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Vienne, congrès de

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Isabey, la Table du Congrès de VienneIsabey, la Table du Congrès de Vienne
Plan de l'article
4.2. 3

L’extension des territoires prussiens

La Prusse obtient la Posnanie, la moitié nord de la Saxe, une grande partie des provinces de Rhénanie et de Westphalie, enfin une partie de la Poméranie. Si le duché de Hanovre est agrandi et érigé en royaume et que le duché du Schleswig est incorporé au Danemark, la Prusse renforce son aura sur les États allemands.

4.2. 4

Le bloc autrichien

Enfin, selon les vœux de Metternich, l'Autriche recouvre la plupart de ses territoires perdus et, en compensation de l’indépendance hollandaise, reçoit quelques enclaves allemandes et terres italiennes (Lombardie, Vénétie), ainsi que le territoire de la Dalmatie, jusqu’alors propriété de Venise. Elle s’assure ainsi une position dominante en Italie grâce à ses possessions, alliances et protectorats ; de plus, elle constitue un bloc homogène transalpin qui, ajouté à la présidence de la nouvelle Confédération germanique, lui permet de dominer l’Europe centrale et méridionale.

4.3

Création d’une Confédération germanique

Les avantages consentis à la zone allemande entrent dans le dispositif visant le démembrement de l’Empire napoléonien : sous la présidence de l'empereur d'Autriche, une confédération d’États — la Confédération germanique — regroupe trente-quatre États souverains et quatre villes libres. C’est un premier pas vers l’idéal de l’unification allemande.

5

Conséquences et inconséquences de Vienne

Si le congrès prend également la décision importante de condamner la traite des Noirs et qu’il accorde la liberté de navigation sur les fleuves traversant plusieurs États ou constituant une frontière politique, son principal souci a donc bien été un vaste rééquilibrage des nations et empires européens. Mais ce redécoupage, qui assure la paix continentale à la vieille Europe absolutiste pendant près de quarante ans, nourrit en son sein sa propre dégénérescence. En effet, toutes les tractations se font au détriment et au mépris du droit des nationalités ou des confessions. Ainsi en va-t-il du Schleswig intégré de force au Danemark, de la soumission des catholiques belges à un souverain hollandais protestant ; ainsi en va-t-il également du partage italien et de l’émiettement allemand.

Dès 1823-1824, les intérêts divergents des grandes puissances montrent le caractère artificiel du découpage de 1815, contre lequel les révolutionnaires et les nationalistes de toute l’Europe, mais aussi Napoléon III, ne cessent bientôt de lutter, jusqu’à favoriser un nouvel éclatement de l’Europe et la redistribution des nationalités à la fin du xixe siècle, lors de l’autre grande conférence diplomatique du siècle, le congrès de Berlin de 1878.

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