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Commonwealth

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Pays membres du CommonwealthPays membres du Commonwealth
Plan de l'article
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Présentation

Commonwealth (ou Commonwealth of Nations), association librement consentie d’États souverains indépendants issus de l’Empire colonial britannique (anciens dominions, protectorats et colonies).

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Histoire

Le Commonwealth naît au lendemain de la Première Guerre mondiale. Tandis que la Grande-Bretagne, appauvrie par le coût de la guerre, ne peut plus faire face aux besoins d’un empire largement surdimensionné, les revendications d’autonomie des dominions s’intensifient. L’« association des communautés autonomes composée de la Grande-Bretagne et de ses dominions » est définie lors de la conférence impériale de 1926. Elle est officialisée en 1931 par le statut de Westminster, qui consacre la fin de l’Empire et la naissance du British Commonwealth of Nations (« Communauté britannique de nations »). Celui-ci réunit les anciens dominions devenus indépendants et librement placés sous allégeance à la Couronne britannique, le souverain britannique restant le symbole de leur unité.

La Seconde Guerre mondiale achève de briser l’Empire britannique. Le Commonwealth moderne naît en 1949, après l’indépendance de l’Inde (1947), qui crée un précédent en devenant une république tout en demeurant au sein du Commonwealth. L’adjectif « britannique » disparaît alors de l’intitulé de l’organisation, qui devient le Commonwealth of Nations. Le souverain britannique, qui n’est plus nécessairement le chef d’État des pays membres, demeure le chef du Commonwealth et continue de symboliser l’association entre les États.

L’organisation, qui compte 10 membres en 1950, s’élargit rapidement dans les années 1960 à la faveur de la décolonisation, et s’affirme multiethnique et multilinguistique. En 2004, elle réunit 53 membres, soit plus de 25 p. 100 de la population mondiale.

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Organisation

Fondé sur une solidarité de civilisation, le Commonwealth n’est doté d’aucun organe politique. Tous les deux ans, des sommets réunissent les chefs de gouvernement des États membres, qui se concertent sur les grandes questions politiques, économiques et sociales communes. Les pays membres échangent des hauts commissaires dont le statut est équivalent à celui des ambassadeurs. Le secrétariat au Commonwealth, instauré en 1965, sert d’organe de transmission des informations générales aux pays membres et assiste les différentes agences existantes dans la promotion de la coopération au sein du Commonwealth. Les relations entre la Grande-Bretagne et les autres pays membres du Commonwealth sont assurées par le Foreign and Commonwealth Office (Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth), basé à Londres, et par le ministère des Affaires étrangères de chacune des nations.

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Principes

Si le Commonwealth ne dispose pas d’une Constitution, il repose sur un socle de principes définis dans une déclaration adoptée en 1971 à Singapour. Selon ces principes, les États membres doivent favoriser la paix et l’ordre dans le monde en appui à l’action de l’ONU, promouvoir des institutions représentatives et des garanties juridiques de liberté individuelle, reconnaître l'égalité des races, la nécessité de combattre la discrimination et l’oppression raciales et, enfin, s’appliquer à mieux répartir les richesses dans la société.

Si, dans les années 1970-1980, les divergences sur les relations Nord-Sud et la question de l’apartheid en Afrique du Sud (qui se retire du Commonwealth en 1931) créent des dissensions et limitent les actions communes, la déclaration de Harare apporte un souffle nouveau à l’organisation en mettant l’accent sur les droits de la personne, la démocratisation et la bonne gouvernance. Cette orientation est renforcée par la réadmission de l’Afrique du Sud en 1994, à la suite de la mise en place d’un gouvernement multiracial.

Le non-respect des principes du Commonwealth peut entraîner la suspension d’un État membre. Ainsi, le Nigeria est suspendu en 1995 pour cause de dictature militaire, avant d’être réintégré en 1999 après la tenue d’élections démocratiques. De même, le Zimbabwe, suspendu en 2002 pour une période indéterminée après une élection présidentielle contestée, décide de quitter l’organisation en 2003.

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