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Paganini, Niccolò

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Niccolò PaganiniNiccolò Paganini
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Présentation

Paganini, Niccolò (1782-1840), compositeur et violoniste italien, qui a renouvelé la technique de son instrument et s'est affirmé comme l'une des grandes personnalités romantiques.

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Un musicien prodige

Né à Gênes, Niccolò Paganini apprend les premiers rudiments du violon et de la mandoline avec son père. Il compose des Variations sur la Carmagnole dès 1790 et donne son premier concert à douze ans. L'audition du violoniste virtuose Frédéric Durant le marque alors profondément. En 1795, il part pour Parme afin d'étudier avec Giuseppe Antonio Rolla : ne pouvant que constater les extraordinaires dispositions de son élève, ce dernier lui conseille d'approfondir la composition avec Ferdinand Paër et Gasparo Ghiretti. Dès 1800, Paganini embrasse la carrière de concertiste, se produisant au sein de diverses formations orchestrales, comme celles de Livourne, de Modène, et Gênes. Violon solo de l'Orchestre national de Lucques, il décide de ne pas renouveler ce type d’engagement au terme d’une petite dizaine d’années, en 1809.

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Une brillantissime carrière européenne

Dès lors, la carrière de Paganini s'organise en tournées indépendantes qui font naître sa légende, fondée sur une étonnante virtuosité, un physique démoniaque et un charme ravageur : Milan (1813) puis toute l'Italie, Vienne (1828), Berlin (1829) puis l'Allemagne à Francfort, Mannheim, Leipzig, enfin Paris (1831), Londres et la Grande-Bretagne (1831-1833). Ses joutes avec des violonistes rivaux tournent toujours à son avantage (contre Charles Philippe Lafont en 1816 et Karol Józef Lipinski en 1818) et l'Europe entière lui réserve un accueil triomphal. Ses prestations, placées sous le signe de la ferveur et de l'envoûtement, génèrent parfois des crises d'hystérie ou de stupeur et lui ouvrent les cours et les cœurs des puissants de son temps. Couvert d'honneurs, il se retire à Parme alors que sa santé décline, à partir de 1834. Paganini ne donne alors plus que de rares concerts avant de s'éteindre auprès de son fils, à Nice, le 27 mai 1840.

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Un rayonnement considérable

La phénoménale virtuosité dont fait montre Paganini de son temps impressionne et influence de nombreux compositeurs et interprètes de l’époque comme Franz Schubert, Frédéric Chopin, Robert Schumann, Hector Berlioz ou encore Franz Liszt. Composant lui-même les œuvres qui mettent en valeur sa technique, Paganini laisse un brillant catalogue dont les Vingt-quatre Caprices pour violon (1805) sont sans doute le plus beau fleuron. En accord avec le goût romantique pour la prouesse, il se prête sur scène à des prestations périlleuses (corde ou archet cassés) dont il se tire avec génie. Il fait considérablement évoluer la technique de son instrument qui peut désormais rivaliser avec le piano dans l'expression de la démesure romantique : il accorde la corde de la un demi-ton plus haut, hausse la corde de sol d'une tierce mineure, ou encore joue sa « Danse des sorcières » (le Streghe, 1813) sur une seule corde. Son jeu d'archet devient extrêmement complexe, mélangeant volontiers les notes arco et les notes pizzicato, variant les coups à l'infini et se jouant des difficultés liées à la rapidité (sautillé, staccato). Il utilise abondamment les doubles cordes et aussi les harmoniques simples et doubles, ce qui lui permet d'étendre considérablement le registre de chaque corde. Ses compositions traduisent toutes ce souci de la virtuosité, qui peut sembler futile (voir Ludwig Spohr) : outre ses Concertos pour violon (6 entre 1815 et 1830), ses variations sur des thèmes connus souvent extraits d'opéras à la mode (Variations sur un thème de la Cenerentola de Rossini [1818-1819], Variations sur la corde de sol, sur un thème de Moïse de Rossini [1818-1819]) et ses sonates (Primavera sonata, 1838), il inscrit également à son catalogue des quatuors incluant la guitare et la mandoline.

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