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Résultats avec Windows Live® Search Daguerre, JacquesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Du Diorama à l’association avec Niépce ; La mise au point du daguerréotype ; La reconnaissance internationale ; Les clichés de Daguerre
Daguerre, Jacques (1787-1851), inventeur et photographe français. Inventeur du daguerréotype, Jacques Daguerre est considéré comme l’un des pionniers de la photographie, aux côtés de Nicéphore Niépce et de William Henry Fox Talbot.
Né à Cormeilles-en-Parisis, Jacques Daguerre commence sa carrière comme peintre, avant de se consacrer en particulier aux décors et panoramas (scène peinte circulaire). En 1816, il est chef décorateur au théâtre de l'Ambigu-Comique, puis à l'Opéra. En 1822, il crée le Diorama, un lieu de spectacles où sont présentées des toiles peintes translucides, savamment éclairées et en mouvement. Le spectateur, assis dans une salle obscure, fixe son regard sur la scène peinte qui semble animée par un orage ou un coucher de soleil. Avec ce concept, Jacques Daguerre connaît un véritable succès. Parallèlement, Jacques Daguerre cherche, depuis plusieurs années, à fixer les images obtenues dans la camera obscura (« chambre noire »), qu’il utilise lors de l’élaboration de son Diorama. Personnage mondain, habile entrepreneur, il impressionne Nicéphore Niépce qu'il rencontre en 1826. Trois ans plus tard, les deux hommes signent un contrat d'association : Nicéphore Niépce « abandonne son invention » et Jacques Daguerre apporte « une nouvelle combinaison de chambre noire, ses talents et son industrie ». Les deux associés poursuivent leurs recherches en communiquant par courrier.
Jacques Daguerre commence véritablement ses travaux chimiques à partir de 1829. Il emploie alors comme agent sensibilisateur de l'iode (sous forme vapeur), qu’il dépose sur une plaque (généralement en cuivre) recouverte d’une couche d’argent polie (comme un miroir) ; la réaction entre l’iode et l’argent produit de l’iodure d’argent photosensible (sensible à la lumière). La mort de Nicéphore Niépce, en 1833, le décide à poursuivre seul ses recherches sur les propriétés photochimiques de cette substance. En 1835, il découvre que les vapeurs de mercure agissent comme révélateur de l'image et que le sel marin permet de la fixer définitivement. Cette même année, il signe un nouveau contrat, cette fois avec Isidore Niépce, successeur de son père dans l’association de 1829, dans lequel le rôle joué par ce dernier est minimisé. Assisté d’un jeune architecte, Eugène Hubert, Jacques Daguerre améliore considérablement le procédé qui consiste désormais à « exposer » une plaque de cuivre argentée sensible à la vapeur d’iode, puis à « développer » son image à la vapeur de mercure. Le temps de pose est réduit à une heure, et en 1837, année où le procédé semble définitif, il n’est plus que d’une quinzaine de minutes. L’image obtenue est d’une grande finesse dans le rendu des détails. C'est la naissance du « daguerréotype ».
Après l’échec d’une souscription en vue de sa commercialisation, Jacques Daguerre sollicite, à l’automne 1838, l’appui du physicien François Arago à la cour du roi Louis-Philippe. Celui-ci, enthousiasmé, fait une communication à l’Académie des sciences au début de l’année 1839. L’incendie du Diorama pousse Jacques Daguerre à presser les événements. Le procédé (à cette époque plus abouti que ceux de William Henry Fox Talbot et Hippolyte Bayard) est officiellement divulgué par François Arago le 19 août 1839, devant les Académies des sciences et des beaux-arts réunies. L’État acquiert les procédés photographiques qui deviennent publics. En échange, Jacques Daguerre reçoit une pension viagère annuelle de 6 000 francs. La nouvelle, qui connaît un vif retentissement, se répand rapidement dans toute la France, en Europe, et bientôt dans le monde entier. Le daguerréotype, une invention radicalement nouvelle, suscite un extraordinaire engouement. Alphonse Giroux, beau-frère de Jacques Daguerre, fabrique le matériel complet (appareil et produits), rapidement commercialisé. L’appareil pèse 50 kg et coûte environ huit mois de salaire d’un ouvrier. Offert à l’humanité par l’État français, libre de droits (sauf en Angleterre), le daguerréotype s’implante partout, en France et à l’étranger, particulièrement aux États-Unis. Reconnu, décoré, enrichi, Jacques Daguerre se retire à Bry-sur-Marne et abandonne la photographie.
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