusque-là été fondées, a commencé à s’assouplir, avant d’être officiellement abandonnée en 1973. La plupart des immigrants non européens sont dans un premier temps venus d’Amérique latine et du Proche-Orient, en particulier du Liban. Cependant, depuis la fin des années 1970, le nombre d’immigrants asiatiques a augmenté, notamment en provenance d’Asie du Sud-Est et de Chine ; les premiers immigrants d’Asie du Sud-Est étaient, pour beaucoup, des réfugiés. L’analyse de l’immigration en Australie confirme cette tendance : 2,5 p. 100 des Australiens nés à l’étranger sont nés en Grande-Bretagne et en Irlande, 30 p. 100 dans d’autres pays européens et 21 p. 100 en Asie et au Proche-Orient.

Les Aborigènes ont été les premiers habitants de l’Australie, venus d’Asie il y a 40 000 ou 60 000 ans, lorsque l’abaissement du niveau des eaux a permis la « création » d’un passage presque permanent entre les deux continents.

Au moment de l’arrivée des premiers Européens en 1788, les Aborigènes avaient depuis longtemps occupé le continent en s’adaptant à un environnement variant des forêts tropicales humides et des régions humides tempérées aux déserts arides. La population comptait alors entre 300 000 et 1 million d’individus.

L’arrivée des Européens a représenté une véritable catastrophe pour les Aborigènes puisque, après une cohabitation initiale difficile, ces derniers ont rapidement été repoussés hors des côtes fertiles vers l’intérieur des terres, pour la plupart inexploitables. Beaucoup ont par ailleurs succombé à des maladies importées. Maltraités, parqués dans des réserves et privés du droit d’exister sur leurs terres d’origine, les Aborigènes se sont appauvris physiquement et spirituellement. Ils n’étaient plus que 60 000 en 1920.

Jusque dans les années 1960, la population aborigène était essentiellement rurale. Au cours des deux décennies suivantes, ceux-ci ont commencé à émigrer en plus grand nombre vers les zones urbaines et se sont concentrés dans des communautés-ghettos. En 1991, la population d’Australiens d’origine aborigène avait quadruplé par rapport à 1920 et comptait 238 492 individus et 26 902 insulaires du détroit de Torres (communauté couramment assimilée aux Aborigènes). Les plus grandes concentrations d’Australiens d’origine aborigène se trouvent aujourd’hui en Nouvelle-Galles du Sud, dans le Queensland, en Australie-Occidentale et dans le Territoire du Nord.

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