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    en:Russia DEBUT_CHIFFRES_CLES ; Superf.; 17 075 milliers de km2; Pop.; 144,8 millions; PNB; 253,0 mds de dollars (2001); PNB/hab.; 1 750 dollars (2001); Croiss.; 5 % (2001)

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Russie

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Russie : drapeau et hymneRussie : drapeau et hymne
Plan de l'article
4.4. 2

Transports

Les réseaux de transports sont restés la propriété de l’État. Le réseau global est beaucoup moins dense que dans la plupart des pays développés. Il se heurte au redoutable problème de l’immensité. Le gouvernement soviétique a largement favorisé le transport ferroviaire au détriment de la route. Aujourd’hui, les transports (fret et passagers) en Russie sont dominés par le chemin de fer, et le trafic routier ne joue qu’un rôle secondaire. Le réseau ferroviaire est dense dans la plus grande partie de la Russie d’Europe, au sud de Saint-Pétersbourg. Il est, par contre, très lâche en Sibérie et en Russie extrême-orientale. Il supporte le plus lourd trafic de marchandises du monde. Le Transsibérien joue un rôle très important, notamment en Sibérie occidentale. Une nouvelle ligne, la Baïkalo-Amourskaïa Maguistral, ou BAM, (4 300 km), construite en 1930 et 1989, double désormais le Transsibérien, en Sibérie orientale, jusqu’au Pacifique.

Des lignes aériennes assurent cependant une grande partie des déplacements à longue distance et, jusqu’au début des années 1990, Aeroflot, la compagnie aérienne nationale, possédait la première flotte au monde.

Le gouvernement soviétique a fortement négligé le transport routier en raison du coût élevé de la construction et de l’entretien des routes. Il existe peu de routes ayant plus de deux voies de circulation et elles sont souvent en piteux état.

À la fin des années 1980, l’URSS possédait la plus grande flotte marchande du monde, avec plus de 6 700 vaisseaux et un déplacement total de 29,2 millions de tonneaux. Les principaux ports de commerce sont Novorossisk sur la mer Noire, Saint-Pétersbourg et Kaliningrad sur la mer Baltique, Nakhodka, Vostotchni, Vladivostok et Vanino sur le Pacifique, Mourmansk et Arkhangelsk sur l’océan Arctique.

La Volga est la principale voie navigable en Russie et elle assure plus de la moitié des transports fluviaux. La navigation y a été facilitée par la construction de sept grands barrages et des canaux Volga-Don au sud et Volga-Baltique au nord, qui assurent chacun un débouché maritime. Rybinsk, Nijni-Novgorod, Samara, Volgograd et Astrakhan sont les principaux ports fluviaux de la Volga. Rostov-sur-le-Don est un autre port important, sur la mer d’Azov, à l’embouchure du Don. Les ports de Moscou sont reliés à la Volga par le canal de Moscou. En Sibérie et en Russie extrême-orientale, les cours d’eau sont les seuls moyens de transport dans les régions qui ne sont pas desservies par le chemin de fer. La plupart des rivières sibériennes, en particulier la Lena, l’Ienisseï et l’Ob, coulent vers le nord pour se jeter dans l’océan Arctique, ce qui réduit leur intérêt dans une région dominée par le trafic est-ouest. L’Amour, qui coule vers l’est, est la principale voie navigable en Extrême-Orient russe.

Un important réseau d’oléoducs et de gazoducs permet de relier les zones productrices d’hydrocarbures (Sibérie occidentale et septentrionale, région Volga-Oural) vers les foyers de consommations de Russie occidentale et d’autres pays européens.

4.4. 3

Tourisme

Le tourisme est une importante source de devises pour la Russie. Le secteur touristique était florissant sous le régime soviétique. Une énorme organisation gouvernementale, l’Intourist, s’occupait alors de toutes les formalités touristiques et de nombreux magasins en devises beriozka furent créés pour vendre une grande variété de souvenirs aux touristes étrangers. Les voyages des étudiants étaient organisés par Spoutnik, le bureau international de voyages des jeunes. L’URSS recevait ainsi près de 7 millions de visiteurs chaque année, dont un peu plus de la moitié en provenance des pays de l’Europe de l’Est.

Le gouvernement soviétique encourageait également le tourisme intérieur. La Russie possède en effet une grande variété d’attractions touristiques : culturelles et historiques comme les villes de Saint-Pétersbourg et de Moscou, les résidences des tsars près de Saint-Pétersbourg, le circuit de l’Anneau d’or dans les environs de Moscou, ou encore tourisme balnéaire sur la « riviera » russe (stations de la mer Noire) très prisée par les vacanciers russes et étrangers. Les croisières sur la Volga et les voyages en Transsibérien attirent également de nombreux touristes.

En 1995, le tourisme individuel est encore quasiment inexistant chez les étrangers qui se rendent en Russie. L’immensité du pays, les formalités fastidieuses, le manque de repères face à un système resté « soviétique » à bien des égards et peu compréhensible pour le visiteur occidental, les lacunes en matière d’infrastructures et enfin la réputation d’insécurité sont autant de facteurs qui incitent aux voyages organisés.

