Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Russie

Résultats avec Windows Live® Search

  • Russie.net, le Web franco-russe - France Russie - Paris Moscou Saint ...

    Depuis 1997, Russie.net est votre fenêtre ouverte vers la Russie et les pays de la C.E.I dans les domaines culturel, économique et touristique. Artisanat russe dans la boutique ...

  • Voyage en Russie - guide touristique

    Et toi, Russie, ne voles-tu pas comme une ardente troïka qu'on ne saurait distancer? Tu passes avec fracas dans un nuage de poussière, laissant tout derrière toi! Ou cours-tu?..

  • Russie - Wikipédia

    La Russie (russe  : Россия, Rossiïa) ou/et Fédération de Russie (russe  : Российская Федерация, Rossiïskaïa Federatsiïa) est un pays peuplé de 142 ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 16

Russie

Article
Médias
Russie : drapeau et hymneRussie : drapeau et hymne
Plan de l'article
2.3

Climat

Le territoire de la Russie est soumis, dans sa plus grande partie, à un climat continental rigoureux, avec des hivers longs et froids, des étés chauds mais courts, et des saisons intermédiaires réduites. La majeure partie du pays connaît plus de cent vingt jours de gel par an. Plusieurs facteurs interviennent : la haute latitude, l’immense extension continentale et l’absence d’influence maritime modératrice.

La latitude explique en grande partie le froid. La Russie est un pays nordique, traversé par le cercle polaire arctique, et près de 85 % du territoire se situent au nord du 50e parallèle. L’absence de reliefs septentrionaux facilite la pénétration des masses d’air froid polaire. À l’inverse, les hautes montagnes qui s’échelonnent le long de la frontière méridionale interdisent pratiquement toute pénétration des masses d’air tropical. Du fait de l’immensité continentale, les océans bordiers n’ont qu’un très faible effet modérateur. L’océan Arctique est gelé presque toute l’année. Les littoraux de la mer d’Okhotsk et de la mer du Japon sont pris par les glaces plusieurs mois par an.

La continentalité est responsable des fortes amplitudes thermiques annuelles et de la relative sécheresse qui affectent une grande partie du pays. À Moscou (Russie occidentale), la température moyenne de janvier est de - 9,4 °C et celle de juillet de 19 °C, soit une amplitude annuelle de 28,4 °C. Cette amplitude augmente vers l’est (38,7 °C à Irkoutsk). Le climat de la Sibérie centrale et de l’Extrême-Orient russe se caractérise par des températures extrêmes, avec des moyennes hivernales de - 15 °C à - 40 °C. Oïmiakon (république de Sakha, en Extrême-Orient) détient le record mondial de froid pour un lieu habité (- 68 °C) et Verkhoïansk (république de Sakha) celui de la plus forte amplitude thermique annuelle (102,8 °C), avec une température moyenne de - 48,9 °C en janvier et de 15 °C en juillet.

Dans le nord de la Russie d’Europe et dans une grande partie de la Sibérie, le sol est gelé en profondeur en permanence (merzlota) (voir Permafrost). Au printemps, il dégèle en surface, formant de vastes marécages (raspoutitsa).

La majeure partie de la Russie connaît une relative sécheresse, 90 % du territoire recevant moins de 600 mm de précipitations annuelles, essentiellement en régime d’été. Le total des précipitations annuelles, plus élevé à l’ouest, diminue vers l’est et vers le nord. La Russie d’Europe reçoit une moyenne de précipitations de 800 mm, à l’ouest, à moins de 400 mm, le long des côtes de la mer Caspienne (575 mm à Moscou, 462 mm à Iekaterinbourg, dans l’Oural), la Sibérie de 500 mm à moins de 300 mm (213 mm à Iakoutsk, en Sibérie centrale), et la côte arctique autour de 300 mm.

Toutefois, compte tenu de l’immensité et de l’extension en latitude du territoire, des nuances introduisent une certaine diversité climatique.

Au nord, le littoral de l’océan Arctique connaît un climat polaire, avec des températures moyennes du mois de juillet inférieures à 10 °C. Au sud de cette zone, un climat subarctique (périglaciaire) affecte le nord de la Russie d’Europe (jusqu’à Saint-Pétersbourg) et presque toute la Sibérie et la Russie extrême-orientale, où il présente un caractère hypercontinental. Les hivers y sont très longs et particulièrement rudes (cent quatre-vingts à deux cent vingt jours de gel par an). Un climat continental modéré règne sur la majeure partie de la Russie d’Europe, qui bénéficie des influences océaniques de la mer Baltique. Il caractérise également la frange méridionale de la Sibérie occidentale et la région de Vladivostok, au sud-est de la Russie extrême-orientale, qui bénéficie des influences océaniques du Pacifique. Enfin, le littoral de la mer Noire connaît un climat méditerranéen.

