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Plan de l'article
Jérusalem, en hébreu Yerûshâlâyîm et en arabe al-Quds, ville du Proche-Orient, capitale déclarée d’Israël (non reconnue par la communauté internationale) et principale ville du pays, capitale de la Judée, située à 800 m d’altitude entre la mer Méditerranée et la mer Morte, à environ 93 km à l’est de Tel-Aviv-Jaffa. Centre administratif et religieux, la ville possède quelques industries, cantonnées dans ses faubourgs, et tire l’essentiel de ses recettes du tourisme, notamment des pèlerinages chrétiens ; en effet, ville sainte de trois religions, le judaïsme, le christianisme et l’islam, Jérusalem, dotée d’une atmosphère unique, est chargée d’histoire et de symboles.
La ville de Jérusalem s’est développée autour du noyau de la vieille ville, entourée de murailles percées de portes, vestiges des constructions ottomanes du xvie siècle, divisée en quartiers arménien, chrétien, juif et musulman. Le quartier chrétien, au nord-ouest, où se trouve la porte Neuve, est limitrophe de la porte de Jaffa, dans le quartier arménien au sud-ouest, et de la porte de Damas, dans le quartier musulman au nord. Dans le quartier musulman, partie nord-est de la vieille ville, se trouve la porte d’Hérode, la porte de Saint-Étienne et la porte Dorée, à l’est de laquelle se situent le mont des Oliviers et le jardin de Gethsémani. Le quartier juif, au sud-est, est fermé par la porte de Sion, qui ouvre sur le mont Sion et la tombe du roi David. Dans le même quartier se trouve la porte Double. La vieille ville représente pour les chrétiens le lieu sacré où Jésus-Christ vécut ses derniers jours sur Terre. Elle est sacrée pour les juifs en tant que symbole historique de la patrie juive et capitale du premier royaume juif. Elle l’est également pour les musulmans en tant que point de départ de l’ascension au ciel du prophète Mahomet. Tout autour de la vieille ville se trouve la ville nouvelle, qui s’est développée à partir du milieu du xixe siècle. Elle s’étend sur les collines environnantes jusqu’aux cités-jardins, puis au désert. Ses larges avenues et ses immeubles modernes d’habitations et de bureaux contrastent avec les ruelles étroites et les bâtiments souvent vétustes de la vieille ville. C’est dans cette partie moderne de la ville que se trouvent les bâtiments de la Knesset, le Parlement israélien et les ministères, et que se concentre l’essentiel de la population juive de Jérusalem.
Lieu de rencontre des trois principales religions monothéistes, Jérusalem possède un patrimoine artistique et architectural exceptionnel. Pour les juifs, c’est avant tout le Mur des Lamentations, unique vestige de la muraille ouest du grand Temple, construit par Hérode le Grand, qui donne à la ville sa valeur religieuse. Les fouilles archéologiques ont par ailleurs mis au jour plusieurs nécropoles juives et le tombeau de la famille d’Hérode. Pour les chrétiens ce sont des lieux tels que le mont des Oliviers, l’église du Saint-Sépulcre, bâtie au-dessus de la basilique du IVe siècle, elle-même érigée au-dessus de l’emplacement du tombeau traditionnel du Christ, le tombeau des Prophètes ou encore le tombeau de la Vierge Marie, qui font de Jérusalem un lieu saint. Pour les musulmans, ce sont le dôme du Rocher, également appelé mosquée d’Omar, bâti sur le mont Moriah, lieu supposé de l’ascension au ciel de Mahomet et la mosquée al-Aqsa, l’un des sanctuaires les plus sacrés de l’islam. La ville compte aussi la Citadelle, construction du xive siècle, occupant le site de la forteresse d’Hérode, des vestiges de l’époque romaine et, dans sa partie nouvelle, de nombreux sites intéressants : musée archéologique, musée d’Israël, musée islamique, l’université hébraïque (1918), de nombreuses synagogues, églises et mosquées.
Le site de Jérusalem fut habité dès la préhistoire. Les premiers habitants en furent chassés entre 5000 et 4000 av. J.-C., par un peuple appelé les Cananéens dans l’Ancien Testament. Les envahisseurs, un peuple de différentes composantes où les Jébuséens dominaient, tombèrent sous la domination égyptienne au XVe siècle av. J.-C., au cours des conquêtes du roi Thoutmosis III. Puis, en 1250 environ av. J.-C., les Hébreux commencèrent la conquête de Canaan. Pourtant, Jérusalem, abritée derrière de remarquables fortifications, ne tomba que deux cents ans plus tard, lorsque David s’en empara quelques années après avoir reçu l’onction et avoir été sacré roi d’Israël.
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