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Guerre mondiale, PremièreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les causes de la guerre ; L’embrasement ; 1914 : la guerre de mouvement ; 1915 : l'enlisement du conflit ; 1916 : l'impasse ; 1917 : crise morale et entrée en guerre des États-Unis ; 1918 : la victoire des Alliés ; Bilans de la guerre
L’année 1917 est marquée par une profonde crise morale dans la plupart des pays d’Europe, épuisés par trois années de guerre. Côté allié, la défection russe est compensée par l’engagement américain.
Au début de l’année 1917, l’attitude défensive des Allemands — qui, en février, réduisent leurs lignes de front pour économiser leurs troupes, et qui se sont repliés sur la ligne Hindenburg — convainc le général Nivelle d’engager une offensive massive pour rompre les lignes allemandes sur le front occidental.
Opérée afin de faciliter l’offensive de Nivelle, la troisième bataille d’Artois se déroule près d’Arras, entre le 9 avril et le 21 mai 1917. Les 9 et 10 avril, les troupes canadiennes s’emparent héroïquement de la crête de Vimy, solidement fortifiée et farouchement défendue, alors que les forces britanniques avancent de 6 km, ce qui constitue un éphémère succès.
En revanche, l’offensive du Chemin des Dames organisée par Nivelle, le 16 avril 1917, est un désastre total : les pertes s’élèvent à 147 000 hommes, dont 40 000 tués et plus de 100 000 blessés, en moins de deux semaines. Elle provoque une crise morale profonde dans tout le pays et dans l’armée, qui est agitée par des mutineries. Le général Nivelle, responsable de cette attaque imprudente, est remplacé le 15 mai par le général Pétain. La politique du nouveau commandant est de rester sur la défensive en attendant l’arrivée des troupes américaines. Il se contente de lancer quelques offensives limitées et soigneusement préparées, couronnées de succès à Verdun (août) et à La Malmaison (octobre).
Dès le 17 avril 1917, la défaite sanglante du Chemin des Dames provoque des rébellions au sein de l’armée. Jusqu’au 10 juin, on recense 230 mutineries (refus de monter au front, refus d’obéir), dont près de 40 000 mutins dans les premiers jours. La répression est sévère (pratique de la décimation), mais relativement limitée (42 exécutions officielles). Le général Nivelle limogé, Philippe Pétain s’efforce de calmer les esprits et d’améliorer la condition des soldats (permissions, ravitaillement, etc.).
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