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Plan de l'article
Présentation ; Historique ; Principe de rétroaction ; Automatisation et informatique ; Automatisation et société
automatisation, exécution et contrôle de tâches techniques par des machines fonctionnant sans intervention humaine, ou à l’aide d’une intervention réduite. L’automatisation s’est généralisée à l’ensemble des activités de production, tant dans l’industrie, que dans les activités de services. Quelque soit son domaine d’application et les techniques auxquelles elle fait appel, l’automatisation s’est constamment développée dans l’unique but de réduire la pénibilité du travail humain et d’améliorer la productivité du travail.
L’automatisation trouve ses origines dans la construction d’automates, dont les premiers modèles remontent à l’Antiquité. Héron d’Alexandrie met au point au Ier siècle apr. J.-C. de nombreux systèmes automatiques utilisant les ressources de l’énergie hydraulique. Les progrès amenés par la mécanique viendront contribuer au développement de la construction d’automates. En 1623, le scientifique allemand Wilhelm Schickard invente la première machine à calculer, qui sera suivie de celle élaborée par Blaise Pascal dix-neuf ans plus tard. En 1745, Jacques de Vaucanson conçoit le premier métier à tisser entièrement automatique, prototype dont s’inspire le mécanicien français Joseph-Marie Jacquard pour fabriquer, en 1793, un métier à tisser dont les séquences d’opérations à effectuer sont inscrites sur des cartes perforées : l’automatisation appliquée à l’industrie est née. Elle s’épanouira et se généralisera à l’ensemble des activités industrielles dans la première moitié du XXe siècle, en association avec l’instauration de nouvelles méthodes d’organisation scientifique du travail, inspirées des travaux de Taylor. Depuis lors, elle ne cessera de se perfectionner grâce à l’utilisation des techniques issues de l’électronique, de la robotique et de l’informatique.
Dès la fin du XVIIIe siècle, la division du travail, c’est-à-dire le découpage d’un processus de production en plusieurs étapes successives, avait déjà contribué à un accroissement de la productivité du travail. La révolution industrielle va accélérer ce processus. L’identification de tâches élémentaires qui composent tout cycle de production va permettre de construire des machines reproduisant les mouvements humains, ouvrant la voie à la constitution de chaînes de montage et d’assemblage. Dans les années vingt, ces méthodes seront largement appliquées dans l’industrie automobile, notamment dans les usines Ford aux États-Unis, qui mettent en pratique les enseignements issus du taylorisme. Ce que l’on dénommera l’organisation scientifique du travail, qui sera appliquée par l’ensemble des constructeurs automobiles avant d’être généralisée à l’ensemble de l’industrie, a permis à Ford de réduire considérablement le nombre d’heures de travail nécessaires à la fabrication de ses véhicules.
L’utilisation de robots industriels ne représente qu’une partie, la plus visible sans doute, d’un phénomène de plus grande envergure qui concerne à la fois l’évolution de l’organisation du travail et celle des techniques de production.
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