2.4

Végétation et faune

2.4. 1

Végétation

La végétation présente une disposition zonale, en étroite relation avec les climats.

Au nord, le littoral arctique est le domaine de la toundra, formation végétale rase composée de mousses, de lichens, de fougères et d’arbres nains (saules arctiques, genévriers). Le froid extrême et la courte durée de la saison végétative y interdisent la croissance d’arbres. Le sous-sol y est gelé en permanence, à une grande profondeur. Seule une couche de surface peu profonde, dégelée en été, permet la croissance d’une végétation rabougrie.

Au sud de la toundra s’étend le domaine de la forêt boréale (taïga). Celle-ci forme une très vaste zone forestière, frangée au sud par une étroite bande de forêt mixte. La taïga russe est une immense forêt continue de conifères (pins, sapins, mélèzes). Elle couvre le nord de la Russie d’Europe et une grande partie de la Sibérie et de la Russie extrême-orientale. Elle se développe dans un milieu naturel très difficile : climat hypercontinental, permafrost, sols podzoliques, immenses marécages liés à la débâcle printanière des fleuves.

Plus au sud encore, la forêt s’enrichit de feuillus (bouleaux, charmes, peupliers, chênes, érables) et devient une forêt mixte puis une forêt de feuillus, là où les sols sont les plus favorables (sols bruns forestiers). Les forêts de feuillus couvrent principalement la partie orientale de la plaine européenne ainsi que le sud de la Russie extrême-orientale (vallée de l’Amour, vallée de l’Oussouri). Au total, la forêt couvre les deux tiers du pays.

Vers le sud, la forêt se dégrade en une steppe boisée, aujourd’hui presque entièrement défrichée et mise en culture, puis laisse la place, en raison de la sécheresse croissante, à une steppe (prairie naturelle à graminées). Celle-ci s’étend, sur une largeur de 200 à 500 km, sur la plaine nord caucasienne et sur la partie méridionale de la Sibérie occidentale, jusqu’à l’Ob. Elle se développe sur des terres noires très fertiles (tchernoziom).

2.4. 2

Faune

La diversité des climats et de la végétation ont permis le développement d’une vie animale abondante et variée. La côte arctique et nord-pacifique, domaine de la toundra, est peuplée d’ours blancs, de phoques, de morses, de renards polaires, de rennes, de lièvres des neiges, de perdrix blanches et de hiboux polaires. La taïga est l’habitat des élans, des ours bruns, des rennes et de nombreux animaux à fourrure (lynx, zibelines, renards argentés). Les forêts de feuillus sont habitées par des sangliers, des cerfs, des loups, des renards et des visons. Les forêts du sud de l’Extrême-Orient sont connues pour abriter les grands tigres de l’Oussouri, des léopards, des ours et des cerfs. La steppe est le domaine des rongeurs (marmotte, hamster), des antilopes, des putois, des renards tatars. La région du Caucase possède une faune particulièrement abondante : chèvres des neiges, chamois, cerfs du Caucase, sangliers, léopards, hyènes, chacals et ours.

2.5

Ressources et contraintes du milieu naturel

La Russie, en raison de son extension, dispose d’énormes ressources végétales, hydrauliques et minérales. Elle est potentiellement autosuffisante pour la plupart de ses approvisionnements, excepté les denrées et produits tropicaux. Elle possède des sols extrêmement fertiles (tchernoziom) et des ressources forestières considérables (environ un quart des réserves mondiales).

Le potentiel hydraulique est énorme (irrigation, production d’hydroélectricité). Certains fleuves ont un débit très important (8 060 m3/s pour la Volga, 20 000 m3/s pour l’Ienisseï). De grands barrages ont été construits sous le régime soviétique dans la plaine européenne (Don, système Volga-Kama, Kouban) et en Sibérie (systèmes Ienisseï-Angara et Ob-Irtych).

La Russie est extrêmement riche en ressources minérales. Son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales. Celles-ci se localisent principalement en Sibérie, en Extrême-Orient, dans les monts Oural et dans le nord du Caucase.

