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trombone, instrument de musique à vent de la famille des cuivres, à tuyau cylindrique (à l’instar de la trompette), muni d’une embouchure en entonnoir et d’un mécanisme à coulisse télescopique.
Le trombone apparaît vers 1400 sous le nom de sacquebute (de l’espagnol sacabuche, « tuyau que l’on tire »). Il est alors très apprécié des compositeurs, car son système à coulisse lui permet de jouer beaucoup plus de notes que n’importe quel autre instrument en cuivre ; les œuvres de musique religieuse des XVe et XVIe siècles comportent notamment fréquemment des solos de trombone accompagnés par l’orgue. Le trombone perd son rôle prédominant à la fin du XVIIe siècle, lorsque les autres cuivres commencent à pouvoir produire des gammes complètes ; il conserve néanmoins une place importante dans les petits orchestres ou les fanfares militaires qui se multiplient à la fin du XVIIIe siècle. Les compositeurs classiques utilisent, quant à eux, un trombone basse accordé en fa. Le Don Giovanni (1787) de Mozart et la Cinquième Symphonie (1808) de Beethoven, par exemple, comptent parmi les premières œuvres à recourir à ce type d’instrument qui ne s’est imposé réellement dans l’orchestre qu’à partir de 1850. Dès 1800, des trombones à pistons sont par ailleurs expérimentés, mais leur sonorité étant médiocre, ils sont rapidement abandonnés. Instrument de rythme et d’harmonie dans un premier temps, intégré par la suite à la section des cuivres dans les grands orchestres de jazz, le trombone à coulisse est progressivement devenu un instrument soliste à part entière, grâce notamment à l’apport des premiers grands techniciens qui s’étaient manifestés à la fin des années vingt. Toutefois c’est J. J. Johnson, véritable incarnation du trombone moderne, qui a conféré à cet instrument, trente ans plus tard, une importance au moins égale à celle de la trompette.
Lorsque sa coulisse est fermée, un trombone ténor en si bémol a pour son de base le troisième si bémol au-dessous du do fondamental (autrement dit trois octaves en dessous du do), et il produit les notes dans l’échelle harmonique de ce si bémol, à l’instar d’un clairon ou d’une trompette sans piston (voir intervalle musique). La coulisse peut prendre, outre cette position fermée, six positions successives en ouverture, permettant ainsi des effets de glissando et donnant une échelle chromatique plus basse à chaque position (séparées les unes des autres par un demi-ton), du second mi au-dessous du do fondamental au si bémol au-dessus, avec quatre sons de base supplémentaires (si bémol, la, la bémol, sol) ; les autres sons de base, qui atteignent mi grave, sont difficiles à exécuter.
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