Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur bande dessinée

Résultats avec Windows Live® Search

  • www.bande-dessinee.org : un aperçu de la BD francophone - BD's ...

    Je te souhaite la bienvenue sur Bande-Dessinee.org! Ce site est le fruit d'un travail amateur mais passionné. J'espère que tu trouveras ton bonheur sur celui-ci.

  • Bande dessinée Glénat

    Dédié à la bande dessinée, Glénat bd vous invite à une balade parmi vos BD, auteurs et héros préférés

  • Bande dessinée

    La bande dessinée c'est Glénat ... La bande dessinée c'est Glénat ! Dans le domaine de la BD, Glénat et Vents d’Ouest constituent aujourd’hui des labels forts et reconnus ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 3 sur 4

bande dessinée

Article
Médias
Rowlandson (Thomas), les Voyages du docteur SyntaxRowlandson (Thomas), les Voyages du docteur Syntax
Plan de l'article
3.6

La reconnaissance d’un mode d’expression

L’adaptation au cinéma ou à la télévision des aventures des personnages les plus célèbres de la bande dessinée américaine permet à un public nouveau de mieux connaître cette forme d’expression ; Hollywood y découvre un véritable filon pour ses productions à grand spectacle et ne tarde pas à produire quantité de films au succès parfois considérable : Superman (1978) de Richard Donner, Batman (1989) de Tim Burton, Dick Tracy (1990) de Warren Beatty, Judge Dredd (1995) de Danny Cannon, le Fantôme du Bengale (1996) de Simon Wincer, les X-Men (2000) de Bryan Singer, Spider-Man (2002) de Sam Raimi, The Hulk (2003) de Ang Lee, etc.

Les années 1960 voient également l’émergence d’une multitude de « fans » de bandes dessinées, collectionneurs organisés qui montent des manifestations, publient des fanzines et établissent chaque année un argus destiné à surveiller la spirale des prix atteints par certaines éditions rares. On leur doit également l’apparition de librairies spécialisées, qui vendent aujourd’hui l’essentiel de la production du genre aux États-Unis.

3.7

L’âge adulte

La contre-culture de l’Amérique des années 1960 donne le jour à un style underground, destiné exclusivement aux adultes. Ce mouvement anticonformiste libère la bande dessinée d’un certain nombre de tabous (notamment sexuels) et lui ouvre de nouveaux champs d’expression. L’underground apporte en effet à la bande dessinée son psychédélisme et sa vision particulière du monde. Il favorise également les récits à la première personne de Justin Green, de Robert Crumb (créateur du célèbre Fritz the Cat, félin désinvolte à la sexualité débordante) ou d’Harvey Pekar. Dans Maus (1972, publié en album à partir de 1986), Art Spiegelman relate de façon poignante comment son père a survécu à l’Holocauste ; cette œuvre est un exemple de « roman graphique », genre aux ambitions élevées réservé à un public plus restreint.

4

La bande dessinée franco-belge

4.1

Les pionniers

On considère souvent que la Famille Fenouillard est la première bande dessinée française. Œuvre de Georges Colomb (alias Christophe), sous-directeur du laboratoire de botanique de Paris, cette histoire paraît en feuilleton dans l’hebdomadaire pour enfants le Petit Français illustré à partir de 1889. Christophe est également l’auteur du Sapeur Camember (1890), du Savant Cosinus (1893) et des Malices de Plick et Plock (1893). La Famille Fenouillard est dépourvue de bulles (ou « phylactères »), comme toutes les premières bandes dessinées françaises, avec une exception notable cependant, celle des célèbres Pieds Nickelés, créés en 1908 par Louis Forton dans le journal l’Épatant.

Bien que moins répandue en Europe, la publication de bandes dessinées en feuilletons dans les suppléments pour enfants de quotidiens ou dans des revues spécialisées est pourtant à l’origine de personnages comme Bécassine, bonne bretonne un peu nigaude, créée en 1905 par Jacqueline Rivière (scénario) et Émile-Joseph Porphyre Pinchon (dessin) pour la Semaine de Suzette, et dont les aventures seront publiées à partir de 1913 en albums (sous la plume de Maurice Languereau, alias Caumery). Dans les années 1920, Bibi Fricotin (imaginé en 1924 par Louis Forton), Zig et Puce (œuvre d’Alain Saint-Ogan apparue dans le Dimanche illustré en 1925) et les traductions de Winnie Winckle (Bicot, 1920) ou de Bringing up Father (la Famille Illico, 1924) connaissent les faveurs d’un jeune public de plus en plus exigeant.

