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GhanaArticle
Plan de l'article
La population du Ghana était estimée à 22,9 millions d’habitants en 2007, soit une densité moyenne élevée de 99 habitants au km², 70 p. 100 des Ghanéens vivent dans la moitié sud du pays. En 2007, le taux de croissance de la population était de 1,97 p. 100. Le taux de mortalité infantile (54 p. 1 000) est un peu moins élevé que dans la plupart des pays d’Afrique noire, et l’espérance de vie à la naissance (59,1 années) un peu plus longue. Le principal problème sanitaire que connaît le Ghana est celui de l’expansion de l’onchocerchose (voir filaire), maladie des forêts-galeries provoquant la cécité, liée aux modifications hydrologiques entraînées par l’édification du barrage d’Akosombo. Le Ghana présente une grande diversité humaine (plus de 50 groupes ethniques). La communauté la plus nombreuse est celle des Akan, à laquelle appartiennent les Fanti et les Ashanti, héritiers d’un prestigieux royaume. Les Akan vivent dans le Sud, les Fanti sur le littoral et les Ashanti sur le plateau qui porte leur nom. Les Nzimas et les Ahantas vivent dans le Sud-Ouest. Les plaines d’Accra sont habitées par les Gas. La plupart des habitants de la région nord, Mamprusis et Dagombas se rattachent aux peuples voltaïques. Sur la frontière orientale vivent les Ewe, dont le territoire fut divisé, contre leur gré, en 1956, entre le Togo et le Ghana.
Le Ghana se divise en 10 régions administratives décentralisées : le Nord, l’Est, l’Ouest, le Centre, le Nord-Est, le Nord-Ouest, la Volta, l’Ashanti, le Brong-Ahafo, enfin Accra et sa banlieue. Ces régions sont elles-mêmes divisées en 110 districts. La population est urbaine à 46 p. 100. Accra, la plus grande ville, principal centre commercial et capitale du Ghana, compte 1 904 000 habitants. Viennent ensuite, par ordre décroissant de population, Koumassi, capitale de la région Ashanti, la conurbation Sekondi-Takoradi, qui possède un port artificiel moderne, et Tema.
L’anglais est la langue officielle du Ghana, parlée dans les écoles. Cependant, en 1962, le gouvernement a choisi 9 langues ghanéennes nationales qui sont enseignées parallèlement à l’anglais et au français : l’akuapem-twi, l’asante-twi (ashanti), le dagbani, le dangbe, l’ewe, le fanti, le ga, le kasem et le nizima (voir langues d’Afrique). Plus d’un cinquième de la population pratique les religions traditionnelles. La population chrétienne (environ 63 p. 100) compte des catholiques, des anglicans, des méthodistes et des presbytériens ainsi que des religions syncrétiques. Elle se concentre dans la région côtière. Les musulmans (environ 16 p. 100) vivent essentiellement dans le Nord.
L’enseignement est gratuit et obligatoire durant les six années d’enseignement primaire et les six années d’enseignement secondaire. Le taux d’alphabétisation n’est que de 76,9 p. 100. L’enseignement supérieur est assuré par l’université du Ghana (fondée en 1948) à Accra, par l’université de Science et de Technologie (fondée en 1951) à Koumassi et par l’université de Cape Coast (1962). Le taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur est de 3 p. 100.
Gouvernée jusqu’en 1966 par Kwame Nkrumah, dirigeant charismatique, le Ghana connaît entre 1966 et 1979 une grande instabilité politique, marquée par de nombreux coups d’État. De 1981 à 1992, le capitaine Jerry John Rawlings dirige autoritairement le pays. En avril 1992, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum qui institue un régime pluraliste. Réélu président en janvier 1993, Jerry John Rawlings proclame la IVe République. Il continue d’exercer un pouvoir fort et est réélu en 1996. En 2000, ne pouvant briguer un troisième mandat aux termes de la Constitution qu’il a fait lui-même ratifier, c’est l’opposant John Kufuor qui remporte l’élection présidentielle. Cette élection marque la toute première transition pacifique au Ghana.
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