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Indépendance américaine, guerre de l'

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Soldats américains de la guerre d'IndépendanceSoldats américains de la guerre d'Indépendance
Plan de l'article
3.1. 3

La bataille de Bunker Hill

Pendant ce temps, le général Gage reçoit des renforts. Sa garnison, désormais forte de 8 000 hommes, est en mesure de tenir les hauteurs qui surplombent Boston, au nord à Charlestown et au sud à Dorchester. Les colons ont vent de cette intention et, la nuit du 16 au 17 juillet 1775, 1 200 d’entre eux, sous les ordres du colonel William Prescott, occupent Breed’s Hill, dominant ainsi Charlestown et le front de mer de Boston, et commencent à se retrancher. C’est la bataille de Bunker Hill. Le 17 juin, le général Gage dépêche le général William Howe, accompagné d’environ 2 500 hommes de l’infanterie britannique, pour prendre la position. Les Britanniques remportent la victoire puisqu’ils font fuir les miliciens de Breed’s Hill. Pourtant, compte tenu des pertes infligées, ce sont les colons qui sortent vainqueurs de ce combat.

La nouvelle de la bataille de Bunker Hill et la pétition au roi arrivent en même temps à Londres. George III déclare la motion irrecevable et proclame le 23 août que la Nouvelle-Angleterre est en état de rébellion. Au moment où est connue l’ampleur des pertes britanniques à la bataille de Bunker Hill, le gouvernement se rend compte qu’il se trouve face à une véritable guerre, et remplace le général Gage par le général Howe.

3.1. 4

Le siège de Boston

Le 2 juillet 1775, George Washington prend le commandement des forces américaines, avec un effectif total oscillant entre 13 000 et 17 000 soldats (les hommes pouvant se démobiliser à leur gré). Il consacre ses premiers efforts à l’entraînement et à la réorganisation de l’armée. Ne pouvant pas envisager le siège de Boston sans artillerie lourde, il doit attendre l’hiver.

En août, les forces américaines sous les ordres du général Richard Montgomery envahissent le Canada. Elles prennent Montréal en novembre mais, le mois suivant, après avoir été rejoints par une deuxième force commandée par Arnold, les Américains sont battus à Québec, où le général Montgomery est tué.

Pendant l’hiver de 1775-1776, le colonel Henry Knox (chef d’artillerie de George Washington) amène 59 canons lourds et mortiers de Fort Ticonderoga à Boston. La nuit du 4 mars 1776, le général Washington occupe les hauteurs de Dorchester, surplombant Boston au sud. Surpris, le général William Howe réalise que, s’il veut conserver l’entrée maritime de Boston, il doit s’emparer de ces hauteurs hérissées de canons. Il décide d’embarquer ses 11 000 hommes et plus de 1 000 loyalistes le 17 mars pour se diriger vers Halifax (Nouvelle-Écosse).

3.2

1776, année charnière

3.2. 1

L’invasion britannique par le nord

Le général britannique Howe s’est simplement retiré pour se réorganiser et recevoir des renforts. George Washington prévoit que lorsque Howe reviendra, la ville de New York, avec son vaste port et l’accès immédiat à l’intérieur du pays offert par la baie d’Hudson, sera très probablement la place d’où les Britanniques déclencheront leur invasion.

Le 29 juin 1776, le général Howe arrive au large de Sandy Hook (New Jersey) avec une flotte commandée par son frère, l’amiral Richard Howe. Au total, cette force compte près de 32 000 hommes, dont 8 000 mercenaires allemands. Le général Howe attend pratiquement deux mois avant de tenter un débarquement en force. Pour faire face à cette attaque, George Washington dispose de moins de 20 000 hommes, dont pratiquement la moitié de soldats inexpérimentés.

3.2. 2

La Déclaration d’Indépendance

En novembre 1775, le désir de réconciliation avec la métropole qu’affichent les sudistes s’évanouit lorsque le gouverneur de Virginie, lord John Dunmore, offre la liberté aux esclaves qui se sont rebellés contre leurs maîtres pour rejoindre l’armée britannique. L’idée d’indépendance gagne un soutien populaire massif à la suite de la publication, en janvier 1776, du pamphlet le Sens commun (Common Sense) de Thomas Paine. Ce pamphlet, publié anonymement, attaque George III en le traitant de « brute royale » et condamne le régime monarchique. Les arguments de Paine sont décisifs. Le 4 juillet 1776, le Congrès continental proclame la Déclaration d’Indépendance, stipulant que les colonies « sont et doivent de droit être des États libres et indépendants ». Durant la suite du conflit, les Américains ne se considèrent plus comme des sujets britanniques rebelles, mais comme des citoyens d’une nation souveraine repoussant l’invasion d’une puissance étrangère.

3.2. 3

Les batailles autour de New York

Les troupes américaines sont repoussées vers Brooklyn Heights, où elles perdent la bataille de Long Island. Dans la nuit du 29 au 30 août 1776, elles doivent traverser l’East River en direction de Manhattan. Se déplaçant toujours avec beaucoup de précaution, le général William Howe repousse vers le nord les forces américaines de George Washington. Une escarmouche sans importance sur l’île de Manhattan est suivie par la bataille de White Plains (28 octobre 1776), d’où personne ne sort vraiment vainqueur. En novembre, les forces de William Howe prennent les deux forts que George Washington a construits pour éloigner la flotte britannique de la rivière Hudson. Le général Washington se replie dans le New Jersey en direction du sud-ouest puis, le 8 décembre 1776, traverse la rivière Delaware pour se rendre en Pennsylvanie. Convaincu que les insurgés sont complètement battus et que le Congrès continental va demander la paix, le Britannique Howe ne poursuit pas Washington. Il se contente d’établir plusieurs avant-postes dans le New Jersey et d’installer ses quartiers d’hiver en attendant le printemps.

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