La Russie est particulièrement bien dotée en combustibles fossiles : les réserves de charbon sont énormes (un tiers des réserves mondiales) et se trouvent essentiellement dans la plaine européenne (bassin houiller du Donbass, bassin de Moscou, bassin de la Petchora), dans l’Oural et surtout en Sibérie (bassin houiller du Kouzbass, bassin de Kansk-Atchinsk) et en Extrême-Orient. D’énormes réserves restent inexploitées, telles que le bassin de la Toungouska qui couvre la plus grande partie de la Sibérie centrale. Les réserves d’hydrocarbures (pétrole et surtout gaz naturel) sont également considérables. Les principaux champs pétrolifères se trouvent en Sibérie occidentale, qui fournit la moitié de la production, et dans la région Volga-Oural (Second-Bakou), qui fournit pour sa part un tiers de la production. D’autres grands gisements de pétrole se trouvent au nord du Caucase et dans la partie nord de l’île de Sakhaline. Les principaux gisements de gaz naturel se situent à proximité des gisements de pétrole ainsi qu’en Sibérie septentrionale, le long du littoral arctique. Les réserves de pétrole, en Russie, sont estimées à 6,8 milliards de t (8e rang mondial) et celles de gaz naturel à 47 000 milliards de m3 (1er rang mondial).

Les réserves d’or de la Russie sont parmi les plus importantes du monde (Extrême-Orient, Sibérie occidentale et centrale, vallée de la Lena, Oural). Parmi les autres ressources minérales figurent le minerai de fer (Koursk), le manganèse, le nickel (Oural, péninsule de Kola), la bauxite (Oural, nord-ouest de la Russie d’Europe, Sibérie), le cuivre (Oural, Sibérie, région du lac Baïkal, péninsule de Kola), le plomb, le zinc, l’argent, l’étain (nord-est de la Sibérie), le mercure (territoire autonome des Tchouktches), l’amiante (Oural, Sibérie) ou encore le magnésium.

Toutefois, l’exploitation de ces ressources naturelles se heurte à la double contrainte des distances et d’un climat très rigoureux qui, en Sibérie et en Extrême-Orient, imposent des conditions techniques et de transport extrêmement coûteuses. Celles-ci ont eu pour effet de retarder la mise en valeur de ces régions et de maintenir leur isolement. Le climat apporte également des limitations graves aux activités humaines, notamment économiques. Le froid constitue un sérieux handicap pour les transports terrestres, fluviaux et maritimes : l’océan Arctique est gelé presque toute l’année ; les côtes des mers d’Okhotsk et du Japon sont bloquées par les glaces pendant de longs mois (environ trois mois à Vladivostok) ; les alternances de gel et de dégel provoquent d’importants dégâts dans les réseaux routiers et ferroviaires. Quant au potentiel agricole, il est à la fois limité par les contraintes climatiques et pédologiques (merzlota, podzols) qui restreignent considérablement la surface agricole utile.

Le milieu naturel est aujourd’hui fortement menacé en Russie. L’exploitation des ressources, des sols et l’industrialisation se sont faites sans le moindre souci de la protection de l’environnement et le résultat est un véritable désastre écologique. Le bilan de la situation écologique publié en 1989 établissait que 74 millions de personnes, soit un cinquième de la population totale de l’URSS, et 40 % de la population urbaine vivaient dans des zones considérées comme sinistrées, représentant 20 % du territoire. Le niveau de pollution atmosphérique de la plupart des grandes villes dépassait régulièrement les taux autorisés, en particulier dans les grandes zones de concentration industrielle (Donbass, Kouzbass, Oural, Moscou). La déficience des infrastructures et des équipements pour le traitement des déchets, l’utilisation irrationnelle des ressources, l’aberration de certains plans, les travaux d’irrigation et les constructions hydroélectriques mal programmés, l’emploi abusif des engrais, sont autant de facteurs qui ont contribué à la pollution des eaux, des airs et des sols. Aujourd’hui, les États indépendants doivent faire face aux problèmes d’environnement dont ils ont hérité : les centrales nucléaires obsolètes, notamment en Ukraine (Tchernobyl) et en Biélorussie, l’assèchement de la mer d’Aral pour le Kazakhstan et l’Ouzbékistan sont parmi les exemples les plus connus. Cependant en Russie, comme dans la plupart des anciennes républiques soviétiques, aucune véritable politique n’a été mise en place. Dans ces États en pleine mutation, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Les partis écologistes sont encore très peu influents en Russie et les poissons mutants de la Volga comme les centrales nucléaires où l’accident menace quotidiennement ne sont pas sur le point de disparaître.

3

Population et société

3.1

Démographie et peuplement

Les chiffres présentés ci-dessous reposent sur des estimations, établies depuis le recensement de 1989, qui permettent de rendre compte des grandes tendances de la démographie russe.

Page précédente
| | | | | | | | | ... 
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft