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Plan de l'article
Le ballet est né dans les cours de la Renaissance, avant de devenir, à la fin du xviie siècle, une discipline essentiellement professionnelle. Il est resté depuis un art de premier plan dans la culture occidentale, malgré l’évolution du style et de la thématique. Au tournant du xxe siècle, les danseuses américaines Isadora Duncan et Ruth Saint Denis se rebellent contre l’académisme. En Europe, l’éducateur suisse Émile Jaques-Dalcroze, le danseur hongrois Rudolf von Laban, ainsi que la danseuse allemande Mary Wigman expérimentent eux aussi de nouvelles formes d’expression. Ces pionniers de la danse moderne ouvrent la voie à un important développement de la danse.
Les danses folkloriques font appel à la participation des membres d’une communauté ; elles ont, en général, un caractère traditionnel. Bien que difficile à définir précisément, ce terme désigne essentiellement des danses nées dans des sociétés agricoles, aux fonctions laïques mais aussi parfois rituelles ; il arrive qu’elles coexistent chez le même peuple avec une autre forme de danse, artistique. Ce sont par exemple le kolo, dansé dans les Balkans, la morris dance britannique, la square dance américaine (sorte de quadrille), la danse du sabre et ses diverses variantes, ou encore les danses tournoyant autour d’un arbre de mai. Les danses folkloriques sont habituellement collectives et se transmettent de génération en génération. Pourtant, certaines ne sont pas traditionnelles : il en existe ainsi, en Israël, qui ont été chorégraphiées au xxe siècle, dans le style des danses folkloriques européennes et avec les mêmes fonctions (voir Hora). Aujourd’hui, des danses folkloriques, dites aussi « de caractère », sont souvent adaptées pour être présentées en spectacles.
Les danses de société sont des danses récréatives surtout répandues dans les sociétés industrialisées. Lorsqu’elles font partie des danses de participation, elles sont relativement faciles à apprendre. Créées par une culture populaire et non par un chorégraphe, elles demeurent proches des danses folkloriques. Elles s’en différencient, en revanche, par leur caractère éphémère et par le fait que nombre d’entre elles se dansent en couple. Les danses que pratique la noblesse au Moyen Âge, à la Renaissance et à l’époque baroque dérivent de danses populaires. À la fin du xviiie et au xixe siècle, avec l’ascendance de la bourgeoisie, elles sortent de ce cadre aristocratique pour devenir danses de bal, répandues tant en Europe qu’en Amérique du Nord. La valse et la polka par exemple, d’origine paysanne, deviennent comme d’autres des danses de salon. Aux États-Unis, les apports des populations immigrées de diverses origines donnent naissance, en se conjuguant, à de nouvelles formes de danses populaires, comme la square dance et les claquettes. Des danses de bal inédites, popularisées par les danseurs américains Irene et Vernon Castle à la veille de la Première Guerre mondiale, déferlent à travers l’Amérique et l’Europe. Le fox-trot, et des rythmes latino-américains comme le tango, la rumba et le cha-cha-cha connaissent une grande popularité. Les mouvements et rythmes syncopés des danses afro-américaines font aussi leur entrée dans les bals populaires, avec, autour de 1900, le cakewalk puis le charleston dans les années 1920. Dans les années 1950, le rock and roll, issu du be-bop, conquiert la première place. À partir des années 1960 et à la suite du twist, de nouvelles danses caractérisées par une absence de contact entre partenaires appaissent. Le milieu des années 1980 voit naître parmi les jeunes des quartiers populaires la break-dance. Ce style extrêmement acrobatique, pratiqué en solo au sein d’un groupe, se danse au son du hip-hop, musique électronique à la lourde cadence.
L’invention au xxe siècle de nouvelles danses de salon ainsi que l’évolution du ballet et de la danse moderne stimulent le développement des comédies musicales, sur scène comme au cinéma. À Hollywood, le chorégraphe américain Busby Berkeley crée des numéros de danse de groupe très élaborés, tandis que les danseurs Fred Astaire et Ginger Rogers marient danses de salon et claquettes. L’exemple des danses effrénées d’Oklahoma ! (1943), de la chorégraphe américaine Agnes de Mille, encourage d’autres créateurs à donner une plus large place à la danse dans leurs comédies musicales. Ainsi, dans West Side Story (1957), chorégraphié par l’Américain Jerome Robbins, c’est la danse qui, pour la première fois, exprime une partie majeure de l’argument. Au cours des années 1970, elle prend encore plus d’importance dans les spectacles joués à Broadway, tels que A chorus line (1975) et Dancin’ (1978). Voir aussi jazz (danse).
En Asie, art dramatique, musique et danse demeurent étroitement liés. Les danses asiatiques s’appuient généralement sur une gestuelle symbolique ; elles utilisent également des masques, des maquillages sophistiqués et des costumes somptueux, pour relater des histoires souvent fondées sur des événements historiques, des mythes ou des légendes. Il n’est pas rare que les représentations durent plusieurs heures. Voir aussi théâtre d’Asie du Sud-Est. En Inde, les danses traditionnelles, qui avaient presque disparu avec la colonisation, ont été ressuscitées à l’aide de manuscrits anciens et grâce aux sculptures des temples représentant les différentes positions. Le théâtre dansé et les danses en solo s’inspirent de récits épiques hindous, traduits par un ensemble de gestes symboliques appelés mudra. De nombreuses danses populaires indiennes présentent des traits communs avec leurs sœurs classiques, plus raffinées. Voir aussi danses traditionnelles indiennes. Le Japon est riche en danses folkloriques, souvent de caractère religieux. Il existe dans ce pays deux genres majeurs de théâtre dansé, le nô et le kabuki. Le nō, né il y a environ six cents ans, est un opéra-ballet au rythme très lent, profondément empreint de significations symboliques. Le kabuki, apparu au xviie siècle, est plus populaire. Voir aussi musique japonaise ; théâtre japonais. En Chine, l’opéra de Pékin est le genre de théâtre dansé le plus célèbre. Issu, au cours du xixe siècle, de formes plus anciennes d’opéra chinois, il se caractérise par des acrobaties spectaculaires qui font partie intégrante de l’action théâtrale. Dans les années 1950, le gouvernement commença à promouvoir des spectacles inspirés du ballet européen et mettant en scène des thèmes relatifs à la situation politique et sociale de la Chine contemporaine. Voir aussi opéra chinois. En Indonésie, surtout à Java, des danses de cour raffinées, exécutées par des danseuses particulièrement gracieuses, divertissaient les monarques. Ces artistes vivaient à la cour et ne se produisaient pas ailleurs. À Bali, des représentations masquées, où figurent des rois et des clowns, ainsi que des danses guerrières ou évoquant la possession par les esprits, animent toujours la vie des villages. Voir aussi danses indonésiennes.
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