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Résultats avec Windows Live® Search guerre de 1812Article
Plan de l'article
Présentation ; Origines du conflit ; La marche à la guerre ; La guerre anglo-américaine ; Des négociations de paix au traité de Gand
guerre de 1812 ou guerre anglo-américaine, voire (comme elle est parfois appelée aux États-Unis) seconde guerre de l’Indépendance américaine, conflit qui a opposé, entre juin 1812 et décembre 1814, les États-Unis d’Amérique au Royaume-Uni (notamment ses colonies nord-américaines du Canada) ainsi qu’à la coalition des Premières Nations amérindiennes.
Au cours des guerres des coalitions européennes (1792-1815) contre la France révolutionnaire puis napoléonienne, la France et le Royaume-Uni violent tous deux régulièrement les droits maritimes des puissances neutres. La jeune nation américaine est l’une des principales victimes de ces abus. En effet, bien que jouissant du droit international de neutralité, les États-Unis sont pénalisés par ce conflit lointain ; ainsi, leur commerce avec l’Europe est pris en étau, entre les « Ordres en conseil » émis par le gouvernement britannique (1807) — saisie de tout vaisseau à destination de l’Europe qui n’a pas au préalable obtenu de licence dans un port britannique — et le Blocus continental français contre le Royaume-Uni, dont l’une des mesures est la confiscation des navires qui ont fait halte en Grande-Bretagne (résolutions de Berlin en 1806, et de Milan en 1807). Au nom de ces politiques respectives, les deux États belligérants capturent environ 1 500 vaisseaux américains entre 1803 et 1812. La réaction première du Congrès américain est de mettre en place un embargo total (Embargo Act, décembre 1807), bientôt remplacé par le seul arrêt des échanges commerciaux avec la France et le Royaume-Uni (Non-Intercourse Act, 1809). Au final, ces législations faisant essentiellement du tort à l’économie américaine, le commerce américain est rouvert avec toutes les nations (Macon’s Bill N° 2, 1810) ; cette dernière règlementation stipule néanmoins que si l’un des deux belligérants abroge son blocus, les États-Unis se verront dans l’obligation d’imposer un embargo contre l’autre.
De surcroît, toujours sur les mers, les États-Unis sont confrontés (depuis la naissance de la nation) à la pratique coercitive des officiers de la marine britannique qui, soupçonnant de désertion les matelots navigant sous pavillon américain, font pression sur ces derniers (bien incapables de prouver leur récente nationalité américaine) pour les enrôler de force dans la Royal Navy (impressment). Sur ce sujet, les relations entre les deux nations atteignent leur point de rupture en juin 1807, lorsque le Leopard (navire britannique), sous prétexte de s’emparer de quatre « déserteurs » britanniques, ouvre le feu sur le Chesapeake (frégate américaine) ; trois matelots meurent dans la canonnade, dix-huit autres sont blessés et les « déserteurs » sont enlevés. L’incident soulève l’opinion publique aux États-Unis.
Enfin, au cœur même du continent américain, une autre tension entre États-Unis et Royaume-Uni voit progressivement le jour : la marche vers l’ouest des Américains commence timidement, et elle se heurte à la fois à la résistance des Amérindiens d’Amérique du Nord — confédérés derrière Tecumseh, le chef des Shawnees — et à celle des colons de la Couronne britannique — en particulier sur les terres canadiennes.
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