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Plan de l'article
Présentation ; Détermination des prix en fonction de l'offre et de la demande ; Contrôles des prix et inflation
prix, en économie, valeur des biens estimée en fonction de ce que l'acquéreur est prêt à donner sur un marché pour les obtenir. Les prix sont généralement exprimés en monnaie, instrument d'échange et unité de compte. Toutefois, dans les systèmes fondés sur le troc, le prix pouvait être exprimé à travers l'échange de produits de base ayant une valeur comparable. Les prix de ces produits étaient ainsi définis les uns par rapport aux autres, sans que le moyen de règlement que constitue l'argent ne soit utilisé.
Le mécanisme des prix joue un rôle fondamental dans l'ajustement de l'offre et de la demande, dans la mesure où il existe, dans les économies de marché, un niveau de prix qui permet d'établir, pour tout produit, un équilibre entre la production et la consommation. Ce prix d'équilibre constitue un compromis entre ce que les producteurs peuvent se permettre de facturer et ce que les consommateurs sont disposés à payer. Les prix vont donc permettre de déterminer ce qui sera produit, pour qui, dans quelle quantité et de quelle manière. Les questions relatives au prix sont, par conséquent, cruciales en science économique, notamment en microéconomie, et font l'objet d'études approfondies. Ce sont les facteurs constitutifs de l'offre et de la demande qui déterminent le prix des produits (fixation des prix). Ainsi, lorsque la demande est trop importante, les prix diminuent jusqu'à ce qu'un équilibre soit atteint. En matière d'offre, les prix sont définis sur la base des coûts de production et de distribution, qui sont fonction de la rareté des matériaux et de la technologie employée, ainsi que des limites imposées par l'organisation même de l'entreprise, telles que la loi des rendements décroissants, le coût du travail, etc. Le producteur recourt généralement à une politique de prix à même de porter les bénéfices obtenus à leur niveau le plus élevé. D'autres objectifs du même type, repris dans la théorie de la firme, peuvent également entrer en ligne de compte. La nature du marché a également son importance dans la mesure où, dans une situation de monopole ou d'oligopole, les prix peuvent grimper de manière considérable, car la concurrence est limitée. Les membres d'un cartel peuvent s'accorder sur les prix ; la stratégie à long terme d'une entreprise peut nécessiter que l'on pratique des prix inférieurs à la valeur marchande, voire aux coûts de revient d'un produit (stratégie dite de dumping). La prise en compte des stratégies des autres entreprises peut avoir une influence sur les décisions de l'entreprise (problèmes étudiés par la théorie des jeux). Dans la pratique, les situations de concurrence parfaite sont rares sur les marchés et avantagent généralement les fournisseurs. La demande correspond à la somme des décisions individuelles d'achat prises par les acquéreurs sur un marché déterminé alors qu'ils s'efforcent de maximiser l'utilité disponible. Cela suppose, bien entendu, que les acheteurs effectuent des choix rationnels, choix que la publicité et le marketing modifient. Les efforts déployés par l'entreprise pour influencer la demande peuvent, en grevant le coût du budget publicitaire, se répercuter sur les prix. Chacun décide ou non d'acheter un bien en fonction du prix de celui-ci. Dans la réalité, toutefois, la demande ne détermine pas tant le prix que le nombre d'unités vendues pour un même produit, car la plupart des entreprises préfèrent fabriquer un nouveau produit plutôt que de laisser le prix de celui, déjà en place, dériver pour atteindre un niveau d'équilibre. Pratiquer des prix bas ne constitue pas toujours la solution idéale dans la mesure où si l'on commercialise des produits de qualité à des prix défiant toute concurrence, les acheteurs potentiels risquent d'imaginer que ces biens ont des défauts, ou qu'ils ne sont pas vraiment novateurs. La formation des prix, modélisée en économie, ne peut que rarement avoir lieu dans les économies modernes intégrées. Par conséquent, le rapport entre les prix et la demande est souvent beaucoup plus indirect que ne le laissent supposer les théories économiques.
Les gouvernements se sont toujours efforcés d'influencer la fixation des prix. Dans les économies planifiées, les prix sont décidés par l'État, qui se passe de ce mécanisme d'ajustement économique : cette décision a entraîné des situations de pénurie, l'ajustement se faisant par les quantités échangées. Dans les pays occidentaux, les États soutiennent certains secteurs économiques en maintenant artificiellement les prix dans ces secteurs ; c'est le cas aux États-Unis dans le domaine agricole et en Europe avec la politique agricole commune. L'État, en rachetant les surplus de production pour protéger les agriculteurs de l'Union européenne, contribue à maintenir un niveau de prix élevé. Dans d'autres cas, tels que celui des services publics en période de privatisation, les bénéfices des entreprises de service public sont réduits afin de limiter le monopole dont ils bénéficient, les prix sont volontairement maintenus à de faibles niveaux. Les gouvernements peuvent subventionner certaines industries et leur permettre ainsi de baisser leurs prix, ou imposer des droits de douane à l'importation et augmenter par là même le prix des produits importés de l'étranger. En temps de guerre, les prix peuvent être gelés afin de maîtriser les effets perturbateurs des pénuries sur l'économie. Le contrôle général des prix par l'État s'inscrit souvent dans une politique des prix et des salaires visant à maîtriser l'inflation, qui se traduit par une hausse continue des prix, entraînant une modification de la valeur de la monnaie plutôt que de celle des produits. En effet, la monnaie est elle-même un produit assorti d'un prix, qui est déterminé par rapport à celui d'autres produits, et susceptible de baisser si le bien devient trop répandu (argument défendu par le monétarisme). Un excès de la demande par rapport à l'offre entraîne normalement une hausse des prix. Si, toutefois, le gouvernement maintient artificiellement les prix à un faible niveau, l'inflation sera contenue mais le surplus de demande restera, aboutissant à des pénuries, qui conduisent au rationnement, à l'apparition de marchés noirs . La demande insuffisante de devises d'un pays, sur les marchés des changes, peut être source d'inflation dans la mesure où le cours de ces devises diminue par rapport à celui des autres devises, ce qui contribue à augmenter les prix à l'importation, à réduire le prix des exportations et à développer par là même les dites exportations.
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