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Résultats avec Windows Live® Search Tiepolo, GiambattistaArticle
Plan de l'article
Présentation ; Années d’apprentissage et premières fresques ; Renommée italienne ; Apogée et commandes internationales
Tiepolo, Giambattista (1696-1770), peintre vénitien. L’art de Giambattista Tiepolo s'épanouit le plus souvent dans de grands décors baroques historiés, des cartouches en trompe l’œil et des effets de ciel, qui se conjuguent harmonieusement avec les volutes curvilignes de l'architecture rococo en vogue à cette époque. Son répertoire pictural privilégie les scènes bibliques, mythologiques ou littéraires (illustration des œuvres de l’Arioste ou du Tasse) au caractère inspiré, voire visionnaire. Essentiellement lyrique et allégorique, l’art de Tiepolo vise à émouvoir le spectateur et à le toucher par son élégance.
Né à Venise (Corte di San Domenico, dans le quartier de Castello), Giovanni Battista Tiepolo, dit Giambattista Tiepolo, apprend les rudiments de son art dans l'atelier de Gregorio Lazzarini (1655-1730). Cependant, l'artiste qui marque les débuts de sa carrière est son maître, le virtuose du clair-obscur Giambattista Piazzetta. En 1717, Tiepolo est reçu dans la corporation des peintres vénitiens puis épouse, deux ans plus tard, la sœur du peintre Francesco Guardi. Dès les années 1715-1716, il travaille à la fois pour le gouvernement de la République vénitienne et pour les vieilles familles patriciennes : notamment le Sacrifice d’Isaac (1724, lunette de l’église Santa Maria dei Dereletti, dite dell’Ospedaletto) et le Pouvoir de l’éloquence (v. 1724-1725, Palazzo Sandi).
Tiepolo réalise bientôt des commandes hors de la république de Venise : le Triomphe des arts (1731, Palazzo Archinto, Milan, œuvre détruite en 1943), l’Histoire de Scipion (1731, Palazzo Dugnani-Casati, Milan), la Force, la Tempérance, la Justice et la Vérité (1734, plafond de la villa du comte Nicolo Loschi près de Vicence) ou les fresques de la villa Cordellina à Montecchio Maggiore (1743-1744). Dès ses premières grandes fresques — et tout particulièrement celles de sa première commande importante, pour la galerie du palais de l'archevêché d'Udine (notamment le panneau central du plafond traitant du Sacrifice d’Isaac, 1725-1727) —, Tiepolo s'inscrit dans l’obédience de Paolo Véronèse, la maniera Paolesca. Cependant, s’il reprend dans son propre répertoire de nombreux sujets du maître, il reste indifférent au contenu historique sous-jacent, cultivant volontiers un langage pictural à l’aisance subtile et légère, et recourant à des canons purement décoratifs. Les fresques vénitiennes les plus originales de cette période — agrémentées des perspectives et des architectures en trompe l’œil du « quadraturiste » Girolamo Mengozzi-Colonna, avec lequel débute une longue collaboration — sont l’Apothéose de l’Amiral Vettor Pisani (1743, Palazzo Pisani-Moretta, sur le Grand Canal) et les décors du grand hall du Palazzo Labia (Bellérophon et Pégase ou le Banquet de Cléopâtre, 1746-1747) figurant des scènes inspirées de la vie d'Antoine et de Cléopâtre. L’un de ses chefs-d’œuvre est le plafond de la Scuola del Carmine à Venise, dominé en son centre par la Vierge du Carmel apparaissant à saint Simon Stock (1743). Date de la même époque l'Apothéose de la famille Barbaro (v. 1750), grand ovale réalisé pour le palais gothique des Barbaro sur le Campo San Vidal — actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.
Au cours des années 1750-1753, Tiepolo atteint le sommet de sa gloire. Il vit alors à la cour du prince-évêque de Würzburg, Karl Philipp von Greiffenklau, en Bavière. Il y peint des scènes historiques et mythologiques pour la résidence épiscopale, dont les plafonds de la salle impériale ou Kaisersall (Vie de Frédéric Barberousse, 1751-1753) et de l’escalier monumental (les Quatre Parties du monde, 1753).
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