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Présentation ; De l’Opéra de Paris aux Ballets de Paris ; La tentation du music-hall ; Le ballet anecdotique
Petit, Roland (1924- ), danseur et chorégraphe français. Roland Petit a dirigé plusieurs compagnies, parmi lesquelles les Ballets de Paris (1948-1958), les Ballets de l’Opéra (à partir de 1970) et le Ballet national de Marseille (de 1972 à mars 1998, date à laquelle la direction générale du Ballet a été confiée à Marie-Claude Pietragalla). Il a également été à la tête du Casino de Paris (1969).
Né à Villemomble, Roland Petit suit les cours de l’école de danse de l’Opéra de Paris. À seize ans, il entre dans le corps de ballet et est remarqué par Serge Lifar, directeur et chorégraphe de l’Opéra de Paris. Tout en étant soliste, il donne des récitals avec Janine Charrat et s’essaie à la chorégraphie (Orphée et Euridice, 1944). Ses créations séduisent d’emblée le gotha artistique parisien, qui signe les costumes, les musiques ou les décors de ses spectacles. En 1944, il quitte l’Opéra de Paris pour rejoindre les Ballets des Champs-Élysées. Roland Petit y donne le Déjeuner sur l’herbe en 1945, dans des décors de Marie Laurencin et le ballet qui fera date dans l’histoire de la danse pour sa modernité et sa leçon humaniste, le Jeune Homme et la Mort (1946), sur un argument de Jean Cocteau. En 1948, il monte une nouvelle compagnie, les Ballets de Paris, avec laquelle il crée le Loup (1953), la Chambre (1955), et surtout Carmen (1949) avec Zizi Jeanmaire. Les librettistes, compositeurs et décorateurs du moment font de lui un chorégraphe totalement ancré dans son époque. Hollywood le sollicite notamment pour tourner avec Fred Astaire dans Daddy Long Legs (1954).
C’est pour Zizi Jeanmaire que Roland Petit se dirige en 1950 vers le music-hall et la comédie musicale en proposant avec Raymond Queneau la Croqueuse de diamants dans des décors de George Wakhevitch. Il présente par la suite la Revue des Ballets de Paris (1956), Zizi au music-hall (1957) et, entre autres, Zizi, je t’aime (1972).
Désireux de toucher le grand public, Roland Petit combine les deux styles de la danse néoclassique — expressionniste et pure — dans des ballets dont la chorégraphie s’attache plus à transcrire l’anecdote, à émouvoir, qu’à véritablement signifier. Il n’a pas son pareil pour transposer des arguments littéraires à la scène, les enrichissant d’une dimension visuelle — ainsi, Notre-Dame de Paris (1965), les Intermittences du cœur (1974), les Hauts de Hurlevent (1982). À partir de 1972, ses créations privilégient l’illustration du thème unique amour / mort : la Chauve-souris (1979), les Contes d’Hoffmann (1982) le Mariage du ciel et de l’enfer (1984).
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