Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Guerre mondiale, Première et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Guerre mondiale, Première |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 8 sur 17
Guerre mondiale, PremièreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les causes de la guerre ; L’embrasement ; 1914 : la guerre de mouvement ; 1915 : l'enlisement du conflit ; 1916 : l'impasse ; 1917 : crise morale et entrée en guerre des États-Unis ; 1918 : la victoire des Alliés ; Bilans de la guerre
Dans les Balkans, afin d’apporter leur soutien à Belgrade, les troupes franco-britanniques rapatriées des Dardanelles forment une tête de pont à Salonique (5 octobre), malgré l’opposition du roi grec Constantin Ier qui défend la neutralité de son pays. Avec l’aide de la Bulgarie (laquelle déclare la guerre à la Serbie le 14 octobre), les forces austro-allemandes du général August von Mackensen envahissent la Serbie (6 octobre). Les Serbes subissent une déroute et, le 23 novembre, effectuent une difficile retraite à travers le Monténégro et l’Albanie. Ils trouvent refuge dans l’île grecque de Corfou, occupée par les Alliés en janvier 1916. Les troupes franco-britanniques de Serbie se retirent à Salonique, où elles raffermissent leurs positions.
Dès septembre 1914, les Alliés ont proclamé le blocus naval à l’encontre de l’Allemagne, mais celle-ci parvient encore à se ravitailler par les ports neutres de Rotterdam, Bergen et Copenhague. À partir de février 1915, le Reich allemand entreprend une guerre sous-marine à l’encontre des Alliés. Ceux-ci répliquent par un blocus total de l’Allemagne, blocus qui mécontente les pays neutres. Le 7 mai, le torpillage du transatlantique britannique Lusitania fait 1 198 morts, dont 128 Américains. La protestation officielle des États-Unis contraint l’Allemagne à ajourner cette tactique de guerre.
Ayant repoussé les Russes hors de la Prusse-Orientale, de Galicie et de Pologne, les Allemands peuvent transférer quelque 500 000 soldats du front Est vers le front Ouest, afin d’y réaliser une percée décisive. Mais là, comme ailleurs, avec des fortunes diverses, rien de décisif ne se produit au cours de l’année 1916, et les systèmes défensifs mis en place se maintiennent d’une façon générale.
Le plan allemand, mis au point par le chef d’état-major Von Falkenhayn, prévoit de jeter d’énormes forces sur le camp retranché de Verdun, point saillant de la défense française, dans le but d’épuiser l’ennemi. De leur côté, le maréchal Joffre et son homologue britannique Douglas Haig prévoient de lancer en été une série d’offensives dans la Somme.
Le 21 février 1916, les Allemands noient Verdun sous un déluge d’artillerie. Ils gardent l’initiative pendant quatre mois, parvenant à prendre, au prix de luttes acharnées, les forts de Douaumont (25 février) et de Vaux (2 juin) et les fortifications de Thiaumont (23 juin). Mais la défense française s’organise sous le commandement du général Philippe Pétain, puis du général Georges Nivelle. Elle repousse une attaque générale du 9 au 10 avril, et le 24 juin à Souville. En août, Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff remplacent Von Falkenhayn au poste de chef d’état-major. Mais le sort de la bataille est joué. D’octobre à décembre, le général Charles Mangin désenclave la ville en reprenant les forts de Douaumont (24 octobre) et de Vaux (2 novembre). La durée de la bataille et l’étendue des pertes (360 000 Français et 330 000 Allemands) vont durablement marquer les esprits, et Verdun devient bientôt un symbole de la résistance française (voir bataille de Verdun).
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |