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    Scott Walter. Archives H.Poincaré, Université Nancy 2, 23 Bd Albert Ier, BP 33-97. F-54015 NANCY Cedex. Tél : 33/(0)3 83 96 84 06. Fax : 33/(0)3 83 96 70 83

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Scott, Walter

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Sir Walter ScottSir Walter Scott
Plan de l'article
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Présentation

Scott, Walter (1771-1832), écrivain, traducteur, éditeur et critique littéraire britannique d’origine écossaise, auteur de romans historiques et figure importante du romantisme anglais.

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Le chantre de l’Écosse

Né à Édimbourg, Walter Scott fait des études de droit qui ne l’enthousiasment guère. Il occupe ensuite un emploi dans l’administration judiciaire, qui présente l’avantage de lui laisser le temps d’écrire. Son intérêt pour les sources de la culture nationale oriente son activité littéraire : après quelques traductions de romans gothiques allemands, il donne une édition remarquée de vieilles ballades et légendes des Lowlands (ou Basses-Terres d’Écosse), les Chansons de la frontière écossaise (Minstrelsy of the Scottish Border, trois recueils, 1802-1803). Son premier poème narratif, le Lai du dernier des ménestrels (The Lay of the Last Minstrel, 1805), qui explore la même veine, lui vaut à son tour une immense popularité ; il publie à la suite plusieurs autres poèmes narratifs et romantiques dont Marmion (1808), la Dame du lac (The Lady of the Lake, 1810), le Mariage de Triermain (The Bridal of Triermain, 1813) et le Lord des îles (Lord of the Isles, 1815).

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Le créateur du roman historique

Le succès des poèmes de lord Byron (le Chevalier Harold, 1812) éclipsant sa popularité de poète, Scott se tourne vers le roman. Le premier, Waverley, publié en 1814, obtient un succès immédiat. Il inaugure une longue série de romans historiques qui, en quelques années, vont faire de Scott l’un des auteurs les plus lus et les plus influents de son temps (la Fiancée de Lammermoor, 1819 ; Rob Roy, 1818 ; Ivanhoé, 1819 ; Quentin Durward, 1823…). Le métier de romancier étant alors peu estimé, Scott les fait tous paraître anonymement. Précaution assez vaine : son identité ne fera pas longtemps mystère.

Ses talents de conteur, sa maîtrise du dialogue, son observation fine des mœurs sociales, les portraits vivants qu’il donne des humbles et son style d’une rare richesse, alliant vigueur et lyrisme, séduisent rapidement l’Europe entière.

Ce succès lui apporte fortune et titres ; il se fait construire en Écosse une demeure seigneuriale et reçoit le titre de baronet (1820). Pourtant, quelques années plus tard, confronté à la faillite d’une imprimerie et d’une maison d’édition dont il détenait des parts, Scott subit de graves revers financiers. Refusant le dépôt de bilan mais néanmoins ruiné, il s’évertue jusqu’à la fin de sa vie à rembourser une dette de plus de cent vingt mille livres. Il compose alors un poème épique, la Vie de Napoléon (The Life of Napoleon, 1827), puis se remet au roman pour épurer sa dette (la Jolie Fille de Perth [ The Fair Maid of Perth ], 1828). Il décède à Abbotsford des suites d’une attaque d’apoplexie.

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Un succès durable

Créateur du roman historique moderne, Walter Scott a su donner des mœurs écossaises, anglaises ou françaises, entre le Moyen Âge et le xviiie siècle, une peinture vivante et qui valorisait le rôle du petit peuple dans le processus historique. Si ses intrigues semblent parfois bâties à la hâte, si ses personnages manquent de vérité, ses romans n’en possèdent pas moins une dimension épique ; exaltation nationale, héros populaires, bandits au grand cœur, récits à rebondissements : là est probablement la clef de son succès.

Son influence a été immense, ses imitateurs nombreux. En Grande-Bretagne, il est à l’origine d’un intérêt durable pour les traditions écossaises. Sur le plan européen, il a fortement contribué au culte du Moyen Âge, cher au romantisme. Ses poèmes ont été mis en musique, par Schubert notamment, son roman la Fiancée de Lammermoor a inspiré l’opéra Lucia di Lammermoor de Donizetti. Dans Madame Bovary, il est fait deux allusions à Walter Scott comme à un auteur d’un romantisme effréné : non seulement Emma lit ses romans, mais elle assiste avec Léon à la représentation de Lucia di Lammermoor ; si la référence est critique sous la plume de Flaubert, elle n’en témoigne pas moins de l’importance de la postérité de Scott.

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