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intelligence

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1

Présentation

intelligence, du latin intelligere, « comprendre », littéralement aptitude à comprendre. Hérité du langage de la philosophie et de la religion, ce concept caractérise d’abord une fonction propre à l’homme, entre l’animal et la divinité.

2

L’intelligence, une fonction complexe et multifactorielle

Le siège de l’intelligence est le cerveau. On estime que plus de 20 000 gènes sont impliqués dans le développement et le fonctionnement de ce dernier, et nombre de mutations sont responsables de déficiences mentales. Mais, à l’opposé d’organes comme le cœur, la maturation du cerveau se poursuit après la naissance, jusqu’à l’âge adulte, par deux voies : la myélinisation (production de la gaine de myéline, substance lipidique de couleur blanche qui entoure les fibres nerveuses et augmente la vitesse de propagation des influx nerveux) et l’organisation anatomique des synapses (zones de jonction entre les cellules nerveuses). Là, le rôle de l’environnement dans son ensemble est fondamental : santé, nutrition, stimulations sensorielles et psychiques, sont des éléments essentiels à une maturation normale. Ainsi, les capacités intellectuelles sont le fruit à la fois de facteurs génétiques complexes et, dans une grande proportion, de facteurs environnementaux.

3

Mesures de l’intelligence

En psychologie cognitive, l'intelligence est définie comme l'aptitude à acquérir savoir et compréhension et à en faire usage dans des situations nouvelles. L’intelligence est un processus qui crée une représentation mentale d’un problème, trouve dans la mémoire les informations liées au problème, et manipule cette représentation pour obtenir une solution. Le tout est stocké en mémoire pour résoudre un problème ultérieur. L'aptitude à adapter son comportement à l'ensemble d'une situation ou à relever un défi dans une situation spécifique peut être étudiée et mesurée en termes quantitatifs dans des conditions expérimentales.

3.1

Historique

Dès la fin du xixe siècle, l’étude des faits de conscience est envisagée sous l’angle expérimental. Des savants transposent à l’intelligence humaine les observations comportementales effectuées sur l’animal. Cette méthode qui débouchera sur une théorie inspirée du darwinisme est connue sous le nom de béhaviorisme ( étude du comportement).

En 1905, Alfred Binet met au point les premiers tests d’évaluation du quotient intellectuel. Il s’agit à l’époque de répondre à une nécessité pratique d’évaluation scolaire. Ces tests, dits psychométriques, sont repris et utilisés de façon massive par les Américains dès la Première Guerre mondiale, afin d’optimiser la formation des jeunes recrues. Ils sont ensuite étendus à la vie civile et aux entreprises.

Entre les deux Guerres mondiales, Jean Piaget, s’inspirant des travaux du courant structuraliste, s’attache à l’étude du développement de l’intelligence chez l’enfant, chez lequel il définit trois stades successifs : celui de l’intelligence intuitive, celui des opérations concrètes ou matérielles, et celui des opérations formelles ou symboliques.

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