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Guerre mondiale, PremièreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les causes de la guerre ; L’embrasement ; 1914 : la guerre de mouvement ; 1915 : l'enlisement du conflit ; 1916 : l'impasse ; 1917 : crise morale et entrée en guerre des États-Unis ; 1918 : la victoire des Alliés ; Bilans de la guerre
La bataille de la Somme, qui débute le 1er juillet sous la direction du général Ferdinand Foch et se prolonge jusqu’à la mi-novembre, est menée essentiellement par les forces britanniques — les Français, épuisés par les combats de Verdun, ne peuvent engager que 16 des 40 divisions prévues. L’offensive permet de gagner 325 km2 de territoire, mais la tentative de percée échoue. Bataille de matériel alors que Verdun a pratiquement été un combat au corps à corps, la bataille de la Somme voit l’utilisation, pour la première fois, des tanks que les Britanniques déploient le 15 septembre près de Courcelette. En décembre, le général Nivelle succède à Joffre à la tête des armées françaises du Nord et du Nord-Est.
Sur le front oriental, en 1916, les Russes conduisent une offensive dans la région du lac Narocz, à environ 95 km au nord-est de Vilna (aujourd’hui Vilnius). Cette attaque, qui vise à soulager les Alliés à Verdun, est un échec total ; non seulement elle ne permet pas de détourner les Allemands du front de Verdun, mais en outre les Russes y perdent plus de 100 000 hommes. Répondant à l’appel des Italiens qui demandent une action les dégageant de la pression autrichienne dans le Trentin-Haut-Adige (voir plus loin), les Russes lancent une autre offensive, plus heureuse, en Bucovine et en Galicie. De juin à août 1916, le général Aleksis Akseïevitch Broussilov attaque les Autrichiens sur un front s’étendant de Pinsk à Tchernivtsi, au sud. Quand les renforts allemands arrivent du front occidental, les Russes ont progressé de 65 km et fait environ 500 000 prisonniers. Toutefois, ils ne peuvent s’emparer d’aucun de leurs deux objectifs : les villes de Kovel et de Lemberg. En outre, les très lourdes pertes subies (près d’un million de soldats) contribuent largement au découragement de l’armée.
La manœuvre des Russes incite la Roumanie à entrer en guerre aux côtés des Alliés (27 août 1916). Ses troupes pénètrent dans la province austro-hongroise de Transylvanie (août-septembre), mais sont rapidement repoussées. En même temps que les troupes bulgares et turques, les armées austro-allemandes du général Von Falkenhayn envahissent la Roumanie (novembre-décembre). À la mi-janvier 1917, le pays est entièrement conquis, donnant aux puissances d’Europe centrale des réserves de blé et de pétrole appréciables.
Sur le front italien, l’année 1916 voit une nouvelle bataille indécise sur l’Isonzo, la cinquième dans la région. Les Autrichiens lancent également une offensive dans le Trentin, en mai, destinée à percer les lignes ennemies pour prendre à revers ses positions sur l’Isonzo. Ils s’emparent d’une grande partie du Trentin, mais ne parviennent pas à enfoncer les lignes italiennes. Lors de la contre-attaque de juin-juillet, ceux-ci reprennent la plus grande partie des terres perdues. D’août à novembre, l’Isonzo connaît quatre nouvelles batailles indécises. La prise de Gorizia par les Italiens, le 9 août, est la victoire la plus significative.
En août 1916, l’armée serbe reconstituée à Corfou lance, aux côtés des Russes et des Italiens, une attaque contre les Bulgares et les Allemands sur le front de Salonique. Après quelques victoires, ils subissent une violente contre-attaque. Au début du mois d’octobre, une force franco-serbo-britannique entreprend la campagne de Macédoine pour soutenir la Roumanie menacée. Le 19 novembre, les troupes alliées s’emparent de Bitola et, en décembre, atteignent le lac d’Ohrid, à la frontière de l’Albanie et de la Macédoine. En Grèce, les puissances alliées accusent le roi Constantin Ier de favoriser les puissances d’Europe centrale, en dépit de sa neutralité officielle. Le 29 septembre, Éleuthérios Venizélos, hostile au monarque, forme à Salonique un gouvernement provisoire et, le 3 novembre, déclare la guerre à l’Allemagne et à la Bulgarie. Le roi Constantin Ier contrôlant toujours la capitale Athènes ainsi qu’une grande partie du pays, les Alliés imposent un blocus maritime pour le forcer à respecter sa neutralité. Le 19 décembre, le Royaume-Uni reconnaît officiellement le gouvernement provisoire grec.
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