4.5

Commerce extérieur

De la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1980, les principaux partenaires commerciaux de l’URSS furent, pour des raisons politiques, des pays socialistes, notamment ceux de l’Europe de l’Est. Cependant, même avant les bouleversements politiques de la fin des années 1980, l’URSS et ses principaux partenaires socialistes se virent dans l’obligation d’importer les technologies plus avancées des pays occidentaux. En 1987, les pays du Conseil d’assistance économique mutuelle (CAEM) absorbaient 60 p. 100 des exportations et fournissaient 64 p. 100 des importations de l’URSS. Parmi les pays socialistes, l’Allemagne de l’Est était le principal partenaire commercial de l’URSS, suivie par la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Hongrie et la Bulgarie. Les principaux partenaires commerciaux de l’URSS hors du bloc communiste étaient la Finlande, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie et le Japon.

À partir des années 1990, le commerce extérieur russe a subi une profonde mutation. Les pays de l’Union européenne, et notamment l’Allemagne, sont devenus les principaux fournisseurs (40 p. 100 des importations en 1995 dont 14,1 p. 100 pour l’Allemagne) et les principaux clients (35,7 p. 100 des exportations dont 7,7 p. 100 pour l’Allemagne) de la Russie, tandis que la part de la CEI n’a cessé de chuter (28,2 p. 100 des importations en 1995 contre 47,2 p. 100 en 1990 ; 17,3 p. 100 des exportations en 1995 contre 69,9 p. 100 en 1990).

Le commerce extérieur de la Russie, excédentaire en 1995, a toutefois fortement chuté pour ce qui est du volume des affaires. Le montant total des importations s’élevait à 75 milliards de dollars en 2004 (contre 82,9 milliards en 1990), celui des exportations à 181 milliards de dollars (contre 80,9 milliards en 1990). Les produits énergétiques représentaient 44,3 p. 100 des exportations, les produits alimentaires 35,9 p. 100 des importations. En 1992, le troc, principalement avec les anciennes républiques soviétiques, constituait encore près de 40 p. 100 des exportations et près de 26 p. 100 des importations totales.

5

Histoire

5.1

Les origines du peuple russe

À l’ère préchrétienne, le vaste territoire, qui va devenir la Russie, est faiblement peuplé de tribus nomades. Le nord, région couverte de vastes forêts et presque totalement inconnue, est habité par des tribus indo-européennes qui sont plus tard désignées sous le nom collectif de Slaves, les ancêtres des Russes. Le sud, beaucoup plus grand et déjà familier des Anciens, comprend une région mal délimitée, la Scythie, située au nord de la mer Noire, qui est occupée successivement par différents peuples : les Cimmériens, d’origine indo-européenne (IXe siècle av. J.-C.), les Scythes, d’origine iranienne (VIIIe-IIIe siècles av. J.-C.) et les Sarmates, peuple indo-iranien (IIIe siècle av. J.-C.-IIe siècle apr. J.-C.). Les marchands et les colons grecs fondent, à partir du VIIe siècle av. J.-C., des comptoirs commerciaux et des villes, essentiellement sur la côte nord de la mer Noire et en Crimée, dans cette région connue alors sous le nom de Chersonèse Taurique et qui devient un protectorat romain en 63 av. J.-C.

5.1. 1

Les premiers habitants

Les mouvements migratoires de peuples exogènes sont facilités par la topographie et par la présence de grandes étendues de plaines ouvertes. Invasions successives, création d’établissements et assimilation de nouveaux éléments ethniques en sont les conséquences. C’est ainsi que, dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les habitants de Scythie sont remplacés par les Goths, peuple germanique venu de Scandinavie, qui créent un royaume sur la mer Noire (IIIe-IVe siècles). Ils sont ensuite expulsés par les Huns, peuple asiatique turco-mongol, qui conservent le territoire de l’actuelle Ukraine et la région de la Bessarabie jusqu’à la défaite de leur roi Attila à la bataille des champs Catalauniques en Gaule en 451. Viennent ensuite les Avars, les Magyars (Hongrois), puis, à partir du VIIIe siècle, les Khazars, qui restent dans la région jusque vers le milieu du Xe siècle.

Au cours de cette longue période d’invasions, les Slaves du nord-est du Caucase se dispersent. Au sud, ils entrent en contact avec les peuples d’origine iranienne ; au nord, ils se mêlent aux Baltes, aux Finnois, aux Scandinaves. C’est à cette époque que commence à se dessiner la carte de la répartition des populations de la région : les tribus occidentales évoluent graduellement en Moraves, Polonais, Tchèques et Slovaques ; les tribus méridionales en Serbes, Croates, Slovènes et Bulgares slavisés ; les tribus orientales en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.

Les Slaves orientaux deviennent des commerçants renommés et le réseau des cours d’eaux qui prennent leur source dans les hauteurs du plateau du Valdaï facilite la création de postes commerciaux, en particulier les villes de Kiev au sud et Novgorod au nord. Les marchandises peuvent ainsi être acheminées de la Baltique à la mer Noire. L’expansion et la plupart des mouvements migratoires des Slaves orientaux se produisent à partir de ces collines ; le contrôle de cette région stratégique est un élément important de la domination russe sur l’est de l’Europe.

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