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Guerre mondiale, PremièreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les causes de la guerre ; L’embrasement ; 1914 : la guerre de mouvement ; 1915 : l'enlisement du conflit ; 1916 : l'impasse ; 1917 : crise morale et entrée en guerre des États-Unis ; 1918 : la victoire des Alliés ; Bilans de la guerre
En septembre, après la perte de Brest-Litovsk (25 août) et de Vilna (18 septembre), les Russes stabilisent le front le long d’une ligne nord-sud, de Riga à la frontière roumaine, entrant eux aussi dans la période des guerres de tranchées. Près de la moitié des armées tsaristes sont hors de combat (900 000 prisonniers et 700 000 blessés), mais les Allemands ne sont pas parvenus à les contraindre à une paix séparée. Néanmoins, le front de l’Est est stabilisé de Riga à Czernowitz. Dans le Caucase, en revanche, les Russes reprennent aux Turcs la plupart des territoires perdus.
L’Italie, qui a été membre de la Triple-Alliance et qui s’est prononcée pour la neutralité au début du conflit, mène des discussions avec les belligérants afin d’obtenir des garanties sur ses prétentions territoriales quant aux terres irrédentes, dans la région de Trentin et d’Istrie (voir irrédentisme). Elle obtient ces garanties (accords de Londres en avril 1915) et entre en guerre contre l’Empire austro-hongrois le 23 mai 1915. Au cours de l’année 1915, la guerre des tranchées en Italie est marquée par quatre batailles indécises, opposant les deux armées sur le fleuve Isonzo (29 juin-7 juillet, 18 juillet-10 août, 18 octobre-3 novembre et 10 novembre-10 décembre).
Au début de l’année 1915, l’avancée des Turcs ottomans dans le Caucase russe incite le tsar à demander le soutien du Royaume-Uni. En outre, les détroits contrôlés par la Sublime Porte (nom donnée au gouvernement ottoman) constituent un objectif stratégique majeur, car d’une part ils ferment l’accès de la Russie à la Méditerranée, et d’autre part leur prise permettrait à la Russie de rompre son isolement.
À l’instigation de Winston Churchill, premier lord de l’Amirauté, le Royaume-Uni décide d’organiser une expédition contre l’Empire ottoman. En février 1915, une flotte commandée par le général Ian Hamilton entame le bombardement des forts turcs des Dardanelles. La stratégie est un échec, la flotte perdant un tiers de ses navires, endommagés par des mines flottantes devant Çanakkale (18 mars). Une invasion par voie terrestre est alors décidée. En avril, un corps expéditionnaire d’Alliés (divisions françaises, britanniques et australiennes) effectue un premier débarquement sur la presqu’île de Gallipoli, puis un second en août, après l’arrivée de plusieurs divisions britanniques supplémentaires. La résistance farouche des Turcs, commandés par Mustafa Kemal Pacha et soutenus par les Allemands, ainsi que la stratégie médiocre du commandement allié, font de l’expédition des Dardanelles un désastre (144 000 morts et blessés). Après des mois de stagnation sur le front, les Alliés décident, le 9 janvier 1916, de procéder à l'évacuation de leurs troupes.
Contre l’Empire ottoman, les Britanniques ont ouvert un front au Proche-Orient (en Mésopotamie) dès novembre 1914. Les forces britanniques de l’Inde battent les Turcs à plusieurs reprises. Mais au cours de la bataille de Ctésiphon (sud-est de Bagdad), le 24 novembre 1915, les armées ottomanes réussissent à contenir la progression, vers Bagdad, des Britanniques, qui doivent se replier sur Al Kut. À Suez, en revanche, ces derniers parviennent à repousser la menace turque.
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