4.2

Les premières grandes réalisations

En Belgique, c’est dans le Petit Vingtième, le supplément du quotidien le Vingtième Siècle destiné aux jeunes, que naît en 1929 sous la plume d’Hergé le personnage phare de la bande dessinée européenne : le reporter Tintin, accompagné de son inséparable chien Milou. Toutefois, malgré quelques réussites marquantes, le développement de la bande dessinée franco-belge au début du siècle n’a encore rien de comparable avec celui que connaît à la même époque la bande dessinée américaine.

Dans l’entre-deux-guerres, sous l’influence du Journal de Mickey, créé en France en 1934 et qui connaît un immense succès, plusieurs magazines voient le jour, comme Hurrah ! (1935), Junior (1936) ou le Journal de Toto (1937). En 1938, l’éditeur belge Dupuis lance l’hebdomadaire Spirou, qui met notamment en scène le héros éponyme imaginé par Rob-Vel et Davine. À la même époque, en Italie, en Allemagne ou en Espagne, les créations nationales originales sont, comme en France, minoritaires par rapport aux créations américaines. En Grande-Bretagne, cependant, les années 1930 voient la naissance de plusieurs périodiques, comme The Midget (1931), Sunshine (1938) ou Bouner (1939).

4.3

L’âge d’or

C’est au tournant des années 1940 et 1950 que se développe une véritable école de la bande dessinée franco-belge. Plusieurs magazines pour enfants font leur apparition après la guerre : le Coq Hardi, fondé en 1945 par Marijac, Fripounet et Marisette, le journal Vaillant (où apparaît, après avoir paru pendant sept ans dans le journal l’Humanité, Pif le Chien), Wrill ou encore Héroïc-Albums. Mais l’initiative la plus marquante vient encore une fois de Hergé. Après avoir écrit plusieurs albums des aventures de Tintin, il fonde en 1946 le journal Tintin, auquel collaborent des auteurs comme Edgar P. Jacobs (créateur de Blake et Mortimer en 1946), Jacques Martin (créateur d’Alix en 1948), ainsi que Greg (créateur d’Achille Talon en 1963), Bob de Moor, Raymond Macherot (Chlorophylle et Minimum), Jean Graton (Michel Vaillant), Tibet et André-Paul Duchâteau (Ric Hochet), Jean Roba (Boule et Bill), etc.

En 1959, René Goscinny, autre figure majeure de la bande dessinée francophone d’après-guerre, fonde avec Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier le journal Pilote, qui ouvre notamment ses pages aux productions de Tabary (Iznogoud), de Cabu (le Grand Duduche) et de Jean Giraud, alias Moebius (Blueberry). Mais, c’est le héros du journal, Astérix le Gaulois, qui deviendra le personnage le plus célèbre de la bande dessinée française.

Grâce à son succès, le journal Spirou permet à un bon nombre de créateurs de développer leurs talents. C’est le cas de Jijé, tête de file de toute l’équipe et inventeur du personnage de Fantasio ; de Morris, créateur de Lucky Luke ; de Franquin, avec Gaston Lagaffe et le Marsupilami ; de Peyo avec les Schtroumpfs, ou encore de Tillieux (Tif et Tondu avec Will, d’après Fernand Dineur). Spirou, Tintin puis Pilote accueillent et encouragent presque tous les créateurs de bandes dessinées jusqu’aux années 1980.

Avec une ou deux décennies de décalage, la production de bande dessinée franco-belge donne lieu au même phénomène commercial qu’aux États-Unis, créant des marchés dérivés assez importants et atteignant, pour certaines séries d’albums ou pour certaines publications, des chiffres de vente astronomiques (plus de 250 millions d’albums d’Astérix ont ainsi été vendus à travers le monde).

Page précédente
| | |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft