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Togo

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Togo : drapeau et hymneTogo : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.5

Institutions et vie politique

À l’indépendance, en 1960, le Togo se dote d’une Constitution prévoyant le multipartisme, mais une vie politique mouvementée marquée par deux coups d’État militaires ouvre la voie au régime de parti unique, consacré par la Constitution de 1980. À partir de 1990, le Togo s’achemine vers un multipartisme fortement encadré. Le 27 septembre 1992, une nouvelle Constitution, instituant la IVe République et autorisant le multipartisme, est adoptée par référendum. Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République et le pouvoir législatif par une Assemblée nationale composée de 81 membres. Toutefois, dès les premiers mois de 1993, le mouvement démocratique subit une répression sanglante. Le scrutin présidentiel d’août 1993, boycotté par l’opposition et marqué par une abstention de 60 p. 100, confirme à la présidence de la République togolaise le général Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 1967.

La transition démocratique s’avère laborieuse tandis que le président Eyadéma est réélu en 1998 lors d’un scrutin entaché de nombreuses irrégularités, et que son parti, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), domine très largement la scène politique nationale. En dépit d’un accord-cadre signé à Lomé en juillet 1999 entre le gouvernement et l’opposition, la situation demeure bloquée. Après la victoire écrasante du RPT lors des élections législatives d’octobre 2002, boycottées par l’opposition traditionnelle et marquées par de nombreuses violences et irrégularités, le président Eyadéma fait amender la Constitution, qui, en l’état, ne lui permet pas de briguer un troisième mandat. Il est réélu en juin 2003 avec 57,79 p. 100 des suffrages.

4

Économie

4.1

Généralités

En 2005, le produit intérieur brut (PIB) était de 2,20 milliard de dollars, soit un revenu annuel de 358,50 dollars par habitant. Les deux tiers de la population vivent de l’agriculture (cultures vivrières majoritaires), secteur qui représente un tiers du PIB. Le gouvernement s’emploie à diversifier les cultures de rapport pour pallier l’instabilité des cours mondiaux, le coton représentant un quart des exportations totales du pays. Les ressources minières (phosphates) constituent l’autre pilier du commerce extérieur. Les zones franches, créées en 1989, n’ont pas généré le vingtième des emplois prévus, malgré un taux horaire comptant parmi les plus bas du monde.

Après une très longue grève générale, se prolongeant de la fin de l’année 1992 aux premiers mois de 1993, à la suite des massacres de civils par l’armée togolaise, l’aide internationale a diminué — l’aide de l’Union européenne a notamment été suspendue. La dévaluation du franc CFA, en janvier 1994, a engendré une très forte inflation (supérieure à 40 p. 100) qui a été jugulée. Le taux de croissance du PIB s’élève à 2,80 p. 100 pour la période 2005, tandis que l’économie informelle domine encore le pays.

4.2

Agriculture

Le quart de la superficie du Togo est cultivé. Pourtant, ce chiffre couvre des réalités très diverses ; il prend en compte aussi bien le petit champ de mil de la savane septentrionale que la parcelle de terre argileuse du Sud plantée en maïs ou en patate douce ; les statistiques oublient également que le petit fonctionnaire est souvent un agriculteur qui cultive ses ignames et pêche dans la lagune. La plus grande partie de la production agroalimentaire provient de modestes exploitations et se compose de manioc (725 000 t), d’igname, de maïs (485 000 t), de sorgho (180 000 t), de riz (68 100 t), d’arachide (33 000 t) et de plantain. Les principaux produits agricoles d’exportation, essentiellement cultivés dans le Centre et le Sud, sont le cacao (50 000 t), le café (13 500 t), le coton (185 000 t), ainsi que l’huile de palme et l’arachide.

L’élevage est prépondérant dans le Nord. En 2005, le pays comptait 1,8 million d’ovins, 1,5 million de caprins, 320 000 porcs et 280 000 bovins. Les prises de la pêche se chiffraient à 29 538 t.

4.3

Gisements miniers et produits manufacturés

Le Togo est l’un des premiers producteurs mondiaux de phosphates, principale ressource minière du pays (gisement de Hahoté et Akopané près du lac Togo). La production annuelle de phosphates qui s’élève à 3,5 millions de tonnes de concentré d’excellente qualité à la fin des années 1980 tombe à 400 000 t en 2004 du fait des problèmes politiques et des grèves en découlant. Une raffinerie de pétrole est installée à Lomé. Le Togo produit des diamants en petite quantité et exporte du marbre brut provenant du gisement de Gnaoulou au nord de Notsé. Les principaux produits manufacturés sont le ciment, la farine de manioc, l’huile de palme, les boissons et le savon dans la région méridionale, les textiles de coton dans le centre (usine de Dadja près d’Atakpamé).

4.4

Commerce extérieur

Le commerce extérieur, habituellement déficitaire, a encore pâti de l’effondrement de production des phosphates et de la dévaluation du franc CFA qui a surenchéri les importations. En 2004, les exportations annuelles se chiffrent à 384 millions de dollars, contre 548 millions pour les importations. Les phosphates (environ 50 p. 100 des recettes), le cacao, le café, le coton brut, le ciment, l’huile de palme, les noix de karité et les cœurs de palmier sont les principaux produits d’exportation. Quant à l’importation, elle consiste surtout en denrées agroalimentaires, textiles, machines, équipements électriques, matériaux de construction et équipements de transport. La France, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis sont ses premiers partenaires commerciaux. Comme partout en Afrique de l’Ouest, les pays du Sahel (en l’occurrence le Burkina et le Niger) envoient du bétail sur pied destiné aux villes de la côte.

Le pays dispose d’un réseau routier de 7 520 km, dont 32 p. 100 est bitumé. Une ligne de chemin de fer nord-sud relie le port de Lomé à Atakpamé au centre du pays, la zone cotonnière. Le projet jamais réalisé de la prolonger jusqu’à Niamey date de l’époque coloniale. Le Togo est en effet l’ouverture du Niger vers la mer ; il exporte par ses ports les produits pondéreux et stratégiques nigériens comme le minerai concentré d’uranium d’Arlit dans l’Aïr. C’est à partir du port de Kpémé que sont expédiées par un wharf les cargaisons de phosphates. Un aéroport international est situé à proximité de Lomé.

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Histoire

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