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Plan de l'article
Présentation ; Le vêtement dans l'Antiquité ; L'histoire du vêtement en Occident ; Le vêtement dans le monde non occidental
vêtement, histoire du, ensemble des pièces d'habillement qui couvrent le corps humain pour le protéger et le parer. Le vêtement est avant tout le moyen élaboré par l'Homme pour se protéger des variations climatiques de la région dans laquelle il vit. Le vêtement dépend alors de la protection qu'on en attend, des matériaux disponibles et de la manière de les employer. Toutefois, l'existence du vêtement sous des climats chauds et peu variables révèle d'autres motivations liées à l'organisation de la société. On note ainsi des différences entre les sexes, les classes et les fonctions sociales (voir Uniformes militaires). Ces paramètres ont défini des traditions qui ont été plus ou moins conservées selon les régions du monde. Dans la civilisation occidentale, les traditions vestimentaires semblent avoir subi de profondes modifications au cours des siècles tandis que, dans les pays non occidentaux, elles ont parfois perduré, sans connaître de bouleversements profonds, jusqu'au XXe siècle.
Adapté au climat chaud et humide et au désir de propreté lié à l'exigence spirituelle de pureté, le costume égyptien était en lin. La pièce principale du vêtement masculin était la shenti, grand rectangle de tissu que l'on ceignait autour des reins et à laquelle s'ajouta vers 1500 av. J.-C. la calasiris, large tunique très fine retenue par une ceinture. Le soush était une sorte de grande cape qui s'enroulait autour de la taille avant de se draper sur les épaules. Les femmes étaient généralement vêtues d'un fourreau ajusté, enrichi de perles et recouvert, à partir de la XVIIIe dynastie, de draperies transparentes. La longueur des vêtements dépendait de la position sociale de l'individu.
Le pagne porté par les hommes était presque identique à la shenti égyptienne tandis que le costume des Crétoises était sans doute unique dans les civilisations méditerranéennes. Les jupes à étage et resserrées en forme de cloche, ainsi que les corsets ajustés des femmes, faisaient preuve d'une sophistication et d'une structure sans équivalent dans le reste du monde antique.
Les exemples les plus anciens du vêtement syrien et phénicien nous sont connus grâce à la sculpture de l'époque. Ils témoignent d'une évolution étroitement liée à celle du costume égyptien. Les hommes et les femmes portaient un grand morceau de tissu rectangulaire proche de la shenti à la décoration assez somptueuse. Il était enroulé autour du corps et noué au-dessus de l'épaule. Cette forme rectangulaire survécut pendant de nombreux siècles — constante vestimentaire à laquelle on ajoutait une encolure ou une ouverture pour le bras. Plus au nord, on constate l'existence de vêtements plus élaborés et plus ajustés, comportant une certaine ressemblance avec la calasiris. Ils étaient portés avec des capes et des tabliers enroulés autour de la taille. Hébreux, Assyriens et Babyloniens portaient une tenue longue, proche de la calasiris égyptienne, mais agrémentée de manches et portée avec de grandes capes. Ces vêtements avaient une apparence raide, avec des bords frangés, des pompons et des angles carrés ou arrondis. Il faut noter l'originalité du costume des prêtres de Babylone, fabriqué à partir d'un long triangle de tissu, et porté de telle façon que la bordure à franges était enroulée transversalement autour du corps, d'une manière qui rappelle les ziggourats à spirales de Babylone.
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