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Indépendance américaine, guerre de l'

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Soldats américains de la guerre d'IndépendanceSoldats américains de la guerre d'Indépendance
Plan de l'article
3.2. 4

Les batailles de Trenton et Princeton

Le général Howe n’a pas sous-estimé la faiblesse de l’armée américaine à la fin de 1776 ; celle-ci se compose de moins de 3 000 hommes, mal habillés, mal équipés et mal nourris. Malgré les efforts déployés pour recruter de nouveaux hommes, peu de citoyens veulent rejoindre une armée qui paraît sur le point de s’écrouler. La défaite totale et la fin de la nouvelle nation semblent inévitables mais, par un coup de maître tactique, le général Washington parvient à réveiller l’espoir.

La nuit de Noël 1776, sous une tempête aveuglante, George Washington fait traverser le fleuve Delaware à ses hommes et, par surprise, écrase quelque 1 200 soldats de la Hesse à Trenton, en faisant plus de 900 prisonniers. Le 3 janvier 1777, le général américain frappe encore en mettant en déroute trois régiments britanniques au cours de la bataille de Princeton. Il prend ensuite une solide position sur les hauteurs de Morristown, au nord du centre du New Jersey. Les Britanniques se replient à New York, en laissant à l’armée des insurgés le contrôle total du New Jersey.

3.3

La campagne de 1777-1778

Pour la campagne de 1777, la stratégie britannique est entre les mains du secrétaire d’État chargé des affaires américaines, lord George Germain, qui s’engage à étouffer la rébellion avant la fin de l’année. Il veut diviser en deux les colonies en séparant la Nouvelle-Angleterre (déjà isolée par la mer) des colonies du Sud, grâce aux armées respectives du général Howe et du général de division John Burgoyne.

3.3. 1

La bataille de Saratoga

Le général Burgoyne, avec environ 7 000 hommes, réussit tout d’abord. Le 6 juillet 1777, il prend Fort Ticonderoga et, le 29 juillet, il a atteint la partie supérieure du fleuve Hudson, où il attend du ravitaillement du Canada. Entre-temps, il envoie un groupe de mercenaires de la Hesse vers l’est, dans le Vermont. Ce corps est mis en pièces lors de la bataille de Bennington par des miliciens du Vermont et du New Hampshire. Non seulement la bataille coûte beaucoup d’hommes à Burgoyne mais elle incite aussi les colons à s’engager dans la milice. En septembre, Burgoyne continue vers le sud, mais ses effectifs sont réduits lors des deux batailles qui se déroulent à proximité de Bemis Heights avec les miliciens et l’armée continentale, commandés par le général de division Horatio Gates. Le 17 octobre, John Burgoyne est contraint de se rendre au général Gates, avec un effectif de moins de 5 000 hommes.

3.3. 2

La prise de Philadelphie par les Britanniques

Lord Germain approuve à la fois le plan de Burgoyne, qui prévoit que les troupes britanniques coupent la Nouvelle-Angleterre des colonies du Sud, et celui de Howe, qui consiste à se déplacer vers le sud avec le gros de l’armée et à attaquer Philadelphie. Le 25 août 1777, le général Howe débarque à l’extrémité de la baie de Chesapeake et avance sur Philadelphie. George Washington tente vainement de le maîtriser à Brandywine Creek (Pennsylvanie) mais, le 26 septembre, William Howe pénètre dans Philadelphie. Avant son arrivée, le Congrès continental a fui à York (Pennsylvanie), puis à Baltimore. Le 4 octobre, George Washington attaque William Howe à Germantown, au nord de Philadelphie, mais est battu après un combat acharné. Le général Washington, avec environ 11 000 hommes, prend ensuite ses quartiers d’hiver à Valley Forge.

3.3. 3

L’alliance entre Américains et Français

L’année 1777 marque le tournant de la guerre en faveur de la cause américaine. La France, battue par le Royaume-Uni en 1763, envoie secrètement de l’argent et du ravitaillement aux colons depuis le début du conflit. Ainsi, à l’été 1777, le jeune marquis de La Fayette, avec une troupe de volontaires équipée à ses frais, s’est porté aux secours des insurgés. La Fayette et le général J. de Kald (Français d’origine bavaroise), bientôt suivis par le général prussien et baron Friedrich Wilhelm von Steuben et deux officiers polonais, leur apprennent les principes de la manœuvre sur le terrain et l’utilisation rationnelle de l’artillerie et de la cavalerie. Après avoir combattu en Virginie, La Fayette revient provisoirement en France, et soutient Benjamin Franklin dans sa négociation pour obtenir le soutien officiel de la France. Convaincu de la solidité de la cause américaine grâce à la victoire des insurgés à Saratoga, le roi Louis XVI, qui a reconnu l’indépendance des colonies britanniques d’Amérique le 17 décembre 1777, signe deux traités le 6 février suivant : le premier est un traité d’amitié et de commerce ; le second prévoit l’alliance des deux nations en cas de déclaration de guerre du Royaume-Uni à la France. L’aide déterminante de la France se concrétise par l’envoi d’armes, de soldats, de navires de guerre et d’importants subsides.

La guerre entre les Couronnes de France et d’Angleterre éclate en juin 1778. Dès avril 1778, une flotte française de dix-sept vaisseaux, commandée par le vice-amiral Charles Henri Jean-Baptiste, comte d’Estaing, vogue vers l’Amérique. Avertis par les émissaires de l’amirauté, l’amiral Richard Howe et le général sir Henry Clinton (successeur de William Howe à la tête des troupes britanniques à Philadelphie) décident de quitter immédiatement la ville. Ils craignent que la puissante flotte de d’Estaing n’interrompe leur liaison maritime avec New York. De nombreux loyalistes embarquent avec l’équipement militaire lourd sur les bateaux de l’amiral Howe et atteignent New York sains et saufs. Le général Clinton évacue Philadelphie et avance dans le New Jersey, vers le nord. Il est poursuivi par George Washington qui le dépasse et l’attaque à Monmouth, le 28 juin 1778, mais ne réussit pas à prendre le dessus.

La flotte française de d’Estaing arrive au large de l’embouchure du fleuve Delaware le 8 juillet 1778, découvre que la flotte britannique s’est enfuie, et atteint Sandy Hook le 14 juillet. De là, le vice-amiral français décide de faire sortir les Britanniques de Newport dans la colonie de Rhode Island. Il en est cependant empêché par la tactique de l’amiral Howe et par une tempête de grêle qui disperse les deux flottes. D’Estaing rallie ensuite Boston pour remettre sa flotte en état, et part pour les Antilles le 4 novembre 1778.

3.4

Vers la fin de la guerre

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