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Présentation ; Période anglaise ; Première période américaine ; Retour à Londres ; Deuxième période américaine ; L'apogée ; Les dernières œuvres
Hitchcock, sir Alfred (1899-1980), réalisateur anglais, puis américain. Né à Londres, Alfred Hitchcock fréquente le collège jésuite Saint-Ignace et poursuit des études d'ingénieur avant de débuter dans le cinéma comme dessinateur et rédacteur d’intertitres. Il tourne son premier film, Number Thirteen (1922), à vingt-trois ans, mais le laisse inachevé. Il aborde ensuite diverses professions au sein du septième art et se rend en Allemagne pour rejoindre l'UFA (Universum Film Aktien, société allemande de production et de distribution) et s’initier aux méthodes des réalisateurs.
Ses premiers films muets abordent tous les genres. Ce sont The Pleasure Garden (1925), The Mountain Eagle (1926), les Cheveux d'or (The Lodger, 1926), qui lui vaut une réputation de génie précoce parmi les critiques de cinéma britanniques, Downhill (1927), Easy Virtue (1927), le Masque de cuir (The Ring, 1927), Laquelle des trois (The Farmer's Wife, 1928), À l'américaine (Champagne, 1928) et The Manxman (1929). Ces œuvres de jeunesse révèlent déjà l'originalité du style et la cohérence de la thématique, qui sont les traits les plus saillants de l’œuvre futur de Hitchcock. Il signe ensuite le premier film parlant anglais, Chantage (Blackmail, 1929), qui est aussi son premier film à suspense, puis traverse une période d'hésitation au cours de laquelle il réalise des films musicaux comme Premier Musical Anglais (Elstree Calling, 1930) et Waltzes from Vienna (1933) et des adaptations de pièces de théâtre à succès comme Juno and the Peacock (1930), d'après Sean O'Casey et The Skin Game (1931), d'après John Galsworthy. Il se distingue à la même époque par les audaces visuelles de Murder (1930), Rich and Strange (1932) et Number Seventeen (1932), qui font apparaître l’un de ses leitmotive, les épreuves traversées par un couple en crise ou en formation. Avec l'Homme qui en savait trop (The Man Who Knew too Much, 1934), il trouve son terrain de prédilection, le film d'espionnage dans l'esprit des romans de John Buchan, auteur qu'il adapte d'ailleurs aussitôt après avec les Trente-Neuf Marches (The Thirty-Nine Steps, 1935), film inaugural d‘une longue série d'œuvres mettant en scène un homme injustement accusé de meurtre. Quatre de l'espionnage (The Secret Agent, 1936), Agent secret (Sabotage, 1936), Young and Innocent (1937) et Une femme disparaît (The Lady Vanishes, 1938) marquent le perfectionnement de son style d’écriture cinématographique, qui atteint à l’issue de cette période anglaise des sommets de raffinement et d’efficacité. Alfred Hitchcock devient alors « le roi du suspense » et, après avoir réalisé la Taverne de la Jamaïque (Jamaica Inn, 1939), part pour les États-Unis à la demande du célèbre producteur David O. Selznick.
Son premier film américain, Rebecca (1940) obtient l'oscar du meilleur film. Hitchcock enchaîne avec un film d'espionnage antinazi d'une inventivité visuelle permanente, Correspondant 17 (Foreign Correspondent, 1940) ; puis s'essaie à la comédie avec Joies matrimoniales (Mr. and Mrs. Smith, 1941), avant de réaliser son premier film à suspense américain, Soupçons (Suspicion, 1941), qui marque le début de sa collaboration avec Cary Grant. Après un nouveau film d'espionnage, la Cinquième colonne (Saboteur, 1942), à la fin duquel il cisèle une scène spectaculaire sur la statue de la Liberté, il revient au suspense avec l'Ombre d'un doute (Shadow of a Doubt, 1943) et tient le pari de tourner un film qui se déroule entièrement sur un canot de sauvetage, Lifeboat (1943). Il signe ensuite deux films militants sur la résistance française, produits par le gouvernement britannique, Bon voyage (1944) et Aventure malgache (1944), puis aborde la psychanalyse pour laquelle il éprouve un profond intérêt personnel dans la Maison du Dr Edwardes (Spellbound, 1945), son premier film avec Ingrid Bergman. Il retrouve cette dernière et Cary Grant pour un très beau suspense mélodramatique, les Enchaînés (Notorious, 1946), puis tourne sans grande conviction le Procès Paradine (The Paradine Case, 1947). Il explore ensuite les possibilités offertes par le plan-séquence dans la Corde (The Rope, 1948), tournage pendant lequel il entame sa collaboration avec James Stewart.
Hitchcock retrouve les studios anglais pour un admirable mélodrame en costumes avec Ingrid Bergman, les Amants du Capricorne (Under Capricorn, 1949) et y tourne également un film policier avec Marlène Dietrich, le Grand Alibi (Stage Fright, 1950).
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