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Secrétariat des Nations unies

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Kofi Annan, discours d’investitureKofi Annan, discours d’investiture
Plan de l'article
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Présentation

Secrétariat des Nations unies, organe administratif composé du secrétaire général et du personnel que l'Organisation peut requérir, ainsi que le prévoit la charte de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Le secrétariat est organisé en plusieurs départements, qui traitent respectivement des affaires politiques, juridiques, financières, économiques, de la communication avec le public et des rapports avec le Conseil de sécurité.

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Attributions et missions du secrétaire général

Le secrétaire général est nommé pour cinq ans par l'Assemblée générale, sur recommandation du Conseil de sécurité ; il doit notamment faire l’unanimité parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie). Aux termes de la charte des Nations unies, il est « le plus haut fonctionnaire de l’Organisation » ; aux yeux de la communauté internationale, il est l’emblème même des Nations unies. Comme le stipule l’article 99 de la charte, il peut attirer l’attention du Conseil de sécurité sur tout sujet qui pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Cette disposition confère au secrétaire général, depuis les débuts de l’Organisation, un pouvoir d’autorité exécutive, dont l’exercice a notamment provoqué des tensions entre l’Union soviétique et les deux premiers détenteurs du poste. La charte lui demande également de remplir « toute autre fonction » dont il serait chargé par le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale et les autres organes principaux de l’ONU, une disposition qui lui garantit une marge de manœuvre considérable. En outre, l’un des rôles essentiels du secrétaire général concerne l’usage de ses « bons offices » dans l’intérêt de la diplomatie préventive, et l’influence qui en découle sur le déroulement des questions internationales.

Le secrétaire général nomme le personnel des Nations unies en tenant compte de critères de compétences et de critères de nationalité, afin d’assurer une représentation géographique équilibrée des différents États membres au sein du secrétariat. Les fonctionnaires de l'ONU ne sont responsables que devant l’Organisation ; ils ne peuvent ni solliciter ni accepter d’instructions d’aucun gouvernement, ni d’aucune autorité extérieure à l’Organisation.

L’Assemblée générale a adopté en 1977 une résolution permettant au secrétaire général de nommer un adjoint, disposant du titre de directeur général pour le développement économique et la coopération économique internationale. Le directeur général est chargé de coordonner les actions des agences des Nations unies intervenant dans les domaines économiques et sociaux.

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Les secrétaires généraux successifs

Depuis 1946, trois Européens, un Asiatique, un Sud-Américain et deux Africains se sont succédé à la tête du secrétariat des Nations unies. En fonction de leur personnalité et de la situation géopolitique, ils ont réussi avec plus ou moins de succès à incarner la volonté de la communauté internationale et à promouvoir les missions de l’ONU, notamment de maintien de la paix.

Élu en 1946, le Norvégien Trygve Lie est le premier secrétaire général ; en conflit avec les Soviétiques sur la question de l’intervention de l’ONU en Corée, il démissionne en 1952.

Le Suédois Dag Hammarskjöld lui succède en 1953 ; il est réélu cinq ans plus tard. Son action est également mise en cause par l'Union soviétique, notamment lors de la crise du Congo, entre 1960 et 1961. Décédé dans un accident d'avion survenu au Congo le 17 septembre 1961, il reçoit le prix Nobel de la paix à titre posthume quelques mois après sa mort, pour son action en faveur du renforcement de l’Organisation.

Le 3 novembre, l’Assemblée générale nomme le Birman U Thant secrétaire général intérimaire, puis le confirme dans cette fonction ; réélu en 1966, il se distingue par son intégrité et son talent de négociateur. À l’expiration de son mandat en 1971, il est remplacé par l’Autrichien Kurt Waldheim, réélu en 1976.

En 1982, le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar lui succède. Au terme de deux mandats, il refuse, malgré de nombreuses sollicitations, d’être reconduit dans ses fonctions pour cinq ans. Il est particulièrement actif comme médiateur dans certaines crises internationales et supervise de nombreuses opérations d’assistance humanitaire, notamment celles qui suivent les tremblements de terre du Guatemala et du Nicaragua.

Nommé secrétaire général en 1992, l’Égyptien Boutros Boutros Ghali reproche au Conseil de sécurité de se préoccuper davantage des problèmes des pays industrialisés que de ceux des pays pauvres, en comparant l’attention portée aux crises yougoslave et somalienne. Les États-Unis, mécontents de la manière dont est conduite la réforme de l’ONU, opposent alors leur veto à sa réélection, et c’est le Ghanéen Kofi Annan qui lui succède en 1996, malgré les efforts de la France, qui entend faire élire un candidat d’origine francophone.

Kofi Annan est réélu en 2001 pour un second mandat de cinq ans, son élection ayant été avancée de plusieurs mois en signe de reconnaissance pour l’excellence de son action. Son « travail en faveur d’un monde mieux organisé et plus pacifique » est récompensé en octobre 2001 par le prix Nobel de la paix, conjointement décerné à l’ONU.

Le 9 octobre 2006, le Conseil de sécurité lui choisit comme successeur le diplomate sud-coréen Ban Ki-moon ; le 13 octobre suivant, l’Assemblée générale des Nations unies entérine ce choix par acclamation.

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