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  • Libye - Wikipédia

    La Libye, en forme longue Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, est un pays d' Afrique du Nord. La Libye est membre de la Ligue arabe.

  • [France-Diplomatie] LIBYE

    Avertissement . Les autorités policières libyennes ont suspendu les autorisations de séjour touristique dans le désert sur l’ensemble du territoire libyen.

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Libye

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Libye : drapeau et hymneLibye : drapeau et hymne
Plan de l'article
4.2

Mines et industrie

Le pétrole est la principale source de revenus de la Libye qui produisait, en 1994, 68 millions de t de pétrole dont 61 millions étaient exportés, ce qui place le pays au quatorzième rang mondial des producteurs. Le gaz naturel, dont la production s’élevait à 6,4 milliards de m3 en 1993, est essentiellement destiné à la consommation intérieure. Les réserves sont très importantes (1 300 milliards de m3).

L’industrie libyenne est fondée sur le raffinage du pétrole (40 p. 100 du pétrole brut) et l’industrie pétrochimique. La manne pétrolière et la faible population ont permis de très lourds investissements. Le complexe sidérurgique de Misurata, qui a coûté 12 milliards de dollars, ne fonctionne cependant pas au maximum de ses capacités. Les biens de consommation sont totalement importés.

4.3

Échanges

L’unité monétaire de la Libye est le dinar libyen, divisible en 1 000 dirhams, et s’échangeait officiellement contre 0,54 dollar en février 2001. L’ensemble du système bancaire est contrôlé par l’État (régulation stricte du crédit et restrictions des sorties de devises). Ceci a encouragé le trafic de devises. L’embargo, décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU, a gelé les avoirs financiers libyens à l’étranger.

Le pétrole représente la quasi-totalité des exportations de la Libye. Avec la chute des cours, les exportations sont tombées de 21,9 milliards de dollars en 1980 à 7,3 milliards en 1994. Les importations, en 1994, étaient de 6,9 milliards de dollars et consistaient essentiellement en produits manufacturés et alimentaires. Les principaux partenaires économiques de la Libye sont l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Japon et la Grande-Bretagne.

La Libye est dotée d’un réseau autoroutier sur la côte. Des routes relient Tripoli à Tunis, en passant par Benghazi et Tobrouk, à Alexandrie. Une route partant de Sebha, dans l’intérieur du pays, assure la jonction du Sud avec l’autoroute côtière. La compagnie aérienne nationale, Libyan Arab Airlines, est pratiquement paralysée en raison de l’embargo aérien. Pour compléter les installations portuaires de Tripoli, Benghazi et Tobrouk, un nouveau port a été créé à Misurata en 1978.

Malgré la faiblesse quantitative et qualitative des médias libyens, le pays est relativement bien doté en postes de radio et de télévision (environ 1,4 million de radios et 770 000 téléviseurs en 2000). Le quotidien libyen Al-Fajr al-Jadid, publié à Tripoli, était diffusé à 40 000 exemplaires au début des années 1990.

5

Histoire

5.1

L’Antiquité

La Libye doit probablement son nom aux Libou de Cyrénaïque, qui, avec les Mahouach, attaquèrent l’Égypte pharaonique à partir du XIIe siècle avant notre ère. Certains de ces Libyens sont demeurés en Égypte, mercenaires à la solde de la XXIe dynastie. Les deux dynasties suivantes, à partir de 945 av. J.-C., furent libyennes.

Hérodote et, après lui, les géographes grecs désignent par le terme de Libye, tout le nord du continent africain, à l’exclusion de l’Égypte. La côte libyenne, dans cette acception large, a, dans l’Antiquité, une grande importance commerciale. L’or du Soudan y parvient après avoir traversé le Sahara.

Dès le VIIIe siècle avant notre ère, les Phéniciens fondent des comptoirs commerciaux sur la côte de Tripolitaine, parmi lesquels Leptis Magna, Oea (Tripoli) et Sabrata, qui sont ensuite conquises par Carthage au VIe siècle av. J.-C. La Cyrénaïque, à l’ouest, est, quant à elle, colonisée par les Grecs au VIIe siècle av. J.-C. Hérodote décrit au Ve siècle av. J.-C. les Garamantes, peuple du Fezzan, agriculteurs sédentaires qui utilisent, dans les combats, des chars tirés par des chevaux. Durant le Ier siècle avant notre ère, les trois régions qui forment l’actuelle Libye — Tripolitaine, Cyrénaïque et Fezzan — passent sous domination romaine. La Libye, alors riche et fertile, devient l’un des greniers de l’Empire romain.

Le pays entame son déclin après l’envahissement des régions côtières par les Vandales en 455 apr. J.-C. Elles sont reconquises par les Byzantins à partir de 533.

5.2

La conquête arabe

En 641, les Arabes, conduits par Amr Ibn al-As, conquièrent la Cyrénaïque puis la Tripolitaine, progressivement islamisées. Les conquérants musulmans ne parviennent jusqu’au Fezzan qu’en 666. Cette région connaît jusqu’au XIXe siècle une histoire différente. À partir du XIIIe siècle, elle passe sous suzeraineté de l’empire tchadien de Kanem-Bornou. Au XVIe siècle, une dynastie chérifienne y est fondée par des Marocains.

En Cyrénaïque et en Tripolitaine, comme en Algérie, les Berbères s’opposent aux Arabes et rallient massivement le kharijisme, mouvement rigoriste dissident de l’islam. Gouvernées successivement par les Omeyyades, les Aghlabides et les Fatimides, ces régions sont en partie conquises en 1146 par les Normands, qui les abandonnent bientôt aux Almohades.

5.3

La puissance des senoussis

En 1551, après plus d’un siècle durant lequel se sont multipliées les dynasties locales, la Cyrénaïque et la Tripolitaine passent sous suzeraineté ottomane. Tripoli et les ports côtiers deviennent des bases pour les corsaires turcs qui écument la Méditerranée. Les puissances européennes interviennent à plusieurs reprises contre les pachas de Tripoli. De 1711 à 1835, les Qaramanlis gouvernent la région, indépendante de fait. L’Empire ottoman réagit en annexant la Cyrénaïque et la Tripolitaine, qui deviennent des wilayet en 1835. Dès le milieu du siècle cependant, la confrérie des senoussis, dont le fondateur al-Sanusi, originaire de l'oasis de Koufra, a fondé la première zaouïa en Cyrénaïque en 1843, est à la tête d’un véritable État indépendant dans le désert Libyque.

Violemment nationalistes, les senoussis dirigent la résistance contre les Italiens, qui entreprennent de conquérir la Libye en 1911. L’Empire ottoman renonce à ses droits sur la Libye en 1912, mais la conquête italienne, qui concerne également le Fezzan, n’est achevée qu’en 1932. Deux ans plus tard, les colonisateurs fusionnent les trois régions historiques au sein d’une même colonie libyenne, laquelle devient province italienne en 1939.

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